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DYSPNÉES DE CAUSE NERVEUSE

INévroses. Eréthisme neuro-cardiaque.

Asthme (certaines formes d').

Affections bulbaires.

\. — DYSPNÉES RESPIRATOIRES

Elles sont à l'ordinaire évidentes, le rapport de cause à elTet s'établissant le plus souvent de piano.

Tel est le cas des corps étrangers des voies respiratoires, des compressions et obstructions pharyngo-larynjro-trachéales (rhino-pharyngiles, végétations adénoïdes, diphtérie laryngée, tumeurs du larjTix. tumeurs et adénopathies cervicales), des bronchites et en particulier de> bronchites capillaires, des broncho-pneumonies, des congestions pulmonaires, des pneumonies, des pleurésies, des pleuro-pneumonies, etc., sur lesquels il nous paraît bien superflu d'insister.

Ces dyspnées pleuro-broncho-pulmonaires relèvent en somme d'un même mécanisme : suppression d'une partie plus ou moins étendue du champ hémalosiquc^ par compression (pleurésie, pneumothorax), par encombrement des bronches (l>ronchites), par encombrement des alvéoles (pneumonies et l^roncho-pneumonies;, par insuffisance des niouvenienls cosio-diaphragmatiques (emphysème, etc.;.

Les crises paroxystiques de dyspnée désignées communément sous le nom de crises d'asthme, dont l'origine peut être, comme nous l'allons

voir, si variée, ne se différencient pas sensiblement les unes des autres d'après leur origine ; les deux éléments essentiels et caractéristiques sont : un trouble pneumo-spasmodique, la d'jspnée paroxystique, — un trouble excilo-sécréloire. le catarrhe. Nous ne nous étendrons pas sur leur description. C'est dans la reclierrhe de la rause génératrice de l'état asthmalifornie ijue le tljéraj)eute devra déployer h» plus de sens clinique et f l'investigation patiente, car c'est de cette rech«Tche que dépend essenlit'llenient la thérapeutique curatrice. Aucunt^ recherche n'est plus délir;de, et si parfois il arrive de dépister du premier coup l'épine excitatrice, il faudra |>lus souvent une longue et iniinitieuse enquête pour y arriver, car <' tout est possible dans rasthnie, et même, en [)résence de certaines bizarreries, le scepticisme aurait tort x (Hrissaud .

Dans la pratique clinique on recherchera d'abord les six groupes de causes suivants, de beaucoup les j)lus fréquents Moncor-:é) : lo le neurt»arthritisme ; 2° les causes pulmonairt's ; 'A^ les causes cardio-artériorénales; 1" h»s causes gastru-héj)ato-intt'stinales ; T)» les causes toxi-infectieuses ; iV^ l'hyperexcitabilité nasale. On voit que c'est la pathologie presijui* entière (ju'il faufira parler en revue.

Mt^itionnons seulement à nouveau que h's atlertiuns broncho-pulmonaires chroniques — l'emphysème, l'asthme, les bronchites chroniques, en particuher — retentissent inévitablement sur le ccpur droit, et qu'à une période plus ou moins avancée la dyspnée est d'origine tant cardiaque que pulmonaire.

Rappelons d'autre part que maintes manifestations pulmonaires ne

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sont que l'expression symptomatique d'un état morbide général (urémie, a^ystolie), tels les congestions passives des bases pulmonaires, les œdèmes aigus et subaigus des poumons, maintes bronchites chroniques, maintes manifestations asthmatiformes. L'insuffisance cardio-rénale esl à l'origine il un 1res grand nombre de nianifeslalions respiratoires aiguës el chroniques. Pour toutes ces raisons l'étude séméiologique des dyspnées associées à une localisation respiratoire implique nécessairement l'examen attentif du système cardio-rénal, tant au point de vue diagnostique qu'au point de vue pronostitpie.

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