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HYPERTHEFMIE (FIÈVRE) [Febris, de 9«6o;xat,-l L trembler. J
En tliiii(|iie (Oiuiiiile, on tcnfcrd et s^ans inccnvc'nients les mot* « fièvre » eL « hyperpyrexie >», « hyperthermie\».
On dit donc qu'un sujet a de la « fièvre » quand il a d'une façon continue une température sujn*rieure à la normale.
Le rectum et le plancher buccal sont les lieux d'élection pour prendre la iempéralure dite centrale. Chez un adulte la température centrale normale est de 37^ à 37^,6, les oscillations physiologiques diurnes, écarts entre les températures minima (matinales) et maxima (vespérales), pouvant atteindre 5 à 6/10 de degré.
L'aisselle et le pli de Taine sont les lieux d'élection pour prendre la Iempéralure dile périphérique. Chez un adulte cette température périphérique normale est de 36<^,4 à 37^ avec des oscillations diurnes de 5 à 6/10 de degré. Il y a donc un écart moyen de 1/2 degré entre les températures centrale et, périphérique. Mais les causes d'erreur : sueurs, refroidissement périphérique, mauvaise application du thermomètre, sont beaucoup plus grandes à la ï»ériphérie.
On devra donc, toutes les fois que la chose sera possible, donner la préférence à la température centrale. A l'ordinaire les températures centrales, rectale et buccale sont identiques; parfois elles sont très différentes ; il faut bien savoir qu'une inflammation ou une congestion locale (rectite, hémorroïdes, hypertension portale, etc., etc.) peut donner lieu à une hypertherniie locale, ne s'accompagnant' pas de fièvre à proprement parler (j>as d'hyj)erpyrexie). Nous avons vu des malades considérés comme fébricitants et t enus au lit depuis des semaines, voire des mois, à cause d'une température lectale persistante voisine de 38°, et n'ayant à proprement parler aucune fièvre, ainsi que le démontraient ultérieurement la notation systématique et attentive de la température buccale absolument normale (37 à 37^,4), du pouls (GO à 72), et l'absence de tout symptôme morbide, avec cependant persistance d'une température rectale élevée voisine de 38*^. Dans tous ces cas on rencontrait de la rectite, des hémorroïdes, de l'hypertension portale, de la congestion du foie. Parfois l'introduction répétée, deux ou plusieurs fois par jour, du thermomètre, le contact de substtinces antiseptiques irritantes semblent être la cause efficiente de l'irritation locale.
D'une façon générale, comme on sait, ta fièvre est Vindice d*une infeciion. Cliniquement, 10 fois sur 20 on peut poser l'équation fi èvree= infection.
HYPERTHERMIE (FIÈVRE)
Il rcôlf loiitcfois un If'ger pourcentage de fièvres non infectieuses dont nous dirons quelques mots ultérieurement. Passer en revue toutes les i;atisi-s de fièvre serait donc faire la nomenclature fastidieuse de toutes les infeitions en y ajoutant quelques pyrexies non infectieuses,
Kii fait la solution du problème clinique est parfois évidente : l'érj'sîpèle, l'herpès, les lièvres éruptivcs, etc., « sautent aux yeux ", tôt ou tard,
D'auln-s fois la cauîe reste longtemps, sinon toujours, obscure, et la solution nécessite la mise en œuvre des techniques les plus modernes.
Pratiquement, à se placer au pur point de vue diagnostic, il est clinique df divisiT les lièvres très simplement en :
Fièvres de courte durée, dont la durée totale n'excède pas deux semaines.
Fièvres de longue durée, dont la durée excède deux semaines sans revenir i'i la normale.
Fièvres intermittentes, fièvre à rechute, constituée par des stades plu;; ou mriins longs d'iiyperpyrexie avec stades intercalcaires d'apyrexie.
Les fièvres de courte durée ne nous attarderont pas, car, ou le diagnostii; est tôt ou tard plus ou moins évident, ou, si la cause reste obscure [et il en i'=t souvent ainsi), la guérison plus ou moins rapide vient en tout cas trancher la question pratique essentielle pour le malade et même pour le médecin.
C'est dansce groupe de lièvres que l'on rencontrera :
Les fièvres éruptives ( exanthématiques) : rougeole, «carlutine, rubéole, etc. ; la diphtérie.
Les infections banales ou spécifiques des voies respiratoires : catarrhes, bronchites aiguës, angines, pharyngites, pneumonies, broncho-pneumonies, etc. ; iniluenza, etc.
Les infections banales gastro-intestinales : embarras gastriques fébriles, gastro- entérite s aiguj's, appendicites, etc.
Les infections aiguës des divers autres systèmes et appareils: arthrites aiguës, lymphangites, infections pelviennes, sinusites, érysipèle, poliomyélites, etc.. etc.
Fig. 661. — Grippe à forme respiraloi
LES SYMPTOMBB
A la vérité, la plupart de ces Sevrai de courte durée sont, en somme d'étiologie, d'origine inconnue, en tout cas c non spécifique a, et un grand nombre des termes qui les caractérisent : ■ rhume *, grippe, inilnenzs, courbature fébrile, fièvre éphémère, flévra riiumatolde, etc., etc., ne sont pas autre chose que des « étiquettes cliniques ■ de pis aller s'appliquent i des « fièorta oy^ogènea ■ k l'ordinaire brèves et bé-
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