‹ Diagnostic clinique, examens et symptomes;Chapitre 221 sur 277 · LL · texte numérisé non relu

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Fig. 662. —Pneumonie franche chez un adulte.

Ajoutons que qudquesuns de ces états se prolongeant anormalement peuvent rentrer dans la catégorie des flëvres de longue durée dont nous allons parler maintenant, et qu'inversement qudques-nnes des espèces «Jiniques s'accompagnant à l'ordinairo de fièvre de longue durée peuvent anormalement tourner court et rentrer dans la catégorie actueUe. Ce sont U exceptions qu'il faut connaîtra. Dans la pratique la division élémentaire 8Us-énonc^e n'en conserve pas moins sa pleine valeur clinique.

Les tiévroB de longue durée imposent davantage la nécessité d'un diagnostic, car ici la guérison ne vient pas, quelle que soit l'incertitude, solutionner rapidement le problème clinique.

Dans 90 p. 100 des cas il s'agit de tuberculose, de fièvre typhoïde, de septicémies ou de suppurations profondes.

Les 10 p. 100 restants se rapportent aux aftections les plus diverses : rhumatisme articulaire aigu, influenza, méningites, appendicites chroniques, leucémies, syphilis, cancer, etc.

La statistiquede Cabot, relative à 784 cas pyrétîques recueillis A rhfipital de MassachusscUs, est la suivante :

Typhoïde 586

Septicémies diverses 70

Tuberculose 54

MÊninRite:^

Induen^a

Flhumatisme articulnire.. .

Leucémies

Cancer

Syphilis

Tricliiiiiase

Cirrliose.

Gonorriiée

Divers

HYPERTHERMIE (FIÈVRD 713

Cette statistique ne correspond évidemment en rien à celle de la pratique citadine ; le taux démesurément élevé des typhoïdes tient à ia spécialisation de l'hôpital de Massachussetts. En ville, la tuberculose, les septicémies profondes, les infections mal définies étiquetées influenza.

le rhumatisme, l'emportent de beaucoup sur la fièvre typhoïde. Mais, en somme, en ville comme dans cette statistique, on peut dire que :

98 p. 100 des cas de fièvre de longue durée se groupent, par ordre de

- Përicardite intectiei

fréquence, sous les cinq rubriques : tuberculose, seplicéinie d'origine viscérale, influenza, rhumalisme, fièvre typhoïde.

Dam l& tuberculose, certaines localisations sont quasi évidentes : tuberculoses ostéo-articulaires, ganglionnaires, péritonéales, méningées, génitales, pleurales. Ce sont surtout les formes pulmonaires et rénales qui peuvent rester assez longtemps latentes. On sait les ressources que pré-

scnlenL au clinicien les lechniques modernes : auscultation, radioscopie, inoscopie, inoculation, etc.

Dans les sepiicèmies (in devra penser :

1" Aux endocardites infectieuses végélanles, malignes, septiques, si sournoises, mais que diVéleront à coup sûr une auscultation attentive et la courbe si caractéristique de la température (grandes oscillations seplicémiq^ues) et parfois les complications (embolies].

2" Aux infections puerpérales et post- puerpérales, à l'ordinaire évidentes.

' 3° Aux infeclioiis riscèrales, par ordre de fréquence : Infections appendiculaires et péri-appendiculaires ; Infections vésiculaires, péri-vésiculaires et hépatiques ; Infections u'rinaii-es (néphrétiques et péri-néphrétiques} ; Infections génitales (pelviennes, prostatiques, etc.) ; Infections gasiro-inteslinalcs.

4° Aux infections pleurales.

b° Aux infections lymphatiques : lymphangites, érysipèle, phlegmons.

Les abcès viscéraux profonds, ceux du rein et du foie en particulier,

sont parfois les plus difficiles à dépister parce que des symptômes locaux

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- Fièvre typhoïde {(jufr

] (Widal el Sicard).

sont souvent absents, il y fout déployer toutes les ressources de l'exploration clinique moderne. C'est à leur occasion que nous avons fait et vu fairt' les plus grosses erreui^s de diagnostic. Il convient d'y toujours penser dans les cas de lièvre longue ucryptogénique «.

Dans linfluenza à lièvre prolongée, le seul probicnie consiste en somme à reconnailru si quelque bacillose menaçante ne se dissimule pas derrière le rideau de l'inteclion aiguë ou si qiielque complication profonde (foie, rein, elc.j nesl pas venue modifier l'évolution normale. Le problème diagnostique se confond avec celui posé plus haut.

Dans le rliumaiisnie articulaire alyu et les rhumniismes posl-infeclieux, les localisations articulaires, les connnénioratifs, rendent à l'ordinaii'e le diagnostic évident.

Lu dia-jnostic des typhoïdes et des paratyphoïdes se basera sur l'évolution

HYPERTHERMIE (FIÈVRE) 717

tliermique souvent typique, le tableau clinique parfois tort net, et surtout li.'s doiini^es hé m a to logiques modernes (aéro-diagnostic, hémocultures).

Les espèces cliniques pyrétiquea ci-dessus représentent, avons-nous dit, OS p. 100 des cas^de fièvres de longue durée. Les 2 p. 100 restants colla-

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■ Paludisme. Fièvre inlermiltenle à type quolidien (Lsvir

tionnent les espèces les plus disparates: syphilis [h la période secondaire : pensons-y toujours !), méningites rapidement évidentes^ (céphalée, Ker-

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nig, etc.), leucémies, tumeurs malignes à croissance rapide (cancer du foie en particulier, maladie de Hodgkin).

Mentionnons encore les espèces exceptionnelles et à l'ordinaire évidentes : blessures et maladies du cerveau (hémorragies cérébrales, délire aigu, tumeurs, fractures du crâne), intoxication belladonée et par les gaz asphyxiants (inspiration).

La plupart de ces espèces cliniques sont, comme on voit, non iofectieuses.

Il convient d'en rapprocher l'hyperpyrexie de la maladie de Basedow,

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(il'aiirès Lcreboiillet).

si raractt-ristiquc, toujours inodcrrr^ '.^fi i;t au-dessous, marchant de pair avec la tachycardif, à l'ordinaire maxima le matin (comme la tachycardie) et minima le soir.

Cette lièvre d'origine nrvropathiiitie est à rapprocher des fièvres dites purement « nerveuses ", « hyatcriiiuea », « psychiques », encore bien obscures. (Jui; penser de la « lièvr-e d'entrée » à l'hôpital, qui parait bien réelle, et de la ■< fièvre ilu dimanche, jour de visite »? A la vérité, ici, bien des facteurs peuvent entrer en jeu.

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