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CARACTÈRES DE LA DOULEUR

Douleur sourde plutôt réveillée par le toucher vaginal.

Du type de la colique au début des menstrues.

Violente, apéritonéale »

avec intermittences.

Nulle ou légère jusqu'à la rupture.

Violente avec hyperesthésie cutanée, « ventre en bois ^, etc., c appendicite à gauche».

Parfois nulle en dehors des crises d'obstruction.

absente, seulement réveillée par palpation profonde.

Plus marquée debout

et après effort.

fi

Surtout pelvienne avec irradiations iliaques.

Variable suivant le volume et le siège du kyste.

Mm

Variable du rein au pdvis, parfois coliques du type néphrétique.

Parfois iliaqucy mais plutôt inguinale avec irradiations abdominales.

en

Salpingite. Suppuration pelvienne.

Kyste de l'ovaire à pédicule tordu.

co m o m m

Cancer de l'anse sigmoXde.

Hernie inguinale.

La palpatiun abdominale, le toucher rectal (et vaginal chez la femme" la radiographie après repas ou lavement bismuthés, l'examen macroscopique et microscopique des selles constituent les techniques essentielles de l'exploration de la Tosse iliaque gauche.

L'enléro-cùlils muco-membraneuse si banale, si fréquente, donne rare-

rig. 71)8. — Radiographie liii gros inleslin [Tutder, Aiilioiirg).

ment naissance à une douleur spontanée lo?alisi;e Ji la fosse iliaque gauche ; elle est plus souvent située au cfecum et au cBlon transverse. Mais, eu revanche, la palpation de la fosse iliaque gauche fait bien souvent percevoir lecfiion descendant etl'è iliaque contractures et diminués decalibiv. donnant la sensation d'un « boudin - élastique et roulant sous le doigt. Ce symptôme, rapproché diïs alternatives de diarrhée et de constipatû avec rejet de glaires et do fausses membranes, permet à rordinaire<Ji diagnostic facile. Les douleurs sont inconstantes.

INSOMNIES r^"^' négatif, somnum, sommeil ;~1 L privation de sommeil. J

L'insomnie ou agrypnie est constituée par la perte plus ou moins complète et durable du^sommeil. Elle s'observe à tous les degrés, depuis la simple hyposomnie constituée par un sommeil plus bref, plus léger, plus agité, moins reposant, jusqu'aux formes rebelles et invétérées d* insomnie totale, d'un pronostic parfois si grave.

Les causes de l'insomnie sont innombrables. Dans la pratique on peut les grouper dans les trois catégories suivantes :

Insomnies déterminées par la douleur ;

Insomnies déterminées par rhyperexcitabilité nerveuse]

Insomnies déterminées par des troubles de la circulation ou de la respiration.

Les insomnies douloureuses, « algiques », peuvent être déterminées par toutes les algies, quels qu'en soient le siège et la nature : névralgies, arthralgies, viscéralgies les plus diverses. Il serait fastidieux et bien superflu d'en tenter l'énumération. Tout au plus convient-il de faire remarquer que certaines insomnies a algiques », soigneusement analysées, feront dépister des « algies » à recrudescence nocturne de signification spéciale : douleurs « ostéocopes » spécifiques, quelquefois névralgies tabétiques, plus souvent myalgies et arthralgies goutteuses (arthritiques?).

Notons encore que les démangeaisons et les prurits (voir Prurits), quelle qu'en soit la cause (parasitaire ou toxique), peuvent être l'origine d'insomnies fort rebelles. Correctement interprétées, elles feront dépister maints cas frustes de diabète, d'urémie et de cholémie.

Notons enfin que les insomnies déterminées par l'hyperesthésie sensorielle et la névrose psycho-splanchnique nous conduisent par une insensible transition à la catégorie suivante, tant il est vrai que les espèces cliniques aux variétés infinies débordent toujours les cadres dans lesquels, pour notre commodité, nous cherchons à les faire tenir.

Insomnies par byperexcitabilité anormale du système nerveux. — Cette hyperexcitabilité anormale du système nerveux peut être sous la dépendance :

l^ D'une alléralion organique du système nerveux (type: niénins:ites) ; 2^ D'une surexcitation d'origine fonctionnelle (type : psychonévroscs) ; H» D'une intoxication ou d'une infection (types : caféinisme, dothiénentérie).

. Dans le premier groupe on trouvera rinsomnie des méningites, des tumeurs cérébrales, de la paralysie générale, de la syphilis cérébrale. Dans tous ces cas on notera la symbiose : céphalée, insomnie.

Le deuxième groupe, celui des psychonévroses , est beaucoup plus fréquent. On y trouvera toutes les insomnies dites nerveuses sous la dépendance du surmenage, de Thyperidéation, des préoccupations (« les idées noires font les nuits blanches >>), de l'excitation mentale (faiblesse irritable, émotivité, émotions), de la manie, des psychonévroses, des hystériques, des neurasthéniques, des obsédés, des phobiques, des anxieux. « Dans les accès aigus dés psychoses, dit Régis, Tinsomnie est un des premiers symptômes qui apparaissent ; elle se traduit surtout par de Tagitation, des rêves et des cauchemars. Par contre le retour du sommeil, à la fin d*une manie ou d'une mélancolie, est d'un excellent augure. » Dans les psychoses chroniques, Tinsomnie est rare, excepté chez les aliénés, atteints d'hallucinations ou illusions cénesthésiques. Le symptôme insomnie doit être combattu avec soin dans tous les états psycho-névropathiques : un malade qui dort est à moitié guéri.

Le troisième groupe, insomnie des toxi-infections, est plus complexe.

Dans ce groupe certaines insomnies semblent être des insomnies toxiques vraies par excitation directe des cellules cérébrales; telles sont les insomnies conditionnées par l'abus du thé, du café, de l'alcool, du tabac, de la morphine, de la cocaïne, etc.

Quant aux insomnies infectieuses et post-infectieuses, leur pathogénie est certainement beaucoup plus complexe. Les unes semblent être des insomnies algiques subordonnées à un symptôme douloureux dominant (céphalée, arthralgie, point de côté), comme dans la méningite, le rhumatisme articulaire aigu, la pneumonie. D'autres semblent être de? insomnies toxi-infeclieuses vraies, d'origine dyscrasique, déterminées par l'action des toxines infectieuses sur les centres nerveux, telles les insomnies du début de la dothiénentérie, de la grippe, de l'érysipèle. Les dernières enfin, surtout contemporaines de la convalescence, semblent sous la dépendance de l'hyposthénie ncuro-vasculaire : insomnies des anémiques et des aslhéniques (inanitiés, ronvalesconts, séquelles infectieuses, etc.).

Insomnies par troubles de la circulation et de la respiration. — Insomnies subordonnées d une affection vardio- pulmonaire, — Ce sont les insomnies de l'asystolie, de la décompensation cardiaque, (les alTections cardio-pulmonaires tussigènes et dyspnéiques, de l'asthme, dos bronchites chroniques, etc. Leurs causes sont multiples et au premier plan : la toux, la dyspnée, l'intoxication.

L'insomnie est donc, comme on voit, un symptôme d'une grande bana-

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