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sus-rappelées sont, abstraction faite de l'exopbtalmie et de l'hyperthyroïdie inexistantes, identiques aux tachycardies basedowiennes (1).
Les unes et les autres sont accélérées par l'exercice, s'accompagnent très rarement de dyspnée ou d'extra-systolës, sont peu ou pas influencées par la compression oculaire ou le traitement digitalique ; une hyperiension modérée est à peu près constante. II y a lieu de noter aussi ua phénomène très fréquent, sinon constant, c'est l'inversion de la température et du rythme cardiaque (type inverse rythmique et thermique), 1% fréquence du pouls s'abaissant quand la température corporelle s'élève, Gallavardin a particulièrement étudié ce phénomène; nous l'avonssouvent vérifié. De ce fait les tachycardies de ce groupe sont au maximum, dans la matinée, au minimum le soir.
Nous ne croyons pouvoir mieux faire que de reproduire les conclusionsde Gallavardin, auxquelles nous nous rallions entièrement.
(1) Voir Martinet, Guerre et névroses cardiaques (Presse mèdicalf, A. novembre-
;( Dans les deux cas (maladie de Basedow fruste et névrose tachycardiques), le syndrome clinique est vraiment identique. Même variabilité de Taccélération du cœur, même type matutinal de la tachycardie, même altération du cycle thermo-rythmique, mêmes formes cliniques, à tachycardie continue ou épisodique. Le tableau peut toujours se résumer dans une excHalion intense du sympathique ^ avec action non plus seulement cardio-accélératrice, mais vaso-constrictive et hypertensive, thermique même. Il faut avoir le courage de le dire : ces deux sortes de malades ne diffèrent que par le cou,
« Dès lors deux interprétations sont permises. S'agit-il là de deux affections thyroïdiennes : Tune à goitre apparent, l'autre à altération thyroïdienne cachée (adénomes minuscules, viciations de la sécrétion interne), ou seulement de deux syndromes d'excitation sympathique pathogéniquement distincts, l'un d'origine thyroïdienne, l'autre de cause inconnue? Bien que la première de ces deux hypothèses soit la plus vraisemblable et que nombre d'jauteurs aient déjà parlé de maladies de Basedow frustes, sans goitre, avec tachycardie solitaire, il est sage, avant de conclure, d'attendf'e dès preuves décisives. »
2^ Crises de tacbycardies paroxystiques, survenant, comme leur nom l'indique, par salves paroxystiques, à début et à terminaisons habi-
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Tachycparoxjs 26.2. A3, « •
Fiir. 775. — Tachycardie paroxystique (Daniel Hou lier).
tuellement l.rusques. Le caractère même des cri.<es ta('hycardi(|ues, leur individualité très marquée, leur pathogénie ass«'z clairement élucidée au cours de ces dernières années et qui en fait de véritables crises extrasystoliques déclenchées par l'entrée en scène d'un rentre anormal d'excitations cardiaques, tout contribue à en constituer un groupe spécial de tachycardies vraiment anormales, arythmiques, facilement distinguables à l'ordinaire.
Son diagnostic est relativement facile : on peut poser en principe que toute tachycardie dépassant 110, dont le début est lirusque, qui ne s'accompagne pas de goitre exophtalmique, qui ne survient pas à l'occasion d'un épisode fébrile et dont le taux n'est pas sensiblement modifié par le passaqe de la position liorizontale à la position verticale, est une tachycardie paroxysti(iue. La seule difficulté se rencontre chez les sujets que l'on voit I)Our la première fois, dont on ign(>re les antécédents et qui, avec une tachycardie, une tachy-arythmie plus ou moins considérable, présentent des signes évidents de défaillance cardiaque (dilatation du cœur, œdème pubnonaire, congestion hé{)atique et spb''nomçgalique, oligurie, œdème).
TACHYCARDIES (LES)
Il peut être difficile de savoir si la tachycardie paroxystique a été le début des accidents ou si, au contraire, la tachy-arythmie constatée n*est qu'un symptôme secondaire de Tasystolie. Le début brusque, Tétude graphique précise, Tépreuve thérapeutique digitalique trancheront la question.
Jugulaire droite.
Radiale droite.
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Fig. 776. — Obs. 1219, 18 mars 1915 (F..., 1867, 1«,58, 48 kilogrammes).
Crise de tachycardie paroxystique d'une durée de quelques minutes (1, début; 2, état ; 3, terminaison) chez une basedowienne améliorée à la période de la ménopause (à noter : le début brusque, la terminaison brusque, les périodes prémonitoire et terminale nettement extra-systoliques).
30 Crises de tachycardie temporaires, accidentelles, accélération simple du rythme normal et dont il suffit de rappeler rapidement les causes les plus banales et les plus évidentes :
a) La fièvre : la tachycardie et Thyperthermie sont les deux éléments caractéristiques, cliniques, essentiels de la fièvre. On sait, d'ailleurs, que, dans certaines modalités de fièvre (méningites, péritonites, etc.), il peut y avoir discordance entre Thyperthermie et la tachycardie et que cette discordance constitue précisément un signe clinique d'une valeur non négligeable. Il faut savoir aussi, et nous y reviendrons, que l'hyperthermie peut exercer une action ralentissante sur certaines tachycardies habituelles (maladie de Basedow, crises tachycardiques). Dans un cas de péricardite avec gros épanchement (ponctionné) que nous avons eu l'occa- Diagnoslic. 50
siOD de suivre longtemps et avec grand soin, deux attaques successives d'otite moyenne aiguj^ supputée déterminèrent, en même temps qu'une hyperthermie marquée (39-40"), un ralentissement non moins marqué du pouls qui s'abaissa au cours des deux accès de 124 à 104 pendant la
période fébrile pour remonter à 120 et au-dessus dans l'intervalle et dan« la suite. Il y a là une bien curieuse application de l'aphorisme fameux : similia sintitibii^ curanlur.
b) Les efforts. — Il est de constatation banale de voir le pouls s'accélérer au cours d'un ellort et d'autant plus que cet elTort est plus violent
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Fig. 7T8. — Sujet Tacliycardi
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il (II..., 1384, 1",.19, 4O.50CI).
ol plus prolonge. Nous avons établi sur ce fait une épreuve de tachycardie provoquée par un elîi)rt correctement standardisé, suscc]'! ible de renseigner dans une certaine mesure sur la puissance de réserve d'un cœur donné. D'une façon générale, on peut dire qu'après un cflort moyen l'accélération du pouls (par rapport au taux de repos) est d'autant moindre et
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le retour au statu quo ante après cessation de Texercice d'autant plus rapide, que la puissance de réserve cardiaque est plus grande — et inversement.
c) L'attitude : Taccélération du pouls par le passage de la position horizontale à la position verticale, tachycardie orlhostatique, est aussi bien connue. Le D^* Prevel semble bien en avoir déterminé un facteur essentiel quand il Ta subordonnée en grande partie à la ptôse viscérale, qu'il en a fait un réflexe abdomino-cardiaque et qu'il a montré qu'on pouvait l'atténuer ou le supprimer par le port d'une bonne sangle.
d) Les émotions. — Le fameux o pouls du médecin », tachycardie émotionnelle que nous constatons toujours, surtout lors de nos premières visites, ne doit pas nous induire en erreur ; elle cesse à l'ordinaire sprès quelques minutes d'entretien. La tachycardie est un des signes somatiques les plus constants du syndrome émotionnel. Il existe une constitution émotive tachycardique, véritable névrose tachycardique.
e) La douleur. — Maintes viscéralgies déterminent une tachycardie réflexe transitoire dont l'origine pourra se trouver aussi bien à l'utérus qu'à la plèvre.
f) Certaines intoxications, au premier rang desquelles il faut placer le caféisme et le théisme^ le caféinisme (caféine) et le Ihéohrominisme (théobromine). Au début, la tachycardie est transitoire, en coïncidence avec l'intoxication ; à la longue on peut voir se développer une véritable névrose tachycardique. D'où la règle, somme toute, souvent justifiée, d'interdire le thé et le café aux < excités » cardiaques.
TACHYCARDIES