‹ Diagnostic clinique, examens et symptomes;Chapitre 264 sur 277 · III. — Tremblements hystériques · texte numérisé non relu

III. — Tremblements hystériques

a) Début brusque, après attaque convulsive, stigmates seiisitivo-sensoriels, modalité variable du tremblement.

b) Absence do signes somatiques concrets. f) Mythomanie.

VERTIGES rVertigo, de verteren L tourner. J

Le vertige [veriere, tourner) consiste en une sensation subjective, erronée, en vertu de laquelle le malade croit tourner alors qu*il est immobile ou voir tourner les objets environnants alors qu'ils sont fixes. Persistant ou très accentué, si le sujet est debout, il peut déterminer la perte de l'équilibre et la chute. Il peut s'accompagner, il s'accompagne souvent, de nausées, voire de vomissements, de nystagmus, voire de déviation des yeux.

La pathogénie fort complexe de ce symptôme semble, à l'heure actuelle, assez bien condensée dans la formule suivante de Grasset : le vertige est le symptôme de V insuffisance fonctionnelle [claudication intermittente) des centres automatiques [mésocé pliai iques et cérébelleux) de l'équi- /i6ra/ion. On sait, d'autre part, avec quelle pénétration Bonniera poursuivi l'étude physio-pathologique, clinique et thérapeutique de ce symptôme.

Ces centres automatiques mésocéphalique et cérébelleux de l'équilibration :

1° Reçoivent:

a) Des fibres vestibulaires venant des canaux semi-circulaires par le nerf acoustique ;

b) Des fibres visuelles provenant de la rétine par le nerf optique ;

c) Des fibres de la sensibilité musculaire provenant des colonnes de Clarke et des cordons postérieurs.

2° Envoient :

a) Des fibres aboutissant à la zone rolandiquc opposée agissant sur les centres moteurs ;

b) Des fibres a l)0u tissant au noyau de Deiters relié aux oculo-moteurs qui commandent les muscles de l'œil ;

c) Des fibres aboutissant aux cornes antérieures de la moelle d'où partent des fibres motrices destinées aux muscles ;

d) Des fibres destinées à d'autres noyaux bull)aires (glosso-pharyngien, pneumogastrique) .

Ces connexions analomo-physiologiques des centres mésocéplialiques et cérébelleux expliquent :

a) L'association clinique du vertige, des troubles de l'équilibre, des nausées et des troubles oculaires (nystagmus, déviation des yeux). (L'équilibre est le résultat de la concordance des notions rétiniennes, labvrinthiques, musculaires.)

VERTIGES

b. Les causes habituelles du vertige :

a. Troubles et lésions des centres de réquilil)re (cervelet et pédoncules) ;

p. Notions erronées ou discordantes fournies par les appareils récepteurs (rétine, labyrinthe, sens musculaire) ;

y. Excitations anormales de la zone du pneumogastrique (gastropathies, helminthiase, etc.).

On pressent, par cette brève et schématique énumération, quelle pourra être la fréquence, et combien nombreuses les variétés des vertiges, et quelle perspicacité clinique il faudra bien souvent mettre en œuvre pour en dépister les causes (vertiges auriculaires, artérioi scléreux, cérébraux, névropathiques, migraineux, oculaires, épileptiques, toxiques, etc.).

Physiologiquement.le vertige pourra être déclanché par un changement brusque d'attitude (passage de la position couchée à la position debout), par un changement brusque de direction, de mouvement, par une rotation rapide, par une ascension, le fait de regarder en bas d'un lieu élevé (vertige des hauteurs).

On sait que le déplacement en chemin de fer, en tramway suffit à donner le vertige à certains sujets. Le vertige est un élément essentiel du mal de mer. Le courant électrique, la

galvanisation céphalique, une percussion vive de l'oreille moyenne par seringuage sont générateurs de vertige chez les prédisposés.

Cliniquementj nous ne pouvons que rappeler en un bref tableau les causes les plus habituelles de vertiges, que seule la recherche des symptômes concomitants permettra d'identifier :

Fig. 780. — Palhogénie du vertige (d'après Bonnier).

Le cervelet apparaît comme le «centre du vertige », d'où la fréquence, pour ne pas dire In quasi-constance, du vertige dans les affections cérébelleuses.

-, voies afférentes; -, voies effjrentes.

Page 1