‹ Diagnostic clinique, examens et symptomes;Chapitre 28 sur 277 · RECTUM · texte numérisé non relu

RECTUM

TOUCHER RECTAL. — Mettre le malade sur le côté gauche, se recourbant un peu sur lui-même pour bien faire saillir les fesses, qu'on l'aide à amener tout près du bord du lit. La cuisse et la jambe gauches restent dans l'extension ; la cuisse droite est placée à angle aigu sur le bassin et la jambe de même sur la cuisse. Le chirurgien, après avoir recouvert son index droit d'un doigtier et l'avoir enduit largement d'un corps gras, l'introduit lentement, progressivement et avec douceur dans le canal anorectal. S'il est gêné par des matières accumulées, il faudra faire administrer au préalable un lavement.

Le doigt qui franchit la région sphinctérienne constate quelquefois la présence de p)etits repKs de la muqueuse {valvules semi-lunaires) séparés par les colonnes de Morgagni. Ces replis sont, en général, assez peu inarqués et ne donnent lieu, alors, à aucune sensation tactile.

Dès que le doigt a franchi l'anneau sphinctérien, il se meut facilement, dans une cavité plus ou moins large suivant les sujets, Vampoule rectale.

A la limite supérieure de cette ampoule, c'est-à-dire à 7 ou 8 centimètres au-dessus de l'orifice anal, on constate quelquefois la présence d'un ou plusieurs replis transversaux {valvules de Houston) qui rétrécissent

Vig, 28. — Rectoscope avec son éclairage interne.

un peu le diamètre du rectum en ce point, d'autant mieux qu'on rencontre toujours au-dessous d'eux un épaississement notable des fibres circulaires {sphincter supérieur) .

RECTOSGOPIE. 8IGMOtDOSCOPIE> — Instniments.

— Rectoscope de Bensaude : tube étroit de 2 centimètres de diamètre et de 35 centimètres de long. Un mandrin arrondi permet l'introduction de l'appareil. L'éclairage est soit extérieur, soit

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intérieur, à volonté ; on emploie des lampes à fil de charbon de 6 i

8 volts.

Technique. — La veille de l'examen, le malade prend un lavement. On peut ensuite ie constiper avec de l'opium. Avant l'opération, il peut être utile de faire un second lavage.

Le malade est placé dan.s la position gé nu -pectorale. On le tranquiili* et on lui demande de respirer régulièrement.

On peut (mais cela en général est inutile) introduire dans l'anus uof

Fig. 29, — Rectoscope avec éclairage exUrne pouvant f Lre éloif nÉ de Torilice du liibe par

houlette de colon imbibée d'une solution de cocaïne à 1/20^ et la laisser I quelques minutes. 1

Le rectoscope, muni de son mandrin, préalablement stérilisé pu I l'ébullition, légèrement tiédi en k 1 passant sur ime flamme, est e&dnîl 1 abondamment de vaseline. |

Premier temps. — On l'introduit ' ■-•^y, d'abord horizontalement; on franchit le sphincter par une pression douce et prolongée, en recommandant au malade de pousser.

On continue à avancer pen> dant C à 7 centimètres horizontalcnient. On retire alors le mandrin et, maintenant solidement l'appareil de la main gauche, on introduit le -système d'éclairasc avec la glace transparente dealitiéc à protéger l'opérateur. Désormais, on avancera après avoir insufllé doucement, grAce à un insuftlateur adapté k l'appareil, [lour déiilisser la muqueuse.

Deuxième temps. — On abai»«

l'extrémité libre du tube et on se

dirige directement en haut et en avant, vers la concavité sacrée, pendant

environ 10 centimètres, et l'on arrive ainsi à l'entrée de l'orifice sigmoldien.

Troisième temps. — On cherche alors l'orifice du côlon pelvien, en relevant l'extrémité libre de Tinstrument, et en dirigeant l'extrémité interne non seulement en bas, mais un peu à gauche. On cheminera, en dirigeant Textrémité interne du tube, soit horizontalement, soit directement en bas et en avant. Pour pénétrer jusqu'à sa limite, c'est-à-dire jusqu à 35 centimètres, l'extrémité du tube se trouve généralement ramenée tout à fait vers la ligne médiane, s'étant coiffée, peu à peu, des divers repli'^ du côlon pelvien.

On pourra, au cours de l'examen, se trouver obligé d'essuyer les parois de l'intestin, au moyen de petits tampons d'ouate montés à l'extrémité d'une baguette.

On retirera l'instrument avec une très grande douceur, en faisant une endoscopie rétrograde. Avant de retirer complètement le tube, on ouvrira l'extrémité obturée par la glace pour permettre l'évacuation de l'air insufflé.

ENDOSCOPIE NORMALE. — On voit d'abord les plis radiés du sphincter ano-rectal.

Plus haut, une muqueuse rose ou rose rouge assez foncée ; sur cette muqueuse ne s'observent jamais de dilatations veineuses.

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Fig. 31. — Schéma des images endoscopiques normales a différentes profondeurs

(Bensaude).

On aperçoit aisément les grosses valvules rectales, ainsi que les valvules

sigmoïdiennes.

Les parois du rectum sont relativement lisses, au contraire les parois coliques présentent de gros plis transversaux.

RADIOSCOPIE. RADIOGRAPHIE.

La radiographie ne donne, ici.

pas de résultats supérieurs à ceux de la radioscopie, plus simple.

L'une et l'autre se pratiqueront apr/s administration préalable d'un lavement 1 ismuthé ou d'un lavement au sulfate de baryum gélatineux (200 grammes de précipité gélatineux de sulfate de baryum correspondent à 100 grammes de sel sec). Le dit précipité pourra être stabilisé et homogénéisé par addition de sirop de gomme ou d'un mélange en proportions variables de glycérine, de gomme et d'agar.

Le lavement se donnera lentement et régulièrement sous pression faible et, si possible, constante.

Di( yw stic.

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