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NOTIONS ÉLÉMENTAIRES DE MENSURATION THORACIQUE

a) Circonférence thoracique. — On la prend généralement à la hauteur

des aisselles ou du bord inférieur des pectoraux au moyen d'un double

centimètre, en veillant simplement à ce que le cercle mensurateur soit

sensiblement horizontal. On sait qu'en médecine militaire on admet que

le périmètre d'un adulte normal doit être supérieur à la moitié de la

taille :

Taille. Périmètre thoracique.

et que la diminution relative de ce périmètre est un indice de chétivité :

b) Ampliatfon thoracique. — On l'obtiendra approximativement en mesurant, comme il a été dit ci-dessus, la circonférence thoracique successivement en inspiration et en expiration. Normalement, chez un sujet de taille moyenne, elle peut atteindre 6 à 9 centimètres.

c) Diamètres tlioraciques. — Deux surtout sont intéressants.

a) Le diamètre transversal : d'un creux axillaire ù l'autre, diamètre bi-axillaire, mesuré de préférence au moyen d'un compas d'épaisseur. Chez un sujet médioligne il est voisin du chiffre de la taille divisé par 5,5.

Taille. Diamètre transversal.

In» Cv\ lm,65 i gï^0,30.

La diminution relative de ce diamètre est un indice de chétivité (voir Anlhropomélrie).

EXAM:E1^ DE€ voies tJtfifiPIRAirOIACS

p) Le âiaoïràlro laaitéro-postAriMir : ?veflébF(>-fltiiiiàal,ide' l'union du corps et de Ja .poignée du siemum en <sw«nt à la quatrième dorsale en arrière, se (prend au moyen d'un compas sd^paisseur :à iàg^ mcuiwétè. Chez lun Rujet médioligne.normal il (est voifiînde it8 à.80jeentiatièfcreB.

id) Cyrtométrie. — Les diamètres précédeztls .pennetbent déjà de construire une couLbc ovalaire approximative :de la forme du thorax (globuleux chez les emphysémateux, aplati chez, les toberooleiix).

On peut «ou moyen d'un cyrtomàtre ^siuproç, courbe, .fnxw, mesure), composé de deux lames de ipïowah (unies '>par ^une> chanoière et graduéas en centimètres, obtenir une image beaucoup plus fidèle des

Section cyrtom étriqué

d'un

thorax normal.

Section cyrlométrique

d'un thorax aplati

tte 'tUberootenx Hbro-

casfeax.

Section cyrtométriq e

d'un

•thorax globuleux

«d'emphysémateux.

Fig. f96. — Sohémas des sections c^Ttométviques fAHbeH-

oontours Ihoraciques, par moulage du thorax :avec îles .bEafDcbes métalliques et décalque bu r iun papier. Une lame de plomb ou ^'éiain 'de d«ix doigts de lai:ge, de 3 ou 4 nulUmètrcs d'Qpaiflsetu:,.jde Sb icfiiitt»ètres xle long, constitue un çyrlomùtre de fortïune «pratiquemcnit inif GeanL Au moyen d'un iil on d'une ficelle noircie et bien hoiii2onl;al0meiit ^appliquée on tracera xl'aLord sur le thupax, au niveau choisi, unooniour aouMblement horizontal. En appliquant alternativement à droite et à gauche la lame métallique susdite et en lui faisant épouser le contour tracé et reportant sur papier on obtiendra des sections cyrtométriques utilisables.

On /tvouvera cndessus trois sobémas cyrtométniqueB «empmiitéB ^à la thèse d'Albert Bezançon (voir fig. 198).

VOIES RESPIRATOIRES INXSATHORACIQUES 139

-«)£pimnétrle. — Il sera extrêmementimportaDbde mesurer au moins appFoxiraaUvemeiit la capacité Tespiratoire. Des oiomhreux ^appareils en usage dans ce but, deux nous paraissent paiticuliërement recommanda blés.

l) Le SPIROMÈTRE 'DE

Vrrdin :

:ft) Le BPiRoscop£ de

PESCHEH.

Nous conseillons de mesurer :

I» La capacité respiratoire habituelle : inspiration normale, expiration normale sans effort ;

2" La capacité respiratoire maxima : inspiration maxime, expinitio]

NOTIONS ÉLÉMENTAIRES RELATI^ffiB AUX PONC- TlOftS EXPLORATRICES PLEURALES.

La ponction exploratrice pleurale est formellement indiquée dans tous les cas où l'on dépiste ou soupçonne uo -épanchement jplaïual.

Toujours inolTensive quand elle est correctement pratiquée, elle 'renseigne ■a:\'ec précision sur la présence d'en épanchement, sa consistance, sa nature.

Dne simple seringue hjpodermique de préférence toute en 'verre, de 1 ou S centrmètrescubes, montée d'une ai^lllede5à 6 centimètres, d'au moins un demi-mîlli-

mètre de diamètre, fonctionnant bien (en vérifier la correcte aspiration in vitro) et piquant bien, ooiistitue tonte l'instrumentation.

Seringue et aiguille seront soigneusement stérilisées par ébuilition.

La ré^on k ponctionner et les doigts de l'opérateur «ertnrt ati'-rilisés par badigeonnage'âe~tetrft'»re ■Ô'iode.

flB'y apm-éB liea dtflecMcFnpom-la ponfAion wepl8PKtrice;on ponction-

EXAMENS DES VOIES BESPIRATOIRES

ncra lii où l'exploration est nécessaire. Toutefois il est un eertain nombre de poinU où ponctions exploratrices et thoracentèse se pratiquent plus fréquemment. Comme pour la tlioraecntôse, on prendra comme repère dans J'espace intercostal le rebord supérieur de la cÔte inférieure, de façon à éviter plus sûrement nerfs et vaisseaux intercostaux.

La seringue année de son aiguille est saisie comme une flèche eutre les trois premiei-s doigts de la main droite et prestement enfoncée, l'index

■.''".■ïvX

Arfèrf.

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Mrroceni^-lio'

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- Coupe des [ntercostaux {Poirier).

gauche, reposant sur le bord supérieur de la côte inférieure, servant de guide repère.

On aspire alors en tirant légèrement le piston ; s'il y a un exsudai de quelque importance, la seringue se remplit avec la plus grande facilité.

Si l'on ne tombe pas d'emblée sur l'épancliement, on enfonce plus ou moins, le vide étant fait dans la seringue; on déplace l'aiguille latéralement, au besoin on retire et on ponctionne ailleurs. Bref, moyennant un peu de patience et d'applicalion, et eu cas d'épanchement, on obtient toujours peu ou prou de liquide dont l'examen cytologique et bactériologique apportera au diagnostic une contribution importante.

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