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Fig. 271. — Débile cardiaque.
H..., 22 ans, l-,fô — 60 kilogrammes. 114 -]'^: viscosité 4,3. 10 1/2
2" Les 20 flexions déterminent une élévation minime ou nulle de la maxima avec élévation relativement considérable de la minima ;
3" Les perturbations sphygmomanométriques persistent, cinq, dix minutes et plus après la cessation de tout mouvement et le retour à la position horizontale.
108 EXAMEN DE L'APPAFtEtL CIRCVLATOIRB
On voit que la n^action fonctionnelle tant au changement d'attitude qu'an nwuvemeHt wt radîcalwiwnt différente chez le nonnal et l'hyposystolique (débite cardiaque), et que les courbes évotutives font sauter
Flg. 274i — Dibile aardiaqut.
»,T1 — 57 kilogrammes. 108 -
aux yeux cette différence. Noue en produisons deux observations résumées types (Hg. 271 et 272) :
A. — Sujet vingl-deux ans, toujours débile, incorporé dans la cavalerie ; ne peut faire ni gymnastique, ni pas de gymnastique, ni galop sans crise de dyspnée violente avec cyanose ; est dispensé de la plupart des exercices et affecté à des services sédentuiree [cuisine, écurie, etc.). Graduellement, palpitations, puis crises progressives de dyspnâc nocturne et d'effort ; est évacué lo 26 mai. Sujet de l^.es.— 60 IcilogrammeE ; vioiâtre ; extrémités lilas, froides, humides, cyanose unguéale; dyspnée paroxystique au moindre effort ; tachycardie permanente 98-114 (couché) ; hypotension maxima avec mininia élevée . , , . ; ni sucre, ni albumine; épreuve fonctionnelle cardiaque médiocre ; signes d'auscultation variables, parfois négatifs, parfois vibrance du premier bruit, exceptionnelleusnt dédoublement du deuxième bruit. Manifestement inapte,
B. — Sujet vingt ans, hérédité névropathique et débile ; débile lui-mfime, afTecté au service auxiliaire pour cause oculaire (borgne), fait sarvicei comme convoyeur; dyspnée d'effort progressive. Un jour, après déchargement de caisses de grenades ; crise de cyanose avec dyspnée modérée ; le très distingué collègue qui le reçoit à l'hôpital pense d'abord à une maladie bleue, tant la cyanose est intense et générniisée ; graduellement cyanose et dyspnée s'atténuent. Hyposphyxique typique ; débile, longiligne, hypotrophique, 1 f»,?! — 57 Itilogrammes ; diamètre bi-axillaire, 0",29 ; teinte livide; extrémités iilas, froides, humides; dyspnée au moindre effort;
tachycardie permanente, 108-116; hypotension maxlma 13 1/2; épreuve cardiaque fonctionnelle médiocre ; auscultation négative. Manifestement inapte.
Il est digne de remarque que, dans ces cas d*hyposystolie latente, l'épreuve ci-dessus détermine, en somme, une crise transitoire d'asystolie caractérisée présentant les caractères sphygmomanométriques typiques du déséquilibre circulatoire tels que nous les avons définis dès 1911 (1).
Tels sont les résultats absolument typiques recueillis chez des sujets franchement normaux, à système circulatoire manifestement indemne et ayant résisté sans défaillance aucune à des épreuves assez dures (entraînement militaire) et, au contraire, chez des sujets débiles cardiaques, à puissance de réserve manifestement minime ou nulle, ainsi qu'en témoignaient toute leur histoire et leurinaptitude à supporter un entraînement quelconque. Nous n'avons pas pratiqué lesdites épreuves chez des asystoliques ou chez les sujets en imminence d'asystolie, parce que nou» se croyons pas qu'un médecin soit moralement autorisé à se livrer, dans un simple but diagnostique, à une épreuve qui pourrait être dommageable à un malade, et chez de tels sujets lesdites épreuves ne seraient pas sans danger.
Mais nous avons observé tous les stades intermédiaires entre la réaction normale franche et la réaction hyposystolique que nous venons d'exposer. Telle, par exemple, la réaction à tendance liyposystolique manifestée par l'observation de la figure 269, relative à un ancien obèse, convalescent de myocardite post-infectieuse, et chez lequel on note à un degré atténué les réactions hyposystoliques : l'instabilité du pouls, la lenteur du retour à l'état d'équilibre antérieur, l'élévation relativement faible de la maxima avec élévation relativement forte de la minima après mouvement, etc., etc. A noter l'amélioration attestée par la deuxième épreuve^ prise un mois après la première et na-traitement approprié.
Fort intéressants aussi et singulièrement suggestifs sont les résultats recueillis dans les cas de névroseM cardiaques, c'est-à-dire chez des sujets qui, en dehors de toute lésion ovganique aiguë ou chronique du cœur ou de ses enveloppes, en l'absence même de toute dr'*bilité myocardique vraie, par exemple, congénitale, constitutionnelle, ou de toute lésion avérée du système nerveux, souffrent d'un complexus symptomatique à prédominance cardiaque. A la vérité, ce groupe n'est certainement pas homogène, car oay peut a priori distinguer maintes variétés (neurasthénie cardiaque,maladiede Basedow,etc.) ; toutefois, d'une façon générale, l'épreuve ci-dessus décrite a donné des résultats bien typiques et qui peuvent se résumer comme suit : d'une façon générale, le névrosé cardiaque réagit de façon exagérée tant au point de vue fréquence du pouls qu'au point de vue élévation des tensions ; par là il manifeste son hyperexeitabilité
(1) Alfred Martinet, Es^ni de dynamique cardiaque. Les lois de l'équilibre cardiovasculaire {La Presse médicale^ 22 mars 1911). — Clinique et thérapeutique circulatoires. Masson, édit., 1914, p. 453-461.
réflexe cardiaque et vaso-motrice ; en revanche, sa réaction sphy gmoni a nométrique, franche quoique exagérée, et son retour rapide à son état d'équilibre antérieur attestent l'intégrité de son myocarde.
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Fig. 273. — Névrose cardiaque.
FIg. 274.
- Névrose cardiaque.
,69 — 67 kilogrammes.
Telles sont, grosso modo, les réactions fonctionnelles, comme on voit, vraiment typiques et caractéristiques des régimes circulatoires normaux, hyposthéniques et hypersthéniques. Elles correspondent au plus grand nombre des cas cliniques, mais, à la vérité, il peut se présenter des cas plus
ig. 275. — Coeur d'alhléte. Erélhisme
neuro-cardiaque.
H..., 1893. I »,70 — 68 kilogramme'.
Fig. 276.
I« épreuve: DysenLerie. AsthÉoie vasomotrice — 65 kilogrammes.
2"« épreuve : Convalescent quasi normal — 70 kilogrammes.
complexes. Tel cardiopalhc vrai pourra être un névropathe, tel névropathe vrai pourra être atteint de débilité cardiaque, de pléthore vraie, d'affection orponique du cœur; l'épreuve fonctionnelle permettra souvent h elle seule de dépister la coexistence des deux troubles ; associée aux nutrcs modes d'investigation clinique, elle parviendra presque toujours à faire le départ de ce qui appartient en propre au système nerveux et au système circulatoire.
Deux exemples concrets vont bien mettre en évidence la valeur de cette épreuve :
La courbe évolutive (fig. 275) se rapporte à un sujet de vingt-deux ans, de 1™,70 — 68 kilogrammes, pompier, véritable athlète, atteint d'hypertrophie cardiaque d'adaptation, d'entraînement avec hypertension, souffrant de cardialgie et de palpitations à la suite d'un exercice particulièrement violent. La réaction tachycardiaque et sphygmomanométrique exagérée traduit bien l'éréthisme neuro-cardiaque, le retour rapide à la normale et la violence même de la réaction sphygmomanométrique attestent l'intégrité du myocarde.
Les courbes évolutives (fig. 276) (1 et 2) se réfèrent à un même sujet. La première épreuve fut pratiquée en période dysentériforme ; elle ne put être continuée au delà du simple passage à la position verticale qui détermina une tachycardie, avec réaction hypotensive et défaillance caractéristiques de l'asthénie vaso-motrice évidente par ailleurs ; la deuxième épreuve, pratiquée trois semaines après, alors que le sujet convalescent avait repris 5 kilogrammes et la quasi-intégrité de ses forces, fournit une réaction quasi normale.
Interprétation des épreuves fonctionnelles :
L U épreuve slaiique, réaction d'adaptation à F attitude, donne la réaction au repos déterminée par le passage de la position horizontale à la position verticale. Elle semble surtout caractéristique du tonus vaso-moteur. L'asttiénie ua50-mo/rice (asthénie circulatoire neuro-vasculaire) se manifeste :
1® Par l'exagération de la réaction tachycardique ;
2® La réaction sphygmomanométrique nulle ou négative, inversée.
Le D' Prevet a bien démontré l'influence qu'avait sur la production de la tactiycardie orttiostatique la chute plus ou moins prononcée de la masse abdominale, de l'estomac surtout, et par opposition au réflexe oculo-cardiaque il a dénommé ce mécanisme réflexe tachycardique : réflexe abdomi no-cardiaque.
Nul doute que l'accélération cardiaque orthostatique ne soit en partie sous la dépendance d'un mauvais équilibre abdominal, en particulier stomacal, et qu'il n'existe une relation très nette entre la forme tombante de l'abdomen à sailHe sous-ombilicale et l'intensité du réflexe abdominocr.rdiaque.
IL U épreuve dynamique de mouvement, réaction d'adaptation à V effort, donne la réaction déterminée par l'exercice. Elle est surtout caractéristique de la puissance de réserve du myocarde. L'asttiénie myocardique (débilité cardiaque constitutionnelle ou acquise) se manifeste:
1® Par l'exagération de la réaction tachycardique;
2® La réaction sphygmomanométrique minime, ou nulle, voire négative (réaction hyposystolique) ;
3° La lenteur du retour à l'état d'équilibre circulatoire antérieur.
Notons une dernière fois que ces réactions d'insuffisance cardiaque et
202 EXAMEN DE UAPPAREIL CIRCULATOÎBE
vaso-motrice sont précisément celles que Ton recueille au cours des observations d'évolution des hyposystolies et des asystolies. Elles constituent de vérikkblea épreuves d'hijposysiolie provoquée.
Il est bien évident que Ton peut — et que Ton devra — systématiser d'autres épreuves fonctionnelles circulatoires basées sur des modes d'exercice variés et gradués en modalité, en intensité et en durée (■sarche, montée, port de poids, course, etc., etc.).
Voir, d'autre part, aux techniques du système nerveux : les réadiom vaso-molrices.
i. HÉMATOLOGIE: Examen physique : l. Spectroscopie; 2. Viseosimlrie; 3. Coagulométrie ; 4. Résistance globulaire. — Examen cliimique : 1. Dosage de l'urée ; 2. Dosage des chlorures; 3. Recherche des pigments biliaires; 4. Recherche de T acide picrique, — Examen cytologique et bactériologique : 1. Numérations ghhuêaires; 2. Formule leucocytaire; 3. Hémoglobinimétrie ; 4. Hémoparasiiologie. — //. CYTO- LOGIE : Cytodiagnoslic en général; Epanchements fibrineux; Liquide céphalo-rach idien .