‹ Diagnostic clinique, examens et symptomes;Chapitre 70 sur 277 · SI · texte numérisé non relu

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Il* '^leuler la teneur du sang en ur^ au litre — en foni-lton du

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atque» urinaireM).

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Uré«mèlre à nwrcnre. — Le Formulairr pbarmaefotiqae des hipilaai mititaire» I ; d^rit de ta taço» suivante la méthode à suivre pour le dosage de l'urne duns le «ang :

Mrsurer 10 c millimètres cube» de sérum ou de sang et les mélanger à 10 cvnlimHrm cul>es d'acide trichloraeétique à '2» p. 100 dans un vase bien •rc. Mélanger le tout avec une baguette de verre. Filtrer sur un tiltre plat. Eu qucl<]ues minutée on a 10 û 11 centimèlres cubes d'un liltrat clair presque exempt d'nlbiiiniiir. Doser l'urée par l'hypobromite de soude additionné exieraporanémcnl d'un peu de soude {2 centûuêlres cubes de lessive da lutude pour 10 centimètres cubes d'hypnbromile).

L'appareil ifénémlrmcnt employé pour ce dosage est l'uréomëlre à mercuro d'Yvon.

I (le eonstroction facile, pnr If O* lli

. priar-

Le pharmacien chargé de l'analyse peut n'avoir pas sous la main cet instrument qui présente, d'ailleurs, malgré ses qualités de robustesse et do simplicité, les inconvénients inhérents à la présence d'un robinet de verre : refus possible de fonctionnement, risque de fermeture imparfaite.

Tous les uréomètres spécialement construits en vue du dosage de l'urée sanguine sont également munis d'un ou de plusieurs robinets.

Il nous paraît plus simple, et tout aussi pratique, d'ojiérer avec un tube de verre fermé par un bout, gradué en dixièmes de centimètre cube et d'une capacité d'environ 30 à 40 centimètres cubes, c'est-à-dire avec une cloche à gaz divisée.

L'uréomèlre d'Esbach, ordinairement réservé aux recherches dites ■ clinicpies », peut ainsi acquérir une plus grande précision par l'emploi du mercure. Il est facile de construire un appareil analogue plus ou moins perfectionné : on choisit un tube d'un diamètre étroit, de façon à avoir des divisions bien espacées, on limite la graduation à une quinzaine de centimèlres cubes et on souffle une ampoule au-dessus, pour diminuer la longueur de l'appareil.

Le mode opératoire est le suivant :

Maintenir le tube, au moyen d'un support quelconque, dans la position verticale, l'extrémité fermée en bas.

Introduire dans le tube 10 centimètres cubes de filtrat (1), une goutte de sohitionde phénolphtaléineet de la lessive de soude jusqu'à franche alcalinité.

S'il se produit quelques bulles gazeuses, attendre que le dégagement ait cessé.

Verst-r du mercure jusqu'à ce que le niveau du liquide s'élève à 1 ou 2 centimètres de Toriflce ; achever de remplir le tube avec de l'eau distillée versée doucement à la surface, sans mélange avec la couche sous-jacente.

Boucher le tube avec le doigt et le retourner sur un mortier renfermant du mercure.

Avec une pipette dont on a deux fois coudé à angle droit l'extrémité efRlée, introduire dans l'appareil, au travers du mercure, 5 ou 6 centimètres cubes d'hypobromite de soude récemment préparé. 11 sutTit de souffler dans la pipette remplie d'hypobromite, en s'arrêtant avant d'avoir chassé tout le liquide. En cas de besoin, on introduirait ensuite de la même manière une nouvelle quantité de>éactif.

Boucher solidement le tube avec le doigt, le retourner une fois et le replacer sur le mercure.

Recommencer cette manœuvre (en retournant alors le tube plusieurs fois), jusqu'à ce que tout l'azote ait été dégagé.

Porter l'appareil sur une cuve à eau (bocal ou éprouvette à pied).

Attendre que l'équilibre de température soit établi et que la diffusion des liquides soit complète.

Saisir alors le haut du tube avec'une" pince en bois; faire coïncider les niveaux intérieur et extérieur du liquide et lire le volume gazeux : soit n centimètres cubes.

(1) L'appareil étant soigneusement gradué, on peut recevoir directement le filtrat dans l'uréomètre et opérer avec une quantité supérieure ou inférieure à 10 centimètres

cubes ; on multiplie en ce cas le résultat par la fraction — , p étant le nombre de centi-

P mètres cubes de la prise d'essai

Recommencer Topera tion avec 5 centimètres cubes de solution d'urée à

1 gramme pour 500 centimètres cubes (1), ou avec 1 centimètre cube de

solution d*urée à 1 p. 100. Soit u le nombre de centimètres cubes d'azote

dégagé par cette prise d'essai renfermant 0«^,01 d'urée.

2n Le sang examiné renferme — grammes d'urée par litre.

Exemple :

10 centimètres cubes de filtrat, correspondant à 5 centimètres cubes de sang, ont dégagé 0cc,8.

08^0 1 d'urée a dégagé 3cc,8.

Il V a

= 0«',42 d'urée dans le sang.

Nous n'avons pas trouvé la description de ce procédé dans les manuels courants. C'est pourquoi nous avons cru bon de le signaler, ou de le rappeler, à ceux de nos confrères qui se trouveraient embarrassés par le manque d'instrumentation. Il évite sûrement toute déperdition de gaz et permet de faire varier considérablement la prise d'essai suivant la teneur probable en urée du liquide à analyser (urine, sang, liquide céphalo-rachidien, sérosités, etc.).

2, DOSAGE DES CHLORURES. — Recherche de la chlorurémle (Cas-

taigne). — Le dosage du chlorure de sodium dans le sérum sanguin se fait de la façon suivante :

Matériel de recherches et réactifs. — 1° 10 centimètres cubes de sérum (5 centimètres cubes peuvent suffire).

On obtiendra ce sérum en retirant 30 à 35 centimètres cubes de sang

Figr. 282 bis. — MattTiel lu^ccssaire au dosnjje dos chlorures (d'après Castaigne).

A'. B. — Ku sus des aftpareils et réactifs ci-dessus figurés, une burette de Mohr graduée et un verre de laboratoire sont nécessaires.

prir {lonction, avec une aiguille de platine grosse et courte, d'une veine du inas — ou par des ventouses scarifiées (jue l'on peut toujours, dans un hul thérapeutique, faire appliquer sur la région lombaire du malade. Le sérum se séparera par coagulation spontanée.

"2^ Acide azotique pur, ne précipitant pas le nitrate d'argent.

o" Solution de nitrate d'argent décinorniale, soit :

Nitrate d argent pur 4«t,25

Eau distillée 250 grammes.

Cette solution est à conserver dans un flacon en verre jaune.

(I) Formulaire des hôpitaux mililaireSf II, p. 430.

40 Solution de sulfocyanure de potassium décinormale, soit :

Sulfocyanure de potassium pur : . . . ^«',425

Eau distillée 250 grammes.

.jo Solution d'alun de fer ammoniacal :

Alun de fer ammoniacal 5 grammes.

Eau distillée 100 —

()0 a. Une pipette ou une éprouvette graduée de 20 centimètres cubes

b. Une burette de Mohr graduée de 20 centimètres cubes.

c. Un verre de laboratoire de 125 centimètres cubes.

d. Un agitateur.

Technique de la recherche de la chlorurémie, — Décanter dans l'éprouvette — ou bien prélever avec la pipette — 10 centimètres cubes de sérum. Rincer la pipette ou Téprouvette à l'eau distillée avec soin.

WTser le sérum dans le verre.

Ajouter environ 40 centimètres cubes d'eau distillée.

I^iis 20 centimètres cubes environ d'acide azotique.

Puis 20 centimètres cubes, très exactement mesurés dans l'éprouvette graduée, de la solution de nitrate d'argent.

Puis 2 à 3 centimètres cubes de la solution d'alun de fer ammoniacal.

Le contenu du verre, après agitation, est devenu laiteux.

Placer le verre sous la burette ; remplir celle-ci jusqu'à 0 avec la solution <le sulfocyanure ; laisser tomber dans le verre, goutte à goutte, en remuant constamment, la solution de sulfocyanure de potassium, jusqu'à ce que la niijsse entière prenne une teinte rosée, ou café au lait, persistante après i< citation.

Soit N le nombre de centimètres cubes nécessaires pour arriver à ce i« sultat.

La teneur du sérum en chlorure de sodium est de :

(20 — N) X 08^,585, pour 1 000.

Si on a opéré avec 5 centimètres cubes de sérum, la teneur en chlorure de sodium = (20 — N)xl,17, pour 1 000.

Le syndrome chlorurémique doit faire redouter de graves œdèmes périphériques ou viscéraux tenant sous leur dépendance de sérieux iiccidents du brightisme qui, cliniquement, relèvent de l'urémie respiratoire, de l'urémie digeslive, de l'urémie nerveuse.

Conséquence pralique: le diagnostic de chlorurémie impose le régime déchloruré ou hypochloruré en même temps qu'une médication déchlorurante.

3. PIGMENTS BILIAIRES DANS LE SANG. — Recherche des pigments biliaires dans le sérum. — 1. Bilirubinf:. — On peut constater la présence de la bilirubine dans le sérum, alors que l'urine n'en contient pas ou renferme seulement de l'urobiline.

La coloration jaune d'or à reflets verdâtres du sérum en est le signe

le plus manifeste, quand elle existe en proportion suffisante. Mais il est toujours utile de contrôler cette première iftipression par Texamen spectroscopique (absorption de la partie droite du spectre : voir Speciroscopie) et par la réaction de Gmelin.

Réaction de Gmelin, — On peut la rechercher, même avec quelques gouttes de sérum. On recueille, par piqûre à la pulpe digitale, ou autrement, 2 à 3 centimètres cubes de sang ; on laisse le caillot se rétracter et le sérum transsuder. Après quelques heures, celui-ci est prélevé avec une pipette, et un demi-centimètre cube de ce sérum est déposé dans un tube de verre à fond plat d'un centimètre de diamètre environ. Puis, avec une autre pipette, introduite directement jusqu'au fond du tube, on fait avec soin arriver, au-dessous du sérum, un quart de centimètre cule environ d'acide nitrique très faiblement nitreux. L'albumine du sérum se coagule au contact de l'acide. La coagulation progresse de bas en haut. D'abord blanc, le caillot jaunit à sa partie inférieure par oxydation due à l'acide nitrique ; puis apparaît, immédiatement au-dessus du jaune, un petit anneau fin de coloration bleuâtre. Ce liséré bleu, décrit par Hayem, fait place, lorsque la cholémie est relativement intense, mais seulement alors, à la série des teintes observées par Gmelin. Quand, au contraire, le sérum ne contient que peu de pigment biliaire, la réaction de Gmelin ne se manifeste que par cet anneau bleu, plus ou moins étroit, parfois visible seulement à la loupe, entre la partie inférieure jaunie et la partie supérieure blanchâtre du coagulum d'albumine ; cet anneau bleu est bien une caractéristique de la présence de bilirubine, d'après les recherches de Gilbert, Herscher et Posternak.

2. Urobiline. — Quand l'urobiline existe seule en faible proportion dans le sérum, celui-ci reste pâle. Mais si le scrum contient une forte proportion d'urobiline et quelques pigments bihaires, il devient jaune ambré et fluorescent, si on l'examine à contre-jour sur fond noir. Pour Herscher, la fluorescence ne serait pas pathognomonique de la présence d'urobiline.

Méthode ctiimique. — On ajoute au sérum une quantité égale d'alcool amylique, on décante et on verse quelques gouttes de chlorure de zinc ammoniacal ; il se produit immédiatement une fluorescence verte (procédé Kiva). Ou l)ien on ajoute de l'acide chlorhydrique et du chloroforme, on décante et on fait agir de l'acétate de zinc en solution alcoolique. Il se produit une fluorescence verte (procédé de Gilbert et Herscher).

Métliode spectroscopique, — Le sérum contenant de l'urobiline donne au spectroscope une bande nette entie le bleu et le vert.

Quand il existe en môme temps de la bilirubine, il faut employer un artifice pour démasquer l'urobiline. Comme elle est plus diffusible, il suffît de verser un peu d'eau distillée à la surface du sérum, pour la voir apparaître dans la couche supérieure de l'éprouvette f.u bout d'une heure ou deux au minimum.

4. RECHERCHE DE L'ACIDE PICRIQUE DANS LE SÉRUM. — Nous croyons utile [de donner, d'après Castaigne et Desmoulières, une tech-

nique très simple de recherche de Tacide picrique dans le sérum sanguin. Elle nous a personnellement rendu les plus grands services pour le dépistage de maints o ictères picriques ».

1° Recueillir par saignée, ventouses scarifiées ou ponction veineuse, 15 à 20 centimètres cubes de sang ;

2^ Mettre dans un tube à essai ; ajouter quantité égale de solution aqueuse d'acide trichloracétique à 25 p. 100 ;

3^ Fermer le tube avec le pouce ; agiter vigoureusement ; jeter sur un filtre à plis ordinaire ;

4° Recueillir dans un tube à essai, en ayant soin de repasser sur le filtre lés premières portions du liquide filtré si elles ne sont pas limpides.

En l'absence d'acide picrique, le liquide obtenu est toujours parfaitement limpide et incolore. — En présence d'acide picrique, le filtrat, non moins limpide, présente une teinte jaune picriquée plus ou moins accentuée. Une teinte jaune, si faible soit-elle, est concluante.

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