II. - CYTOLOGIE
EXAMEN CYTOLOGIQUE. — Technique. — !<> Examen immédiat. —
Le meilleur.
a) Liquide épais : étalement direct sur lames, comme pour le sang
^p^ ^^ (voir Technique badé-
(g^ ^p H f^ ^^ riologique),
^^ ^P ^ ^^ ^^ b) Liquide séro-fibri-
^^ — ' ^^"^ neux : recueillir environ
15 centimètres cubes de
^V ^^ '^ ^^ ^A liquide dans un tube à
^m ^^ centrifuger. Centrifuger
^^ ^ pendant dix minutes.
Ê^ .g^ ^r W 0^ On jette le liquide. On
^P ^^ Éj^ aspire le dépôt avec une
pipette très efGlée et on Tétale sur trois ou qua- Fig. 299.— Pleurésie infectieuse aiguë non tuberculeuse, i^e lames, en déposant Leucocytes polynucléaires (d'après Dieulafoy). ^^^ chacune une goutte
que l'on étale avec le bout de la pipette, T étalement couvrant une surface
^ du diamètre d'une pièce
^Q de 50 centimes.
^ ^ A W f^ O^ P^ut utiliser le tube
^B^ ^A à centrifuger de Baudouin
^ A 9 ^ A ^^ Français. Le fond de
®^^ O ^ ,^®V '^ce tube est constitué par
^ <^ 9 S^ A ^^^ laquelle la centrifu-
® ra ia gation applique directe-
^^ W ^ ^ ment les éléments. Après
^^j^ ft é» ^ é^ centrifugation, le liquide
A 0^ AM ® ®^^ retiré au moyen
A A A ^^ &^ d'une pipette et remplacé
,,. „,^ r., X . . *. , . 4 par un liquide fixateur
ViiS. 300. — Pleurésie tuberculeuse primitive. ^ , ^ ^
Lymphocytes. Quelques hématies (d'après Dieulafoy). qtl on laisse Cinq a six
minutes pour fixer les éléments. Le tube à centrifuger est alors démonté, et la coloration est
le (iisi.[ue. Les cpllules n'ont subi
faite directement altération.
2" Examen tardif. — Plusieurs heures après la récolte du liquide, il s'est formé un coagutuni fibrineux qui retient dans ses mailles le plus grand nombre des ëli^ments figurés.
1" Procédé des perles.
— Le liquide a été recueilli dans un tube à essai ; on ajoute douze à quinze petites perles de verre. On agite dix minutes pour dissocier le caillot ; on décante doucement dans un tube à centrifuger pour se débarrasser des flocons de fibrine; on centrifuge le liquide ainsi obtenu.
2° Procédé anlicoaijulanl, ])rèjérable.
Fig. 301.— PIcurésia luéeuriiriui!. Clacards endoUiétlaux Hvec lieux leucocylea polynucléaires et trois lymphocytes. Quelques hématies (d'après Dieulafoy).
- On ajoute.
récolte du liquide, une solution anticoagulante dans hi proporlio —dcii'P^i^i^ <^B solution pour une partie de liquide.
EXAMEN DE L'APPAREIL CIRCULATOIBE
3" Fixaliuii cl colornlioii. — l.ts lamt';* sont llxi'cs à l'aliool-t-ther mi ii l'nlinol JibKdhi ou ii l'aiide iliniinii|HC ii l/imi«. et colori-t-s à l'hi'-mattiiic r-osine uu » la thîonine pli<''iii(|u<V, rumme pour dt^s préparations de sunu. On <i>nipli'-tera par un examen liait(-i-ioloffii|UP, après coloration au (.irani t't au lilcu (If iiiL'tliyli'iK; t't à Ui futlisîiie lic /.iehl, roniine pour k-s crachutr. si l'on soupçonne la présonoe de linrilles lUr Kuih.
On examine au microscope avci: un objectif ù immen-ion.
itil quatre boules rondes ' is ik cellule? mortes.
■ut OlOinents et on t-lal.lit h
■l" F"rmiilr c'jlotiiiii'iiii-, — On coniplf pro|.ortioniialité Je <-\x:u^iu- rl.-inuiil .
l'"Siijiiijii-atioiis ilii ciiluiliiupioxlic.- -a: (iniinf nombre de globules muges.
— K]iiiiii'lii:tiienl lirtnnriML'iipn; ; i.i'<.|.al>ilité iJe tul>erculose ou de cancer. !■ l'rrd'iiiiiri'uire (/'■.< iiuliiiiiiflc'iirrx ilaii:' un èpancbemenl sèro-pbrineuj.
- ■ AlTfilir.iL uifjiii'. l',i>|M>n..l;iiil, ijiiatid les pnlynuflraîres ont une inlé)rrit>jp.uliiih-, il |i.;n( s'iii-'ir d'un .-iiiiplr éliiL eoii}:i;stif cliez un cardiaque, pyr
1-, l'ièdorni nonce de iiinniiniii-lrniri-s et de bjmphocijles dans un t-pancliein<'[il séro-lijirineux. — AITi-itiun cinoiilipn-, |U'o!ialiIeuienL tuljcrcuIoBe.
Colorallon par rbémutoxytinc-ioaiin; [Gru^issemenl: 700; ooul. 2; obj. imm. 1/15, Sliassnie). Cellules endoUiélialc; i]i> didéreules grandeurs, i^ulées uu en placards.
Quelques-unes sont en voie de iiécroEe, le noyau se colore niul. le proloplasni teinté, les contours mal llmilé?. Très rares lympliocytes.
Il peut y avoir en plus:
Des potynucliBires (hydrocèle a\guË de la blennorragie) ;
Des polynucléaires et des lymphocytes (hydrocWe trauma tique, liydrocèle enkystée du cordon) ;
Des polynucléaires, des lympliocytea el des globules rouges (hydrohémalocèle] ;
Des lymphocytes (hydrocèle tuberculeuse, hydrocèle d'une |iuussée algue de sypbilU, bydrocèle trsumatfque) ;
Des éosinophiles (inlecllon chronique),
La valeur du cylodiagnostic est pleuraux.
Daiiô \'asciie chronique, le passage fréquent de nombreux polynucléaires, venus de l'inteBlin, empêche d'accorder à la polynucléose péritonéale la valeur dlagnosliijue de la pulynucléose pleurale.
Dans les hgdrocèlts, les {liquides arliculairea ou péricardiques, le cylodiagnostic donne des renseignements souvent intéressants. Mais l'inocu-
laticiii du liquide au cobaye restera toujours le meilleur critérium de l.i naturt- lubcrciileuse d'un liquide.
EXAMEN DU LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN. — I. Examen physique,
— Couleur ET aspfxt. — a) Liquide Iransparenl ei incolore. — Normaiemeni, le liquide céphalo-rachidien est a eau de roche <■.
Mais il peut conserver cet aspect à l'état pathologique (tabès, paralysie générale, méningite tuberculeuse).
b) Liquide Iransparenl n
Fig. 305. — Grosses cellules snrcomBlcuses'rtu liquide c6iilialo-rHChiilieii. A gaucbcfi eu haut, celhile en ëlal de kHryokinèse. Eu bas, deux celluleE nvcc Uégén^rescHicp vuuuolaire du protoplasnia. Les petites cellules sont des globules rouges, des globules blance mononucléaires el des polynucléaires (Slcsrd et Gy).
1° Présence de pigment biliaire. — Réaction de Gmelin.
'2" Présence de sang. — Tantôt le mélange de sang au liquide est récent, et, dans ce cas, le liquide est non seulement jaune, mais aussi trouble, par présence d'éléments figurés.
Mais parfois, lorsque l'épanchement est ancien, les globules ont été détruits, et le liquide ne renferme que de l'hémoglobine transformée.
Ces cas se rencontrent dans les hémorragies rachidienne ou crânienne, hémorragie méningée, fracture du crâne ou du rachis.
30 En cas de rnémngile tuberculeuse, on peut rencontrer cette teinte jaunâtre due it de petites hémorragies avec mise en liberté d'hémoglobine.
c) Liquide hémorragique, — Trouble, jaunâtre, rosé ou rouge, suivant la quantité de sang.
Erreur à éviter : Taiguille à ponction lombaire a pu traverser une veine. Emploi des irais tubes: le sang ne se montre que dans le premier, ou, en tout cas, en quantité plus grande.
d) Liquide trouble ou franchement purulent. — Se montre dans les méningites aiguës. Exceptionnellement il s*agit d*un épanchement puriforme aseptique.
Mode d'écoulement et tension. — Normalement, le liquide s^écoule goutte à goutte. A l'état pathologique, il peut sortir en jet, avec hypertension.
Syndrome de coagulation massive. — Coagulation en masse, coloration jaune, richesse plus ou moins grande de globules rouges et blancs ; se rencontre dans des cas divers : méningites, tumeurs méningées et surtout méningo-radiculo-myélites avec paraplégie ; paraît signifier un cloisonnement de la cavité rachidienne et exsudation du plasma sanguin dans une poche.
II. Examen chimique. — a) Dosage de l'urée. — Se fait comme dans le sang (voir page 209).
Normalement, on trouve 0^,15 à 0^^,40 d'urée par litre.
b) Recherche du sucre. — Normalement, le liquide céphalo-rachidien contient du sucre.
Technique. — On fait tomber 3 gouttes de liqueur de Fehling dans 2 centimètres cubes de liquide centrifugé ou filtré. On porte à rébulhtion. Lorsque le liquide reste bleu, le résultat est négatif ; s'il y a précipitation franche et rapide d'oxydule de cuivre, la réaction est positive. En certains cas, le liquide se décolore plus ou moins sans formation de précipité ; il y a réduction sans précipitation. Cette réaction, très faiblement positive^ ne s'observe pas avec le liquide normal.
Résultats. — 1° Dans les méningites aiguës, absence de sucre.
La persistance de sucre permet, indépendamment des signes cliniques et microscopiques (polynucléaires intacts), de distinguer les accidents sériques d'une rechute.
2^ Dans les états méningés (association d'un syndrome méningé, par exemple au cours d'une pneumonie ou d'une para typhoïde, avec un liquide céphalo-rachidien normal ou plus ou moins modifié dans son état physico-chimique ou cytologique, mais aseptique): non-disparition du sucre.
c) Dosage de l'albumine. — Normalement, le liquide en renferme seulement des traces (08»',10 à 0Kr,15 p. 1 000).
Technique. — La simple ébullition par la chaleur peut donner des renseignements suffisamment précis :
On fait bouillir quelques centimètres cubes de liquide dans un tube à essai très propre ; normalement on n'obtient qu'un louche très léger.
Résultats. — En cas de réaction méningée, on obtient un louche plus ou moins intense.
On peut rencontrer une diasocialion albumino-cylo!ogique (éléments cellulaires absents ou rares et augmentation notable de l'albumine) : compression extra-dure-mérienne de la moelle, mal de Pott, anciens syphilitiques.
III. Examen cytologique. — Technique: la même que pour les cpaiichements (voir Examens cylologiqaes, pa^e 230).
Numération des éléments par la mélfiode de NageoUe. — Le principe est le même que celui de rtiématimétrie. Le liquide céphalo-rachidien est coloré par une goutte de bleu basique (thionine). La cellule de l'appareil est remplie et la numération est faite comme avec l'hématimètre.
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Fig. 306. ~ M6riingoeo(]iies (il'après Bezanion).
Normalement, on trouve à peine un ou deux lymphocytes par milUmètre cube de liquide.
liésullalu r
1" Abondance des globules rouges : hémorragie ;
2° Lympbocgtose prédominante : méningite tuberculeuse ou syphilitique, paralysie générale, tahes ;
3° Mononucléose à type de plasmazellen : présence de gros éléments uninucléés, ù noyau excentrique, et dont le protoplasma, très volumineux, se teinte en rouge vif. Se rencontro thez k'« syphilitiques et indique un processus méningt' en activité ;
4° Polynucléose : niéniugiLc aigué ;
r»" Cellules cancéreuses : méningite cancéreuse ;
(jo Polynucléose aseptique bénigne: polynucléaires absolument intacts. Indique un état congestif (urémie, syphilis, alcoolisme aigu, hémorragie, ramollissement cérébral, etc.].
IV. Examen bactériologique. — Technique (voir Techniques baclériclogiques).
Quand on soupçonne la méningite tuberculeuse, il faut compléter l'examen par Tinoculation au cobaye.