‹ Diagnostic clinique, examens et symptomes;Chapitre 72 sur 277 · II III IV · texte numérisé non relu

II III IV

La flgure d'Arnetli sert surtout dans le pronostic de la tuberculose. Si les polynucléaires à 1 et 2 noyaux augmentent [formule à gauche), le pronostic est mauvais ; il s'améliore si les polynucléaires à 4 et 5 devieiment plus nombreux (formule à droite).

Formula normale.

FormaU

Formule amétiorie.

TECHNIQUE BACTÉRIOLOGIQUE

Ia. Si l'on n'a besoin que d'une goutte de sang, par exemple pour les examens sur lames, on peut faire une piqûre au doigt, aseptique m en t. b. Si l'on veut une plus grande quantité de sang et que l'on tienne à étudier le sang des capillaires, on a recours aux ventouses scariBées, avec toutes les garanties d'asepsie. Il faut préférer au scarificateur ordinaire une lancette, plus facile à stériliser. Le verre employé comme ventouse sera parfaitement stérilisé. La peau sera rendue aussi stérile que possible.

»Ce ne sont là que des méthodes d'exception. Pour les ensemencements et inoculations, on a recours à la ponclion veineuse, la seule technique correcte en bactériologie.

A. Examen sur lames. — o. Ce n'est que dans de rares cas, infection par la bactéridie charbonneuse ou le spirille d'Obermeier, que l'on peut trouver des bactéries sur des préparations de sang frais.

b. Grâce à ViiUramicroscope, on peut voir sur des préparations de sang I frais, des parasites à l'état vivant, étudier leurs mouvements, qui, pour { certains (spirochètes), sont caractéristiques.

B. Cultures. — Le procédé le plus précis pour le diagnostic des septipcémies est l'ensemencement d'une grande quantité de sang.

Î28 EXAMEN DE VAPPAREIL CIPCULATOIBE

On fait une ponction veineuse au malade, tin laisse s'écouler le sang goutte à goutte, directement dans le ballon ou le tube contenant la g(-losc, le bouillon, etc., en tenant ce ballon ou ce tube immédiatement sous la canule, pour éviter les souillures par les germes de l'air, de la peau ou de l'instrument.

Il est de la plus grande importance d'ensemencer le sang dans les circonstances les plus favorables au développement des bactéries, afin de pouvoir tirer une conclusion, non seulement d'une culture positive, mais aussi d'une culture négative, qui permettra alors d'éliminer l'infection microbienne supposée. Mais il se présente alors certaines difficultés: d'une part, le sang possède des propriétés bactéricides, de sorte qui^ l'ensemencement d'une grande quantité de sang risque d'entraver k développement des microbes. D'autre part, si on ensemence une petite quantité de sang, on peut (nujours craindre que cette trop faible quantitir de sang ne contienne aucun microorganisme.

Pour y remédier, on utilise la méthode suivante :

Teciiniclie de J. Courmont. — On ensemence une quantité moyenmde sang(l à 3 centimètres cubes) dans des ballons d'Erlenmeyer contenant 300 à 500 centimètres cubes de bouillon ou d'eau peptonée ; grâce à celle forte dilution, on évite l'action empêchante du sang. On met à l'étuve à 37" et on examine au bout de vingt-quatre heures. Si le bouillon n'est pas trouble, il faut agiter le dépôt, mettre de nouveau à l'étuve et examiner le.^ jours suivants.

C'est cette méthode qu'on emploie dans la lièvre typhoïde, la pneumonie, les septicémies puerpérales, etc.

Hématozoaire àa paludisme. — Technique, — Prélever le sans; chez un malade n'ayant pas pris récemment de quinine et, de préférence, immédiatement avant l'accès ou au début de l'accès.

Colorer par le Gierasa, ou par la méthode de Laveran ; on mélange, au moment de s^en servir: ^H

Solution aqueuse d'éosine a 1/1 UW 2 eenlimètrea cubes. ^^Ê

Azur II, solution aqueuse â WIOO' 1 centimètre cube. ^^|

Ehu disllllëe 8 centimètres cubef.

Colorer dix minutes. Laver. Passer au tanin (solution de tanin h S/iOO*). Laver. Sécher.

Aspect. — On peut rencontrer (fig. 294, 295, 296, 297) :

1" La forme jeune, amiboïde : corps rond, pouvant renfermer des grains de pigments, et se trouvant inclus dans un globule rouge ; plus ou moins réfringent, 4 contours nets.

2" La forme adulte, ou corps sphérîque : masse arrondie plus grosse, encore enfermée dans le globule rouge, mais pouvant aussi être libre; renfermant de plus nombreux grains de pigments ; pouvant atteindre et même dépasser la dimension d'une hématie normale.

3" Le corps en rosace: c'est une segmentation du corps spllériquc, avec un nombre varié de segments, disposés en rosace ; les grains de pigments sont réunis au centre.

EXAArEN DU SA.\G

4° l.e corps en croissaiil : cet élément, en forme de croissant, est LantôL accolé à un globule rouge, tantôt libre. Il est un peu plus long qu'un globule rouge et présente un noyau centi-ul, avec une couronne de pigments tout autour.

â" Le corps flagellé : ne se rencontre pas dans le sang circulant. Mais, si l'on examine au microscope du sang frais dilué dans du sérum artificiel, on peut voir apparaître, au bout de quelques instants, ces corps I lés se détachant du corps sphérique.

Pilaires du sang. — TECHNigLE. — Manson). Certains emhryons de filaires se montrent ans le sang périphérique seulement la nuit, pendant le sommeil {Filaria

Pig, 298. — Filaria Banerofli.

A gmichc, mflle; b droite, fiî-

it's micrglilaircs du sang.

1, F. Bnncrnlti ; 2. F. pamlan» ; 3, F. l'ia ; 4. F, Drmarqiiogî (d'après Manson).

rofli) ; d'autres seulement le jour {Filaria loa). Il faut donc, av

de considérer le résultat comme négatif, faire la recherche à dilTérents moments de la journée.

Sur une lame ordinaire ou sur une cellule à rigole, on met une goutte <le sang assez épaisse. On recouvre d'une lamelle et tout autour de la lamelle on met de la vaseline pour empêcher le sang de se dessécher. On examine à un grossissement moyen.

Aspect. — Organismes en formes d'anguilles, de la largeur d'un globule rouge, mais 20 à 40 fois plus longs, incolores, remuant sans cesse.

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