EXAMEN DE L'URÈTRE CHEZ L'HOMME
Règle générale. — Tout examen de r urètre exige une asepsie parfaite et rigoureuse: antisepsie du malade^ antisepsie de l'opérateur, antisepsie de l'instrument explorateur ou autre y telles sont les conditions primordiales d'un bon cattiétérisme,
1° Antisepsie du malade. — Laver le gland et le prépuce; a> ec la seringue vésicale (flg. 316), nettoyer le méat maintenu béant avec les deux doigts de la main gauche, puis envoyer, dans les premiers centimètres de l'urètre, une petite quantité de liquide (oxycyanure de mercure à 1/4 000, eau boriquée). On se servira utilement pour laver le canal de Tembout olivaire de Janet (fig. 329) qui s'adapte à toute seringue.
2» Antisepsie du chirurgien, — Lavage et nettoyage des mains à la brosse et au savon. „. ^on
Flg. 329.
3<> stérilisation des sondes. — Pour les sondes Nélaton et Embout olid'une façon générale toutes les fois qu'on ne dispose pas vaire de Jad'un mode de stérilisation spécial mieux approprié, recou- "®*"
rir à Tébullition.
Pour lubrifier la sonde, se servir soit de vaseline stérilisée, soit d'huile végétale stérilisée ou antiseptisée (huile goménolée, phéniquée), soit, mieux encore, d'huile de vaseline stérilisée (l'huile de vaseline, étant un corps minéral, s'altère moins facilement que l'huile végétale). On peut aussi se servir du savon de Guyon dont la formule est la suivante :
Poudre de savon ^
Glycérine >a 11 grammes.
Eau )
Résorcine 1 gramme.
Après usage, la sonde sera nettoyée avec soin à l'eau et au savon et conservée dans un milieu antiseptique.
Le plus simple des appareils pour le praticien est le tube à bouchon de caoutchouc contenant une capsule perforée dans laquelle on introduit quelques pastilles de trioxyméthylène (fig. 330).
Le médecin spécialiste aura à sa disposition des instruments plus parfaits, soit l'étuve d'Albarran à formol naissant, soit l'étuve de Marion (fig. 331) (étuve électrique à température constante permettant au trioxyméthylène de dégager des vapeurs à chaud), soit enfin l'étuve d'Hamonic. Nous donnons la préférence à l'étuve électrique de Marion.
ivaiit Il's cas : tx/zloraleitr, évacuateur 0
Le caLliéléi-isme pniil t-tre, ; thérapeutique (1).
a) CatbétéFisme explorateur. — (iuyon en a défini ainsi les trd
grands principes :
]" '( Faire If l'iucherùraiile de rirts//T(ni*'n/ ii, c'est-à-dire que " le chirurgien
Fii{. 33a — Tube de Desnos.
a pour but de sentir toutes les parties du trajet ou de la cavité qu'itj parcourt comme il le ferait avec le doigt ". La sonde introduite Icnlomeiil avec douceur, doit transmettre h la main attentive toutes les sensatini recueillies au passage.
2° " Savoir loujours exaclement dans quelle région du canal se Iroin l'extrémité cachée de l'instrumenl. »
11 faut pour cela se rappeler que le pas&agi' de l'inslnimenl dans
l"ig. 3ai
■c électrique du D' Marion.
sensitiilité toute particulière et
.alhélérisme e[ rester solQ
région prostatique éveille u ristique.
3" « Les deux mains doivent participer daires. "
Tandis que la main droite guide et pousse l'instrument, la main ga' facilitejes manœuvres de la main droite en donnant à la verge la dirçcUt qui convient.
BnrrwE explouathu'i; \ [uiit olivaihe, — Le cathélérisme expli
râleur doit commencer par l'emploi de la bougie olivaire (fi g. 332).
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