INTRODUCTION
Le diagnostic des kystes hydatiques chez l’homme présente bien souvent de très sérieuses difficultés. Parfois ces tumeurs restent latentes et ne donnent lieu pendant læ vie à aucun signe, de telle sorte qu’elles constituent une surprise à l’autopsie. D’autres fois, alors même qu’il s’agit de kystes arrivés à une période avancée de leur évolution, les symptômes par lesquels se manifeste leur présence n’ont, pour la plupart, rien d’absolu. Les tumeurs auxquelles ils donnent lieu peuvent être confondues avec les tuméfactions ou tumeurs des organes dans lesquels le kyste s’est développé. On a insisté, il est vrai, sur certains symptômes qui pourraient meltre
sur la voie du diagnostic. C’est ainsi que pour les kystes hydatiques du foie, la pesanteur locale, la gêne profonde dans l’hypochondre droit, les irradiations douloureuses vers l’épaule droite, surtout dans les cas où le kyste se développe près du bord supérieur du foie, les épistaxis à répétition par la narine droite, la pleurite sèche ou à faible épanchement de la base droite, pleurite par irritation de voisinage, présenteraient une réelle importance. Mais si ces signes peuvent faire penser à un kyste hydatique, aucun d’eux, on en conviendra, n’est de nature à permettre d’en affirmer l'existence. Il en est de même d’autres signes, dont on doit à M. Dieulafoy d’avoir montré, il y a longtemps déjà, toute l’importance. Ils ont en effet plus de valeur puisqu'ils éclairent la nature même de la lésion. C’est tout d’abord un dégoût spécial, une répulsion parfois profonde pour toutes les matières grasses, les sauces à la graisse, avec sensation de graisse dans la bouche et régurgitation des matières grasses ingérées, le tout s’accompagnant parfois d'aspect graisseux de la salive qui présente des « yeux » comme le bouillon. C'est encore du côté des téguments, une éruption d’urticaire que M. Dieulafoy a vu survenir sans aucune Cause provocatrice, comme premier signe, d’un kyste hydatique, encore ignoré. C’est enfin, quand on perçoit le frémissement hydatique pourtant si rare (1), l’ensemble des signes négatifs qui