LE MO
nons ces observations parce que ce qu'il y a d’intéressant en elles, c’est que la pleurésie semble avoir été la localisation initiale de l'infection typhique,; les syniptômes typhoïdes n’ont apparu que plus tard. I semblerait qu'il y ait, là,une évolution qui est comparable à celle de la pneumo-typhoïde, forme particulière de l'infection éberthienne, dans laquelle la pneumonie est l'accident primitif ou, du moins, la premiére manifestation clinique. Remlinger (4), il y à trois ans, nous à fourni deux nouvelles observations de ces pleurésies survenues au début d'une dothiénentérie eten devancçant les symptômes,aussi les nomma-t-il pleuro-typhus.
D'autres fois lépanchement séro-fibrineux peut se montrer à une autre période de l’évolution d’une fièvre typhoïde, non plus au début, comme dans le cas précédent, mais alors que la dothiénentérie évolue depuis plus ou moins longtemps. Achard (2) en a cité un cas de ce genre ; nous le reproduisons : « I s’agit d’un jeune homme de vingt-six ans. atteint d’une fièvre thy phoïde dont le diagnosticn’est point douteux, et qui présentait de la stupeur, de la céphalalaie, des taches rosées, une grosse rate, de l’'albuminurie. Au bout d’une huitaine de jours, en pleine période d'état, le malade qui, jusqu'alors, n'avait eu d’autres phénomènes thoraciques qu’une expectoration peu abondante et légèrement striée de sang, maissans signes physiques appréciables,
(4) REMLINGER, Loc. Cil.
(2) Loc cûé,
APCE GR
devint dyspnéique : (on comptait 36 respirations par minute). En même temps la matité de l'hypocondre gauche dépassait la région splénique et remontait au niveau de la base du thorax. Une ponction exploratrice, faite avec la seringue de Debove, le 25 septembre, donna issue à du liquide séreux, un peu louche, offrant à l'examen histologique des globules rouges et de nombreux globules blancs.
Deux jours après, la dyspnée persistant, bien que les signes physiques de l’'épanchement fussent peu accentués et consistassent seulement en un peu d'obscurité du murmure respiratoire à la base et de matité sur quelques travers de doigt, sans déformation thoracique, on fait une ponction avec l'appareil aspirateur et l’on retire environ 150 grammes d'un liquide teinté de sang, contenant toujours des globules blancs en abondance.
Six jours plus tard, on pratique une nouvelle ponction exploratrice, qui donne un liquide sérosanguin, moins louche que Île précédent et renfermant moins de globules blancs. Puis un petit foyer de broncho-pneumonie se développe du côté opposé, au niveau du hile du poumon droit, et une ébauche de phlébite se dessine à la jambe gauche, avec œdème, plaques rosées et douleur le long des trajets veineux. Maïs, fort heureusement, ces nouveaux accidents disparaissent en quelques jours. Toutefois, la matité persiste à la base gauche, avec du souffle, bien que la température s'abaisse | et que le malade entre franchement en convalescence.