‹ Diagnostic de la pleurésie tuberculeuse: chez les typhiquesChapitre 7 sur 18 · PAT · texte numérisé non relu

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Une dernière ponction exploratrice, faite le 28 octobre, fournit encore du liquide qui, cette fois, est plus clair et ne contient guère d'éléments figurés. Puis le souffle disparaît, la matité diminue, Île malade se rétablit complètement et, après avoir été maintenu quelque temps en observation, quitte l'hôpital le 8 décembre. »

Dans Ravaut (1) nous trouvons de nombreux cas de pleurésies survenues chez des typhiques et présentant la forme hémorrhagique. Cet auteur a étudié onze cas de pleurésies typhiques et il à trouvé que la majorité de ces épanchements avait une tendance à être hémorrhagique.

do Pleurésies purulentes. — L'aspect de l’épanchement dans ces pleurésies est variable suivant les cas, tantôt franchement purulent, tantôt séro-purulent, avec de nombreux flocons de fibrine. Cette variété, dans la fièvre typhoïde, est rare ; cependant il en existe quelques descriptions dont une, très caractéristique, nous est fournie par M. Achard (2). « La malade qui fait l’objet de cette observation est une jeune fille de 20 ans, qui. lorsqu'elle entra dans le service, était déjà souffrante depuistrois semaines, éprouvant une grande fatigue et une vive céphalalgie, ayant eu même des épistaxis, mais continuant à vaquer à ses occupations, pourtant pénibles, de bonne à tout faire. A son entrée, elle présentait

(1) Loc. cl.

(2) Loc. cit.

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de l'abattement, une légère diarrhée, une grosse rate, des traces d’albumine dans l'urine, une température de 3%%4 et, au thorax, quelques ràles de bronchite à la base droite avec des frottements à gauche, en avant et latéralement. Le lendemain, la température s’étant élevée, on prescrivit les bains froids, mais un seul bain fut donné, après lequel la température s’abaissa et resta au-dessous de 3% les Jours suivants, tombant même à 370 2.

En même temps, l’état général s’améliora, la prostration diminua. [l était évident que la maladie était arrivée à la période de déclin et que la plus grande partie de la période d'état s'était déroulée avant l'entrée à l'hôpital. On peut donc ranger ce cas parmi les fièvres typhoïdes dites ambulatoires qui, à vrai dire, ne sont pas toujours légères et parfois donnent lieu aux plus redoutables complications.

Cependant, malgré l’abaissement thermique qui indiquait la défervescence, malgré l'amélioration des phénomènes généraux, il subsistait des symptômes thoraciques de matité à la base droite, puis apparition de la matité à la base gauche, avec souffie,expectoration muco-purulente. Une ponction exploratrice est faite alors, le 13 avril, à la base gauche et donne issue à un liquide exclusivement sanguin.

Puis, les signes thoraciques persistant toujours. l’état général cesse de s'améliorer, la température remonte par poussées irrégulières, atteignant jusqu’à 40°, 4066 et tombant à 38, 3705. Une nouvelle

16 — ; ponction exploratrice, pratiquée huit jours aprés la première, fournit un liquide de couleur chocolat, trouble, renfermant beaucoup de globules de pus et quelques rares bacilles ; l’ensemencement de ce liquide donne des cultures pures de bacille d'Eberth. Quelques jours plus tard, les douleurs. surviennent dans la région de lhypocondre gauche, et les fausses côtes, à ce niveau,semblent soulevées en une voussure appréciable qui élargit la base du thorax : on fait une troisième ponction exploratrice qui, cette fois, ramène un liquide verdâtre, franche-. ment purulent.

Dés lors, l'opération de l’ernpyème est décidée en principe; mais, en raison du mauvais état général de la patiente, on décide de différer l'opération. En effet, La Jeune fille a beaucoup maigri, elle ne s’alimente pas.

Une ponction pratiquée fournit un litre de pus donnant des cultures pures de bacilles d’Eberth. Mais, après avoir subi un léger abaissement, la tem pérature, qui oscille autour de 370, pendant quelques jours remonte, atteignant même #40 : l'alimentation ne se fait pas mieux.

Comme il n’y a plus aucun bénéfice à temporiser, une quinzaine de jours plus tard, l’opération de l'empyème,avec résection d’une côte, est pratiquée. I s'écoule une grande quantité de pus. La cavité pleurale est drainée.

Après cette intervention, l'amélioration survient et se poursuit peu à peu.

Les observations que nous venons de citer nous

pri montrent donc que les trois variétés : séro-fibrineuse, hémorrhagique, purulente, sont susceptibles d’apparaitre, au cours de la dothiénentérie; de plus qu’elles se montrent soit à la période de début, d’état ou de déclin et qu’au cours de la même maladie elles peuvent se substituer, par exemple, qu'une variété hémorrhagique peut devenir purulente, comme c’est le cas, pour la deuxième description que nous avons donnée et dans une autre donné par Souques, Lesné et Ravaut (1).

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