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tale à ce niveau. Un doigt est introduit dans le vagin qui est d’une ampleur très grande et laisse passer la totalité du doigt ; entre ce doigt et le sacrum, on sent une masse molle, qui devait être certainement l'ampoule rectale. Opération pratiquée immédiatement: la canule d’un trocart fut introduite dans le cul-de-sac anal, guidée par le doigt placé dans le vagin; puis le poinçon du trocart fut mis dans la canule, et le trocart fut poussé dans l’ampoule rectale ; il sortit aussitôt un peu de méconium. Une incision fut alors pratiquée à partir de l’anus, en arrière, dans la direction du coccyx. L'ouverture rectale fut ainsi agrandie ; puis le rectum fut attiré en bas et suturé au pourtour de l’anus à l’aide de huit fils de soie. L'enfant fut aussitôt ramenée à sa mère. D’après des nouvelles envoyées par le Dr Alison, qui a soigné les suites de l'opération, tout s'esi bien passé et les matières fécales semblent pouvoir être retenues.
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Observation XX VIII
JULLIARD DE GENÈVE. — (raz. des Hôp. Année 1871, p. 743.
Garçon, petit et chétif, venu à huit mois.
Pas d'orifice anal. À sa place. petite ouverture de la grosseur d'une tête d'épingle, comme taillée à l'emportepièce et autour de laquelle, la peau conserve ses caractères. Un stylet ordinaire pénètre dans une ouverture ayant une profondeur deun demi-centimètre. Urine limpide au début dela miction, puis, versia fin, coloréeen jaune verdâtre par du méconium, et mélangée de gaz qui sortaient avec bruit.
Gonflement considérable du ventre qui, à la percussion, donne un son tympanique. Veines dilatées et nombreuses à la surface de l'abdomen. Bourse et verge considérablement ædematiées.
Jullard essaie, mais sans succès, d'introduire une sonde dans la vessie. Impossibilité, à cause del’æœdème, de trouver le méat urinaire.
L'enfant étant couché sur le dos, Julliard fait une incision sur la ligne médiane, depuis l’origine des bourses jusqu'aux coccyx. Il pénètre de plus en plus profondément en ayant soin de se tenir aussi près que possible du sacrum, crainte de blesser l'uréthre. À une profondeur de trois centimètres, il aperçoit une masse d’un gris jaunâtre, mais flasqué et nullement distendue qu'il prend pour l'intestin. 11 la sépare des tissus voisins, l'amène à la peau et la suture.
Pour détruire les adhérences de l'intestin et de l’uréthre, il incise le paroi rectale en rapport avec les lèvres de la plaie périnéale: et avec la sonde et un doigt introduit dans le rectum, il essaie de rompre les attaches. [Impossibilité d'y arriver. Craignant de blesser le péritoine, Julliard suture simplement l'intestin à la peau.
Pendant les premiers jours, état général excellent; mais bientôt diarrhée entraînant la mort de l'enfant.
Après la mort, on essaie d'introduire un catheter dans
la vessie. Celui-ci arrive directement dans le rectum: il est impossible de le faire pénétrer dans la vessie. Incision de la face antérieure de l'uréthre jusqu’à la vessie :
Dans la portion prostatique, petit orifice faisant communiquer l’uréthre avec le rectum. Cet orifice est arrondi et assez large pour donner passage à une bougie n° 8, L'intestin adhère à la portion prostatique de l’uréthre, dans une étendue d'environ un centimètre. En ce point, la paroi antérieure du rectum se confond avec la paroi postérieure de l’uréthre, dans uneétendue d’environun centimètre. L'adhérenceest constituée par une membrane fibreuse, perforée à son centre : cette membrane est si mince mais en même temps si résistante qu'il est impossible de séparer les deux organes par la dissection. Le péritoine recouvre la paroi postérieure de la vessie, descend jusqu’au niveau de l’abouchement anormal, contre lequel il se réfléchit pour remonter le long de l'insertion : il forme ainsi un cul-de-sac accolé contre le bord supérieur de l’adhérence uréthrointestinale. Pas de vestiges de sphincter anal. Pas d’altération des autres organes.
Observation XXIX Observation communiquée par M. CHRÉTIEN.
Garçon nouveau-né. — Cul-de-sac anal de un centimètre de profondeur. Opéré le 21 janvier 1882, par le procédé ordinaire. Ampoule rectale trouvée à deux centimètres audessus du fond du eul-de-sac anal. Elle fut abaissée et suturéeaux parties voisines. Réunion par premièreintention.
Etat satisfaisant pendant un mois. Fonctionnement très régulier. Au bout d’un mois, l'enfant fut revu par M. Bernheim. Il présentait des symptômes d’étranglement interne, indépendants de l'anus et du rectum où l'on
ne constatait ni rétrécissement, ni phénomène anormal.
Observation XXX Rank£. — Zahresb., année 1875, t. II, p. 264.
Enfant âgé de trois jours. Ventre très ballonné. Vomissements. Ictère.
On fait une incision périnéale. On reconnaît bientôt l'impossibilité d'atteindre la partie inférieure du rectum. Le jour suivant, anus artificiel dans la fosse iliaque gauche. L'enfant parait d’abord soulagé ; mais il meurt au bout de soixante heures. |
A l’autopsie, on constate que l'intestin communique avec l'urèthre par un très petit canal, particularité qui avait déjà été constatée pendant la vie; car, plusieurs fois, on avait trouvé du méconium mêlé à l'urine.
Cbservation XXXI
TaRNIER, — Bullelin de la soc. de chir. de Paris, an. 1873, p. 475.
Enfant né à terme, bien développé en apparence. Absence d'orifice anal. Par le méat urinaire, écoulement de méconium pur. Face violacée, extrémités bleuâtres et froides. Respiration pénible et embarrassée. Chaque fois que l'enfant boit, déglutition d’abord facile; mais, après quelques secondes, la face se congestionne, la respiration est interrompue et le liquide traverse difficilement l'æœsophage.
Incision, de 25 millimètres, sur le périnée. À 15 millimètres de profondeur on ne trouve rien. Alors résection du coccyx. Suture muco-dermique. Mort au bout de 36 heures.
Observation XXXII
Scumips. — Année 1875, t. II. p. 449.
Garçon de deux jours. Pas d’anus, pas de raphé médian. On ne sent pas de cul-de-sac rectal.
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Incision, entre le scrotumet le coccyx, de 27 millimètres environ. On ne découvre pas l'intestin. Les jours suivants, l'enfant rend par l’urèthre, un liquide verdâtre à odeur fécaloïde.
On fait un anus artificiel par la méthode de Littre : on ouvre le côlon descendant et on le suture à la peau. Grand soulagement après le rejet de meconium. Mort le troisième jour.
A l'autopsie on constate que l'intestin s'ouvrait à la partie postérieure de l’urèthre.
Observation XXXIII
POLAILLON. Gaz. heb. de méd. el de chir., année 1875, p. 491
Il s’agit d’un enfant mâle, de 1 jour. Il présente plusieurs vices de conformation : absence de radius avec mains botes, absence de pouce et d’index. Anus imperforé. Vomissements après chaque tétée : urine claire et normale mais émission de gaz par l’urèthre.
Le périnée n'est pas tendu par les cris de l'enfant. Polaillon fait une incision au milieu du périnée. Il ne rencontre pas d'ampoule rectale. Il prolonge alors son incision en arrière, à travers le coccyx qui est fendu en deux. A trois centimètres de profondeur il ne trouve rien. Un stylet d'argent courbé en sonde est introduit par l’urèthre; il arrive jusqu au sacrum en traversant l’ampoule rectale qui était vide. Celle-ci est abaissée jusqu'à la peau, fixée par des points de suture et ouverte.
Emission de trente à quarante boulettes très dures.
Mort le lendemain de l'opération.
A l’autopsie, on constate que l'œsophage se termine, en cul-de-sac, à deux centimètres de son origine. L'extrèmité inférieure du rectum avait été ouverte en réalité. Un orifice très étroit faisait communiquer le rectum avec le canal de l’urèthre, un peu en avant du col vésical.
— GS — Observation XXXIV Ayer, Boston, méd. and. surg. Jour. 1875
Communication recto-urèthrale. S iliaqueen communication avec l’urèthre par l'intermédiaire d’un canal ayant environ sept millimètres de longueur et un diamètre assez considérable pour laisser passer un stylet ordinaire.
Ce canal débouchait dans la portion membraneuse de l'urèthre.
Observation XXXV Guinarp, Guz. heb. de méd. et de chir., année 1887, p. 837
Enfant née à 7 mois. Peu développée.
Absence d'orifice anal. Pas de saillie anale lorsque l’en- ‘fant crie ou se débat. L'urine émise par l’urèthre est plus foncée qu'à l'ordinaire et tache en brun le coton dans lequel l'enfant est enveloppé. Intervention le jour même de la naissance : sur la ligne médiane, à l’aide du bistouri, incision de quatre centimètres environ, antéro-postérieure, en se guidant sur la pointe du coccyx, au niveau de laquelle lPincision s'arrête. Lorsque le bistouri a pénétré à une profondeur de trois centimètres environ, le doigt introduit dans la plaie, perçoit vaguement l'expansion de l’ampoule rectale pendant les efforts dela petitemalade. Guinardponctionne alors le cul-de-sac au ras de la pointe du coccyx et saisit la paroi rectale avec deux pinces à forci-pressure pendant que le méconium sortait en abondance par la plaie A l’aide de ces pinces il attire l’ampoule rectale jusqu'au niveau des lèvres de la plaie cutanée et l'y fixe.
Au moment où 1] s’apprète à faire un léger pansement, apparition par la plaie ano-rectale, d'un jet d'urine absolument clair et limpide. Ce liquide coule à l'extérieur sans se mêler au méconium. À ce moment, Guinard n'avait pas d'instrument tranchant. Le soir même, émission d'urine par l'urèthre et avec jet normal. Quatre mois après la
petite malade fut revue par Guinard. Elle prenait bien le sein et les fonctions étaient normales. Etat général satisfaisant.
Observation XXXVI Jahresberich. — An. 1881, t. I, p. 281.
Atrésie anale. Ecoulement du méconium par l’urèthre. On va à la recherche du rectum; mais on constate que la distance est trop grande. Au bout de six mois, l’enfant meurt.
A l’autopsie, on voit que l’urèthre communique avec un cloaque. Il était dilaté ainsi que la vessie et le rectum. Et les parois de ces deux derniers réservoirs étaient épaissies.
Observation XXXVII GERSTER. — Jahresb, — An, 1878, t. I, p. 267.
Enfant atteint d’imperforation ano-rectale. On va à la recherche de l’ampoule rectale. On croit la trouver et on sectionne. On ouvre ainsi les uretères. Mort de l’enfant.
A l’autopsie on trouve les uretères dilatés comme le doigt. Celui de droite s’ouvrait normalement dans la vessie, mais par un orifice très étroit ; et celui de gauche, dans lerectum. A un centimètre et demi environ, au-dessous de l'embouchure de l’uretère dans le rectum, celui-ci se continuait par une bande très étroite, à canal très étroit qui allait s'ouvrir dans la vessie à la place normale de l’uretère.
Pendant la vie, le méconium s’écoulait par l’urèthre.
Observation XXX VIII
Rowan. — Austral. med. Journal, 1877, et med. Times and Gaz. 11, p.133.
Enfant mâle de deux jours. — Ventre météorisé, tendu Pas de dépression indiquant la place de l'anus.