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LES TROUBLES SENSORIELS

Il est probable que dans beaucoup des cas décrits r n nsulaires organiques il y avait de l’hystérie. Si quelques faîrliTtérieuS ! bien observés et suivis d’autopsie complète, résistaient à cette interprétation, 011 J^m-e wK* a dre la théorie de Lannegrace (I) que Bechterew U) défendue ensuite et d’après laqueUe i’amblyopie, dan cas, ne serait pas un symptôme direct de optiques en un point quelconque < le iem tra et m hémisphérique, mais une conséquence de la les on au trijumeau, exerçant indirectement son action sur le ner oXque lui-même. En fait, il y a un rapport constant (b ere) entre l’amblyopie et l’anesthésie oculaire du meme cote. L’amblyopie serait alors le résultat d’un trouble trophiqu de la rétine, concomitant du trouble sensitif (Lannegrace), ou le résultat de l’irrigation insuffisante de la retine par

bPEnTout 1 caî! ifreste^cquis que l’amblyopie ^ unilatérale croisée n’est le symptôme direct de la lésion d aucun point spécial des voies optiques audela du chiasma.

Hémianopsie. — L’ hémianopsie homonyme bilatérale est le symptôme de la lésion unilatérale des voies optiques depuis le chiasma jusqu’au centre cortical de lasussuie

CaLe plus souvent, le sujet a en plus la vision centrale de près, par la persistance du faisceau maculaire. La Visio centrale peut ainsi persister dans 1 hémianopsie double (par lésion corticale bilatérale), qui alors n entraîne pas la cécité absolue. Tel est le cas de Deyl (3), confirmant opinion de Monakow, d’après lequel la macule ne se projette

1879, pour la déviation conjuguée ; Biussaud. Leç.sur les “f1:.1 “®rv,> 189a, P. 535, pour les voie* intramédullaires de la sensibilité) ave des doubles entrecroisements, que d’ailleurs la notion des neurones successifs rend plus acceptables. La vente est que 1 on peut pas admettre le schéma de Charcot sans le con*Ë?ter '»,!'• mien (Voir : Lagrange. Précis d'ophtalmol., 1897, p. 402). Mais, en fait, les observations récentes obligent à abandonner 1 un et

1 Ti^Lannegiiace. Inlluencc des lésions corticales sur la vue. drc/i. de méd. expériment ., 1889, p. 87. Réimpr. m Travaux... Mont-

pellier. 1895, p. 509. , . * . .

(2) Becutehuw. Ueb. die Wechselbeziebung zwiscli. gevvahnl. u. sensoriel. Anæslh. (F unctionsalm. d. Sinnesorg.) auf f Grund Iklin .u. experiment. Tliaten. Neurol. Centralbl., 189-*, t. XIII, p. ^o-et 2J7. Voir aussi : Sounv, loc. cit ., p. 1433.

(3) Deyi.. Soc. des méd. (c/ièf/ues de Prague, 22 novembre, 18J7 (Heuue neurol., 1898, p. 89).

28 APPAREIL CENTRAL DE LA VISION

pas dans l’écorce, mais dans les centres optiques primaires. Mais il y a aussi des cas contradictoires dans lesquels la destruction du centre cortical supprime même la vision centrale. Tel est le cas de Ivustermann (I).

L’hémianopsie peut ne porter que sur les couleurs (hémiachromatopsie). Ainsi, un malade de Gaudenzi (2) avait conservé dans la moitié achromatopsique une sensibilité particulière renseignant vaguement sur la quantité de lumière émise par les objets éclairés et sur leur forme.

L’hémianopsie peut être partielle et ne frapper qu’une partie de la moitié du champ visuel. Ainsi Henscnen (3) a décrit quatre cas d’hémianopsie en secteur (quadrant), dont un avec autopsie, qui confirment son idée que la rétine se projette dans le centre de la vision. Enfin, de Lapersonne (4) a attiré l’attention sur une hémianopsie horizontale inférieure qui est une hémianopsie partielle bilatérale.

Un mot, en finissant ce paragraphe symptomatique, sur les rapports de l'hémianopsie avec la cécité verbale. J’ai attiré l'attention sur la coïncidence de l’hémianopsie et de l’aphasie en 1873 (5), à propos d’un fait observé chez le professeur Dupré, et y suis revenu en 1878 (6), citant alors des observations analogues de Galezovvski et de Iluguenin. Bellouard et Gille (1880), Féré (1882) en publient de nombreux exemples. Stœber (1883) relate l’opinion plus ancienne (1874) de Schœn. Puis Wernicke précise que c’est avec la cécité verbale que l’hémianopsie coïncide. Charcot et son élève Bernard admettent la coïncidence que Brissaud et Jean Charcot inscrivent dans les classiques. Dans ces derniers temps, Déjerine a publié des cas avec autopsie dans lesquels la lésion atteignait les deux centres de l’aphasie et de la vision (obs. IV et V de Vialet). Mais le même auteur a également observé un cas (obs. III de Vialet) dans lequel le centre delà vision était seul atteint;

(1) Kustehmann . Motiatschr. f. Psych. u. Neurol., 1 §97, p. 333 ( Ilevue neurol., 1898, p. 618).

(2) Gaudenzi. R. Acad. d. medic. di. Torino, juin 1899 ( Revue neurol., 1899, p. 737).

(3) IîBnschen. Congrès do Moscou, 1897 (Revue neurol., 1897, p. 619).

(4) De Lapedsonne et Grand. Presse médic., 1897, p. 162 ( Revue neurol., 1897, p. 222).

(а) Observation d’aphasie complète suivio de guérison. Montpellier méd., 1873, t. XXX, p. 93.

(б) Aphasie avec hémiplégie droite et hémianesthésiejdes troubles de sensibil. (générale ou spéciale) dans l'aphasie. Montpellier méd., 1878, t. XL, p. 414, et Localisât, dans les mal. cérébiv, 3” édition,

LES TROUBLES MOTEURS -

le centre du langage était intact et l’aphasie devait être attribuée à l’altération du faisceau longitudinal inférieur qui unit le centre visuel au centre du langage. Nous y reviendrons dans le chapitre des aphasies. .

L’étude anatomique du siège des lésions dans 1 hémianopsie peut s’appuyer aujourd’hui sur un nombre suffisant de faits (avec autopsie).

Pour le centre cortical, nous avons d abord les trois cas, en quelque sorte historiques, de Hun (dj (1887), Henschen- Nordenson (2) et Déjerine-Vialet (3). On peut y ajouter : deux de Kustermann (4), deux de Touche (S), un de Marie et Crouzon (6) et un de Ferrand (7).

Pour les radiations optiques, j’aicité un cas personnel (8) et j’en ai rapproché cinq autres : un de Chauffard (9), deux de Von Monakow (10) et deux deDéjerine (11).

ITenschen (12) a vu un très beau cas d’hémianopsie partielle (en quadrant) par lésion du corps genouillé externe.

Enfin Joffroy (13) a publié un fait sans autopsie dans lequel les symptômes concomitants permettent d’admettre une lésion d’une bandelette optique, très près du chiasma.

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