LES PARALYSIES
Hémiplégie. — Le premier symptôme classique habituel d’une lésion destructive (ramollissement ou hémorragie) de cet appareil est Y hémiplégie croisée.
(1) Anatomie clinique des centres nerveux, 1900. — Diagnostic des maladies de la moelle, siège des lésions, 2” édition, 1901.
(2) Le jour viendra où il faudra étudier, en tête, le syndrome de l'appareil intellectuel. Actuellement les questions de localisation des lésions à symptômes psychiques ne sont pas assez avancées pour qu’un paragraphe semblable puisse figurer dans un livre comme celui-ci.
r, APPAREIL SENSITIVOMOTEER
Car, depuis Galien, on sait que les lésions d’un hémisphère ont un effet croisé. Les faits exceptionnels, bien observés, sont très rares. On peut les expliquer par des anomalies dans l’entrecroisement des pyramides ou mieux par d’autres lésions passées inaperçues.
Les lésions méningées peuvent entraîner plus facilement une hémiplégie directe. Bochefontaine et Duret l’ont démontré expérimentalement; certains faits cliniques s’expliquent de môme. .
En règle générale, l’hémiplégie indique une lésion dans l’hémisphère opposé. . .
Si l’hémiplégie est partielle, la monoplégie indique plus spécialement la partie de 1 appareil cérébral moteur atteint (1). Comme les centres sont séparés à l’écorce et que leurs libres se réunissent au contraire dans la région optostriée, une monoplégie indique plutôt une lésion corticale ou immédiatement suhcorticale.
Un autre caractère de l’hémiplégie d’origine cérébrale est que la paralysie frappe presque toujours des complexus musculaires et non pas des muscles isolés ou des gioupes de muscles innervés par un même nerf (2). Ce qui montre, une fois de plus, que la distribution corticale des nerfs moteurs est toute différente de leur distribution penpherio ue
Wernicke et Mann ont récemment étudié cette topographie des groupes musculaires paralyses dans 1 hémiplégie. Contre l’avis de ces auteurs, Déjenne (3) ne croit pas que « dans l'hémiplégie, certains muscles soient paralysés, tandis que d’autres sont intacts » ; il pense plutôt, avec Ilering, que « les muscles sont paralyses piopoitionnellement à leur force normale ». .
Quand la langue participe à 1 hémiplégie, la pointe en est projetée vers le côté paralysé, à cause de 1 action, non
synergiques sens
beaucoup plus souvent atteints dans l’hémiplégie qu on ne le croyait autrefois (4).
m Voir : Anatomie clinique , p. 29.
2 Clavey. Recherches cliniques sur Ics groupes .nuscu anes
rapportent toutes les citations ultérieures de Déjenne avec la .euie in(i“v“rV SicaS: Les muscles abdominaux et l’orifice inguinal