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INFLAMMATION DES PARTIES MOLLES

Les lésions inflammatoires des parties molles de la hanche ne nous arrêteront pas longtemps, car elles empruntent peu de particularités à la région, et, à part les changements qui surviennent quelquefois dans l’attitude du membre, leurs symptômes sont les mêmes que partout ailleurs.

Nous ne ferons donc que citer les Phlegmons et les Abcès siégeant soit dans le tissu cellulaire, soit dans les bourses séreuses de la hanche. Le diagnostic de ces lésions sera en général facile dans leur forme aiguë; dans les collections purulentes à marche lente on sera souvent dans l’impossibilité de décider si l’abcès a son point de départ dans le tissu cellulaire, dans une bourse séreuse, dans le grand trochanter ou dans l’os iliaque; les douleurs limitées produites par la pression sur les os, le cathétérisme des trajets iisluleu\ aideront à porter le diagnostic. M. Chassaignac (1) a publié une observation dans laquelle un abcès de la

(1) Chassaignac, Traité de la suppuration, t. Il, p. 075.

bourse trochantérienne pouvait faire croire à une lésion du trochanter. — Si l’abcès se développe à la suite d’une fièvre grave, comme cela a été plusieurs fois observé, les commémoratifs suffiront pour apprendre que l’on n’a pas affaire à une lésion osseuse.

Les Bourses séreuses de la hanche peuvent être le siège d’un épanchement séreux, comme semble le montrer l’observation III que je dois à l’obligeance de M. le Dr Thibault; enfin, d’après Malgaigne (1), la bourse trochantérienne serait sujette à renfermer des concrétions cartilaginiformes, on pourrait sentir alors une sorte de crépitation que l’on ne confondra pas avec des craquements se produisant plus profondément.

Obs. III. — Épanchement dans la bourse séreuse, trochantérienne. —X..., âgé de cinquante-cinq ans, a eu autrefois des douleurs rhumatismales. En décembre 1845, il la suite de fatigues et de refroidissements, il a été pris de douleurs à la fesse droite; ces douleurs reviennent par accès, elles ne s’exaspèrent pas par la pression. Pas de tuméfaction, pas de claudication ; mouvements de la cuisse assez faciles.

A la fin de décembre les douleurs étaient calmées, mais X. se fatigue de nouveau, et le 10 janvier il se plaint de douleurs très-vives qui s’irradient de l’échancrure sciatique à la partie postérieure de la cuisse droite. Au bout de quelques jours les douleurs se montrent à gauche. Repos absolu, amélioration sensible.

Le 10 mars le malade ne soutfre plus; il sort et marche assez longtemps. La douleur reparaît et s’irradie sous la cuisse droite.

Le 20 mars on constate une tumeur au niveau du grand trochanter de la cuisse droite. Peu douloureuse, assez bien circonscrite, cette tumeur parait située sous le tendon d’insertion du grand fessier. Fluctuation obscure, le liquide ne se déplace pas; elle est attribuée à un épanchement dans la bourse séreuse. Ni allongement ni raccourcissement ; mouvements de la cuisse faciles, pas de douleur à la pression derrière le grand trochanter ni sur le trajet des symphyses.

Repos au lit, révulsifs; un mois après le malade était complètement guéri.

Disons maintenant quelques motsdu rhumatisme musculaire de la hanche et des eschares de la région trochantérienne.

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