I. Mouvements de l’articulation coxo- fémorale
Le fémur exécute sur l’os iliaque des mouvements de flexion, d’extension, d’abduction et d’adduction, de circumduction et de rotation. Pendant tous ces mouvements la tête du fémur reste en contact avec la cavité cotyloïde, grâce à l'influence de la pression atmosphérique (G. et E. Weber).
L'extension est très-limitée; elle est bientôt arrêtée par la tension du ligament de Bertin.
La flexion est beaucoup plus marquée que l’extension, elle est bornée par la teusion de la capsule en arrière et ne dépasse guère l’angle droit; la flexion de la cuisse est terminée au moment où l’épine iliaque touche la face antérieure du membre; si l’on veut rapprocher la cuisse du tronc, le mouvement s’exécute alors grâce à la mobilité des vertèbres lombaires; il ne faut pas oublier ce point.
D’après Weber, sur un cadavre décharné, la flexion et l’extension réunies décrivent un arc de 139°; cet arc ne serait que de 86° sur le vivant, chiffre qui nous paraît trop faible, car on décrit facilement un arc de plus de 90".
L'adduction est très-faible dans l’extension de la cuisse, elle augmente avec la flexion. Ce mouvement est limité par la tension de la partie supérieure de la capsule, mais non par celle du ligament rond. Dans aucun des mouvements normaux de l'articulation ce ligament n’est tendu.
L’abduction est bornée par la tension de la partie interne de
la capsule, mais non par la rencontre du col du fémur avec la partie supérieure du sourcil cotyloïdien. Cette rencontre, invoquée pour expliquer certains faits pathologiques, n’a jamais lieu dans une articulation normale.
Les frères Weber ont trouvé que l'arc décrit par l’adduction et l’abduction réunies est de 90°, le membre étant dans la demiflexion; il diminue rapidement d’étendue quand le membre se rapproche de l’extension.
Dans la rotation la tête roule sur elle-même ; il faut remarquer que dans l’extension simple, la rotation en dehors est beaucoup plus prononcée que la rotation en dedans.
Dans le mouvement de circumduction, le cône décrit par le membre a plus d’étendue en avant et en dehors que dans les autres sens.