‹ Diagnostic Différentiel et Mécanisme du Roulement Présystolique Dans l'Insuffisance AortiqueChapitre 2 sur 14 · ES · texte numérisé non relu

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* Avant d'entamer notre sujet, il est un devoir que nous | désirons remplir, devoir le plus facile et le plus agréable “que nous puissiôns nous donner, c’est d'offrir notre gra- | titude au grand maître, au professeur Potain. ie

© est lui quinous a FQuse cette thèse, qui nous à donné les belles observations qui en font la base (1), qui nous à

aidé de sa science avec une LR que nous ne pourrons jamais oublier.

Mais nous lui devons encore bien plus. Au lit du ma-

ide, Jour pa jour, nous avons recueilli ses conseils 5

ste: 5 nous avons vu fout ce que D entént donner, entre de telles mains, nos moyens cliniques d'exploration, et nous gardons au fond de notre mémoire la leçon de pro- fonde humanité qu’il nous a enseigné.

Nous avons été vivement touché de l'intérêt que nous ont montré MM. les professeurs agrégés Vaquez et P. Teissier. Pro re :

+ Nous avons reçu aussi un coment die de la part | de MM. les docteurs Lamy et Brodier, chefs de > clinique du professeur. Potain. Rae < . Nous remercions notre ami M. Cantin pour sa gracieuse envers nous ; nous garderons de lui un sou-

venir affectueux.

. 1. . Obs. Daive page 20 : Turb., page 27; Lart., page 875 Nav. Fi 44 et Valt,, page Re - =

Diag ostic différentiel et mécanisme

DU

Le

ce | Introduction

- Austin Flint publia eu 1862 deux observations d’insufne aortique accompaynées d’un roulement présysto= lique à la pointe et dans lesquelles lautopsie révéla un orifice et des valvules mitrales absolument normaux.

Le roulement présystolique était en ce temps là signe pathognomonique du rétrécissement mitral, si, bien que Balfour (1) affirma que Flint, un clinicien d’une grande 2 compétence; s’était assurément trompé et avait confondu le roulement présystolique du rétrécissement mitral avec un souffle vulgaire d'insuffisance aortique plus intense

L 1. Balfour. Lancet, 1872, tome I, page 714.

aucun - ce sur Le réalité du “ Hart. par Eine.

Mais, quoique ce roulement présystolique qui se pré-

sente ainsi parfois chez les malades atteints d'une affection aortique et. aortique seule, soit actuellement « connu des cliniciens qui s'occupent de la sémeiotique ‘du cu EE iln’en reste pas moins fort délicat d'en pere la: signification pour chacun des cas qui se présentent. En effet, et cela va sans dire, il n'y 3 pas que ds ces. cas particuliers d'insuffisance aortique que lon entend le. roulement présystolique. I est d abord un excellent signe de rétrécissement mitral et c’est justement pour celà qu ie donne {ant AA Il s’agit alors de savoir si lerétrécissement existe ou s'1l n'existe pas. | Le professeur ‘Potain (D a montré qu'il y a aussi un La bruit extre cardiaque qui lui ressemble à ès + méprendré e

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si lon n’y pe rte grande attention: 0 Lee &

Enfin, on trouve dans la. littérature médicale de FRE. dernières années un certain nombre d'observations de symphyse du péricarde s’accompagnant d” un bruit pré e systolique analogue à celui que nous voulons étudier. :

Nous tâcherons dans ce chapitre d’élucider- les caractères qui permettent de différencier ces divers bruits pré- 2 systoliques, d’en apprécier l’origine et, par re

la valeur au point de vue de la clinique.

Cette étude assurément intéressante s'il ne s'agissait

1. Potain. Clinique médicale de la Charité, pages 404 et 495.

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cer, un | pronostic plus éctiré . à

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Les bruits présystoliques ne sont | pas systolques

Or, frayons notre chemin. Avant de discuter les diffé-

rences qui peuvent exister entre plusieurs bruits présys-

toliques, faut-il être sûr qu’ils sont réellement présystoli-

ques.

Si personne ne nie plus les faits observés par Flint et les autres obsérvateurs, il reste encore un bon nombre de

médecins en Angleterre, quelques-uns en France, d’autres

en Amérique (Ormerod, Barclay, Dickinson, le professeur

Tripier(de Lyon), Turner, Keyt,etc.), qui soutiennentque ces bruits ne sont pas présystoliques, qu'ils sont systolis ques. Celà, parce qu'ils ont remarqué qu’ils entendaient les bruits présystoliques en même temps qu'ils percevaient |

le soulèvement de la pointe du cœur et, croyant que le

‘début de ce soulèvement est la mamifestation extérieure pl 4 LA

du début de la systole du ventricule, leur conclusion leur parut exacte,

Quiconque a lu le travail du professeur Potain sur le choc de la pointe du cœur, où il est démontré d’une

façon rigoureuse et absolue que la propulsion de la pointe

ie BOITE Mn AT

peut résulter de la distension des parois ventriculaires

opérée par la systole des oreillettes (1), ne peut plus

entretenir cette opinion, Le soulèvement de la pointe étant = présystolique tout bruit qui est entendu pendant cette pério- de de la révolution cardiaque est présystolique ; et il est — généralement très facile, en y mettant tant soit peu d’at- tention, de constater l’isochronisme du bruit que l’on entend avec la sensation tactile du soulèvement de la pointe. Ainsi Kevyt, (2) qui veut faire du renforcement présystoliqué de l'insuffisance aortique un souffle systolique de l'aorte, nous dit que dans l’action normale du cœur le premier bruit est entendu un temps notable après le commencement de la systole ventriculaire. Il démontre cela par l'emploi Simultané du cardiographe et du stéthoscope. < On observera, dit-il, que le levier a presque ou complè- ‘tement terminé son ascension quand on entend le premier bruit. La durée de l'ascension donne le temps qui s’écoule entre le commencement de la systole et le premier bruit. Ce temps qui est de 1/15 sec., est appréciable à l'oreille. <* ; | Quand les valvules sont parfaitement saines, le sang s'échappe du ventricule par lorifice aortique au moment du maximum du premier bruit, et un souffle prenant Ê naissance à Paorte débuterait en mêmetemps que Île premier bruit. Ce souffle serait vraiment systolique. Mais quand les valvules aortiques sont toujours ouver-

tes le sang y pénétre au début même de la systole ven-

ot, Potain, loc. Cats p.907. / 2. Keys Bosion Med. and Surg. Journal 1883, tom. CIX, p. 30.

le premier bruit RE asie

moins rapides et plus saccadées de manière à donner Heu

ee. a bien vu mais il a mal imerprés

contractions doivent être moins faciles et par ere

au is rude qui Here Ne le. “claquement. ee

du bruit physiologique en rapport avec one du: ven-

tricule »,.

Nous ne croyons pas que cette interprétation est. en. rapport avec les faits que nous fournit la clinique. Quand le cœur d’un sujet atteint de rétrécissement mi-

tral est arythmique, il y a des diastoles qui sont longues,

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