‹ Diagnostic du Cancer du Corps Utérin: En particulier avec les MétritesChapitre 10 sur 47 · EUX · texte numérisé non relu

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constituée par des bourgeons plus ou moins volumineux, d’odeur fétide, envahissant la cavité de l'utérus.

Ces formes végétantes, en choux-fleurs, correspondent à la grande majorité des cas ; l’utérus est fréquemment comblé entièrement de ces fongosités dont l’aspect et l’odeur font immédiatement dire : cancer. Cependant malgré la netteté de ces lésions, le diagnostic macroscopique du néoplasme n’est pas aussi facile qu’on pourrait le croire. Pièce en mains, il est aisé de se tromper, de prendre pour malignes des lésions qui n’offrent pas de gravité. Rien ne ressemble plus au néoplasme que certaines métrites hyperplasiques : même aspect fongueux, villeux, polypeux de la muqueuse, même utérus volumineux rempli de débris que l’on a trop tendance à croire cancéreux. La confusion est également facile avec certains polypes sphacelés, et les erreurs commises sont très nombreuses. À plus forte raison, vouloir faire le diagnostic sur la vue de fongosites retirées par le curettage paraît bien difficile. Nous avons, dans nos observations, de nombreux cas d’erreurs de cet ordre (obs. métrite VII, XVI, XXI, XXII, XXVI), etc. Huit fois l’on pratiqua une hystérectomie sur la simple vue de fongosités ramenées par la curette, huit fois l’hystérectomie était inutile, l’utérus enlevé ne présentait que des lésions de métrite.

L'anatomie macroscopique seule est donc insuffisante pour affirmer le néoplasme du corps, c’est à l’histologie en définitive à fixer le diagnostic.

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