‹ Diagnostic du Cancer du Corps Utérin: En particulier avec les MétritesChapitre 13 sur 47 · Il existe des épithéliomas mixtes ou l’on trouve · texte numérisé non relu

Il existe des épithéliomas mixtes ou l’on trouve

des îlots de cancer glandulaire se constituant directement avec des plages de néoplasmes malpighiens. Nous en avons quatre exemples dans nos 72 observations. Moulonguet cite cette forme comme assez souvent rencontrée.

2. Le cancer pavimenteux pur est plus fréquent. Il présente plus d'intérêt, puisque théoriquement il serait radio-sensible. Sa fréquence est diversement appréciée. Certains auteurs, comme Reeb, en ont de nombreux exemples (59 sur 510 cas après la ménopause). Nous en avons rencontré neuf sur les 72 néoplasmes de notre statistique hospitalière. Nous en avons relevé dix, d’autre part, sur 79 cancers diagnostiqués au laboratoire. Cette forme histologique n’est donc pas une rareté. Peut-être serait-il intéressant de la reconnaître avant d’ertreprendre une thérapeutique, puisque influençable par le radium.

Histologiquement, ce néoplasme n'offre que, de place en place les traits caractéristiques de son origine malpighienne, et il est même possible que les métastases soient du type glandulaire (Champy). Les uns se rapprochent du type spino-cellulaire, le plus souvent par place du type baso-cellulaire.

3. Il existe des formes absolument atypiques formées de cellules plus ou moins semblables, se groupant en travées ramifiées et anastomosées. Nous avons trois observations de cette variété qui est considérée comme rare.

c) Formes d'aspect très peu atypiques

A l'opposé de ces cancers très anarchiques, il existe des néoplasmes au contraire moins atypiques que le cancer glandulaire banal même. Moulonguet les a mis en relief dans un article récent.

Ces tumeurs paraissent, histologiquement, se rapprocher des lésions bénignes de la muqueuse utérine, tout en conservant nettement et franchement leurs caractères cancéreux.

Le muscle n’est pas envahi, la prolifération cellulaire n’est pas anarchique, les monstruosités ne se voient pas. Ces formes paraissent dériver de l’adénome diffus. Les proliférations épithéliales sont arborescentes, charpentées par un minimum de stroma, les revêtements glandulaires sont dos à dos. Les cellules épithéliales sont petites, à protoplasme indifférencié, elles ont acquis de nouvelles affinités tinctoriales. Ce qui frappe, dans certaines autres formes, c’est la rupture de l’équilibre qui existe normalement entre l’épithélium et le stroma, et l'énorme prolifération glandulaire.

Il serait sans doute intéressant de savoir si ces cancers ou la désorganisation cellulaire semblent moindre que dans ceux que l’on rencontre habituellement, correspondent à des formes cliniques d'évolution particulièrement lente. Certains auteurs le prétendent, mais, au vrai, rien encore ne le prouve.

Ces formes posent d’autres problèmes intéressants.

OA

Ne sont-elles pas, en effet, proches des tumeurs bénignes ? Lecène écrit que c’est au niveau de la muqueuse du corps utérin que l’on peut rencontrer toutes les transitions entre le néoplasme et la néoformation sans malignité.

Mais, quoiqu'il en soit, les caractères histologiques sont, dans tous les cas, toujours suffisamment nets pour permettre la différenciation entre les deux variétés de lésions.

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