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points communs, ils concluent que ces lésions ne sont plus vraiment bénignes, qu'elles participent déjà, dans une certaine mesure, à la malignité du cancer et qu’elles représentent le stade avant-coureur du néoplasme.
Le mot pré-cancéreux paraissait jusqu'ici une dénomination surtout clinique, la leucoplasie en étant, par exemple, le type. Mais des travaux récents ont voulu donner à cette notion clinique un substratum anatomique.
La lecture des douze observations minutieusement décrites dans la thèse de Gasne ne paraît pas convaincante.
Ces observations sont réunies en quatre groupes histologiquement distincts.
a) Le premier est caractérisé par une hyperplasie de la muqueuse sans pénétration des glandes dans le myomètre. Les glandes sont irrégulières et kystiques avec des végétations intra-canaliculaires. Elles sont nombreuses, hautes, ne secrètent plus le mucus normal, elles ont tendance à envahir le chorion qui est réduit parfois à une seule rangée de cellules plates.
Si les lésions, présentées par les malades de Gasne, se bornaient à celles que nous venons de citer, l’on ne voit pas en quoi elles seraient précancéreuses.
Rien ne rappelle le néoplasme ; c’est une description d’hyperplasie bénigne; mais la lecture des observations auxquelles correspondent ce type de lésions soit disant précancéreuses, est instructive, car l’on n’y retrouve pas du tout les caractères histologiques correspondant à ce groupe n° 1. Deux de ses
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observations (I et III) sont bien des hyperplasies, mais les deux autres (V et VI) sont deux cancers adrenoïdes évidents.
b} Le groupe n° 2 présente les mêmes caractères que le groupe n° 1, mais les bourgeons pénètrent dans le myomèêtre. Or, nous avons vu que cette pénétration peut fort bien se voir dans des lésions bénignes. Là encore, les observations citées en exemple sont des cas de cancers manifestes (II, VIII, X, XII). Dans l’une, la basale est effondrée, dans l’autre, sur la coupe, à côté de lésions dites précancéreuses, on rencontre des plages typiques de néoplasme d’ailleurs diagnostiqué. Dans une autre, la description est celle d’un cancer et, cliniquement, la malade présenta des métastases.
c) Le troisième groupe est formé par des muqueuses où les glandes sont en vrilles, sans stroma interposé. C’est dire que nous sommes en présence de cancer glandulaire bien caractéristique, et les trois observations illustrant ce groupe ne laissent pas de doute.
d) Enfin le quatrième groupe ne comprend q'un cas. L'aspect est celui de l’hyperplasie bénigne, mais il y a pluristratification glandulaire. On sait (Pettit) qu’il est possible de rencontrer des aspects pluristratifiés sans que l’on puisse parler de lésions malignes. Mais, si cet état de chose se retrouve dans toute la coupe, comme dans l’exemple de Gasne, on est en présence de néoplasme.
En somme, les observations de Gasne sont toutes des observations de cancer du corps utérin, sauf deux (obs. I, III) qui, d’après ce que nous en avons lu,