‹ Diagnostic du Cancer du Corps Utérin: En particulier avec les MétritesChapitre 22 sur 47 · BASE · texte numérisé non relu

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sont des cas d’hyperplasie. Toutes les figures reproduites sont des figures de néoplasme et non pas d'état précancéreux. D'ailleurs, on ne comprendrait pas qu'il put en être autrement. L’anatomie pathologique, science de descriptions, ne peut classer un état qui, par définition, est non pas fixé, définitif, mais mobile et changeant.

Taylor va plus loin que Gasne ; pour lui ’hyperplasie est un état précancéreux.

La métrite, telle que nous l’avons décrite, histologiquement, est susceptible de se transformer en néoplasme. L'état précancéreux n’est plus un stade histologique special, le précancer, c’est l’hyperplasie.

Il faut s'entendre, évidemment, sur le mot hyperplasie. Ce n’est pas seulement une prolifération exagérée de la muqueuse utérine.

L’on à vu que la dilatation kystique des glandes, l’adenomyosis, c’est-à-dire la pénétration des glandes dans le myomètre pouvait se rencontrer. On peut rencontrer toute une série de types d’hyperplasie, dont les uns diffèrent peu de la muqueuse normale, dont les autres sont proches de ces cancers très peu atypiques que signale Moulonguet. Taylor étudiant 88 images d’hyperplasies a rencontré toutes les formes possibles.

Pour soutenir la thèse de Taylor, il faudrait que le néoplasme soit précédé de lésions bénignes de l’utérus d’une part, et il faudrait trouver des coexistences en règle générale.

a) Le néoplasme succède-t-il à une pseudo-métrite ? Cela paraît très difficile à démontrer. Il faut des curet-

tages successifs montrant, dans une première étape, la lésion bénigne, dans la suite, le développement du cancer.

Il existe six cas dans toute la littérature où cette succession d'états histologiques a pu être mise en évidence.

Taylor en rapporte deux exemples nets chez des malades plusieu:s fois curettées. Notre observation 25 en est peut-être une illustration; malheureusement, nous n'avons pas de preuves histologiques.

Une des deux malades de Taylor présenta un néoplasme 16 ans après un curettage qui montrait une hyperplasie. N’est-il pas difficile d’en tirer un argument ? Peut-être ces faits sont-ils plus fréquents ? Mais pour qu'ils aient une valeur, il faudrait que la succession soit la règle, la non-succession l’exception. Or, il semble bien, et Moulonguet pense comme nous, que ce sont des faits isolés.

b) La coexistence des deux lésions hyperplasie et néoplasme a été peu étudiée. Gebhard, Meyer, Ewing et Flhumann publient des travaux qui sont contradictoires. Il est certain que les observations publiées à ce sujet sont très rares. Celles d’'Ewing et Docca concernent des fibromes sous-muqueux cancérisés, s’accompagnant d’hyperplasie. Schrôder, Adler parlent de quelques cas possibles, sans vérification histologique.

Taylor a constaté cinq fois cette coexistence. Nous ne l’avons pas rencontré dans nos observations.

Flhumann et Stephenson ayant étudié 22 néoplasmes à ce seul point de vue, n'ont pas rencontré

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