TROISIÈME PARTIE
Le diagnostic clinique du cancer utérin
Peu d’affections gynécologiques présentent autant de difficultés de diagnostic et engagent une aussi lourde responsabilité. Les femmes pour lesquelles il va falloir prendre une décision sont, en général, a un âge ou l’organisme n’est plus aussi résistant ; fréquemment obèses, hypertendues, il suffira souvent d’une cause minime pour déclancher une catastrophe. Il faut donc serrer le diagnostic de près et chercher avant tout à éviter une opération inutile.
Il reste bien entendu, malgré les critiques que nous avons apportées à la symptomatologie classique du cancer utérin, qu’en présence d’une femme âgée qui présente des hémorragies, après la ménopause et un col utérin intact, il faut penser au cancer du corps. Mais le néoplasme est loin d’être la seule cause des pertes chez la femme âgée.
Le diagnostic se présente très différemment avant, pendant et après la ménopause. C’est surtout après
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la ménopause qu’il nous intéresse, car avant elle, ses difficultés sont connues de tous et presque tous les chirurgiens sont d’accord pour dire que les ressources de la clinique sont insuflisantes pour donner une certitude.