‹ Diagnostic du Cancer du Corps Utérin: En particulier avec les MétritesChapitre 29 sur 47 · ÏJ. LES CAUSES MÉDICALES · texte numérisé non relu

ÏJ. LES CAUSES MÉDICALES

Les causes médicales de métrorragie sont nombreuses, mais il faut convenir que l’on en voit fort peu en pratique. Les métrorragies, chez les cardiaques et les hépatiques, s’accompagnent généralement d’un cortège de symptômes permettant de rapporter assez facilement les pertes sanguines à leurs véritables causes. Keller a insisté sur l’importance de l’hypertension. Sur 58 cas de métrorragies, après la méno-

NT, de

pause, sept étaient dus à cette cause. Cependant, il faut retenir deux causes importantes d’hémorragie médicale : la syphillis et la sclérose des vaisseaux utérins.

a) La syphilis utérine tertiaire est connue depuis peu, c'était jusqu'ici un diagnostic d'exception, porté à l'exclusion de tout autre. Ozenne, Séjournet, Gaifami, Mouchotte, Windell, parmi les auteurs modernes, l’ont minutieusement étudiée, tant au point de vue clinique qu’au point de vue anatomo-pathologique. Elle est, disent-ils, beaucoup plus fréquente qu’on ne le pensait autrefois, mais sa symptomatologie est si voisine de celle du cancer utérin qu’en l’absence de vérifications histologiques systématiques les deux affections ont été longtemps confondues.

Windell a pu publier 176 observations de syphilis utérine, indiscutables ; chiffres très importants si l’on songe que l’attention était, jusqu’à maintenant, bien rarement attirée sur ce sujet. Nous-même en avons rencontré deux cas dans les observations anatomo-pathologiques du laboratoire du Professeur Favre, sur les 321 résultats de biopsie que nous avons examiné. Mais il faut ajouter que beaucoup de ces biopsies ne venaient pas des centres hospitaliers, mais des petits centres des départements voisins et que ce ne sont évidemment pas des résultats de recherches.

La syphilis utérine tertiaire, soit dans ses formes fongueuses ou gommeuses, soit dans sa forme scléreuse, se traduit par des hémorragies, signe capital dominant toute l’histoire de l’affection. Elles sont persis-

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