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SQUAMES

Tokélau. — Les productions écailleuses, régulièrement disposées en cercles concentriques dans les lésions jeunes,

Pli Al1.

caractérisent l<“ tokélau. Dans celle affection purement cutanée, dix jours environ après l'inoculai ion il apparaît sur la peau uni' pelile lâche brune qui s'étend, le centre s'éclaircit (>l la périphérie se couvre d écailles. Ces écailles adhèrent à l'épiderme par leur extrémité périphérique; leur base d’implantation es! indiquée par un pelil liséré rouge ou cruenté.

L extrémité qui esl tournée vers le centre iisl (tig. 84).

Il se forme une seconde tache au centre du cercle écailleux et par le même processus un second cercle concentrique au premier, puis un troisième, etc. Les ('cailles de ces différents cercles se recouvrent à la façon des tuiles d un toit, d où le nom de Tinea i mbvicutn donné par Man son a la maladie (fig. 85). .

Elles sont, orientées dans le même sens, le bord libre tourné du côté du centre de la cocarde de lokelau, mais les points d'implantation de chaque squame sont trop distants les uns des autres pour que les squames puissent se recouvrir.

Fig. 83. — Squames dans le tokélau (coupc verticale), d'après Bonnafy.

Les cercles squameux sonl grisâtres, couleur de cendre ou jaunâtres, et la peau sous-jacente est. dépigmentée ou érythémateuse. Lorsque les cercles sont très abondants, ils se coupent les uns les autres et donnent naissance à des figures très variées.

Us peuvenl siéger sur toutes les parties du corps, lace, tronc, membres. La paume de la main et la plante des pieds sont souvent recouvertes d’une corne épaisse dans laquelle se produisent des fissures douloureuses (1).

Les lésions squameuses sonl accompagnées d’un prurit très intense.

Dans les squames du tokélau, on retrouve le mycélium ramifié et cloisonné à éléments courts, cubiques, et les fructifications en forme de capitule (fructification du pissenlit) de Y Aspergi/lus Ippidophyton (Tribonde.au) (fig. 80).

Garatés. — Les lâches chromatiques des caralés sonl également couvertes de squames fines et furfuracées.

Dans ces squames, on retrouve des mycéliums divers; les variétés violettes, bleues et rouges seraient causées, d’après

(1) Tous les auteurs ne s’entendent pas au point de vue de certaines localisations des lésions du tokélau. Jeanselme, qui a observé en Indo-Gbine, déclare que les plis de flexion et les ongles sont fréquemment envahis et que la paume des mains et la plante des pieds présentent de Thyperkératose. Oswald Baker, Tribondeau et Manson prétendent au contraire que les systèmes de lokelau évitent la région crurale, les aisselles et les ongles, cl que la paume des mains et la plante des pieds restent en général indemnes. D’après Scheubet ces régions du tégument ne sont envahies que les dernières et. dans les cas invétérés.

Fig. 87. — Parasite des caratés, d’après Montoya.

caractéristiques que certains mycologisles considèrent comme appartenant plutôt à des Pénicillium (fig. H7).

Fig. 80.

A, mycélium cloisonné, ramifié, ;ï éléments cubiques de Y Aspergill us lepidophylon, d’après Jeanselme; B, fructifications et conidics, d’après Wclmier.

Montoya, par des Aspergillus à fructifications plus ou moins

La variété noire encre de Chine esl due «à un microsporon (Darier et Bodin) et la variolé hlanelie aune mucédinée du genre Monilia (lig. 88).

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