‹ Diagnostic et séméologie des maladies tropicalesChapitre 166 sur 194 · VÉSICULES. BULLES ET PHLYCTÉNES · texte numérisé non relu

VÉSICULES. BULLES ET PHLYCTÉNES

Herpès labial. — Paludisme. — Les vésicules d’herpès labial sont constantes dans les accès paludéens observés

Fig. 88. — Culture d’une mucédinée du genre Microsporon obtenue dans un cas de caraté par Darier et Bodin (Jeansclmc).

dans la zone tempérée et dans la zone pré tropicale-; on les observe plus rarement dans les accès à forme cslivoautomnale, ou tropicale de lvocb. Cette particularité, que nous avons pu observer, a été également signalée par Scbeube.

dépendant, on retrouve l'herpès labial sous les tropiques accompagnant les accès pernicieux, bilieux, hémoglobinurique, etc.

Fièvre récurrente et fièvre jaune. — Un rencontre

PEAU

également l'herpès labial dans la Havre récurrente, el il a élé signalé dans la lièvre jaune.

Béribéri. — Des vésicules succèdent quelquefois dans le béribéri à des érythèmes polymorphes.

Peste. — On observe également des vésicules dans la poste. Dans cette affection on peut distinguer : 1° la vésicule précoce produite par l'inoculation du bacille de Yersin; cette vésicule peut ne pas dépasser la grosseur d'un grain de mil ou s’étendre beaucoup et se transformer en une phlyctène à base indurée (charbon); elle est, d'après Simond, relativement rare et siège de préférence sur le pied ou dans la région malléolaire ; 2° les phlyctènes secondaires, naissant sur des plaques déjà œdématiées et indurées, et caractérisant le début du sphacèle et de l'ulcération des charbons. Le liquide des vésicules el des phlyctènes dans la peste contient le bacille de Yersin.

Lèpre. — Dans la lèpre on rencontre souvent des phlyctènes plus ou moins étendues, qui s’observent surtout sur les membres et aux extrémités. Ces lésions peuvent suppurer et laisser à découvert de grandes surfaces ulcérées; dans ce cas la maladie prend le caractère1 ulcéreux et la lèpre est dite Icisarine. A côté de ces lésions, on rencontre très souvent aussi de très petites vésicules miliaires, de la grosseur d une tète d’épingle, qui couvrent quelquefois le corps entier, mais plus particulièrement les pieds, les mains et quelquefois les organes génitaux, et que l'on prend souvent pour des lésions de gale, ('.es vésicules, comme les phlyctènes précédentes, contiennent souvent le bacille de Hansen, soit dans leur contenu liquide, soit dans la couche sous-papillaire sous-jacente. Elles se rencontrent très souvent au niveau de régions anesthésiques, mais on peut en trouver dans des régions saines en apparence.

Atriplicisme. — Dans l'atriplicisme, on observe (‘gaiement des phlyctènes dont la rupture met à nu des' ulcérations ou des plaques de gangrène cutanée.

Verruga. — Dans la verrugn, l'éruption verruqueuse pouf (Un* précédée d'une éruption do petites vésicules à conlonu clair el transparent.

Pemphigus contagiosus. — Los lésions bulleuses s'observent aussi dans une affection commune particulièrement riiez les enfants en Chine ol dans la presqu'île de Malacca. Colle éruption, appelée par Manson pemphigus contagiosus. est caractérisée par l'apparition, principalement dans les régions de flexion (aisselle et pli inguinal), de phlyctènes dont la rupture met à nu un derme rouge. Les ulcérations légères ainsi produites ne tardent pas, en général, à se cicatriser; quelquefois, pourtant, il y a production de bulles secondaires et extension périphérique. Les phlyctènes sont, d'habitude peu nombreuses; elles présentent une recrudescence estivale et se réinoculenl facilement par le grattage; aussi les enfants présentent-ils souvent des éruptions multiples.

Ulcère des pays chauds. — Les phlyctènes se rencontrent enlin comme lésion de début de l'ulcère des pays chauds. Dans colle dernière affection, elles se montrent sous la forme de larges bulles à contenu séro-sanguinolenl dont la rupture amène la constitution de l'ulcère.

NÉCROSES ET GANGRÈNES

Peste. — Dans la peste, les gangrènes débutent par une induration œdémateuse et douloureuse de la peau siégeant eu un point quelconque du corps el variant de dimensions entre la grandeur d'une pièce de 50 centimes el celle d une pièce de 5 francs; elles peuvent être encore plus étendues.

Ces indurations bien délimitées donnent au loucher la sensation d une pièce de monnaie que I on aurait introduite sous la peau. Elles ne Lardent pas à s'éliminer par sphaeèle, el constituent ce qu'on appelle les charbons.

Paludisme. — Kelseh cl Kiener oui également signalé

IMïAl'.

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