PUSTULES
Elles n’ont rien de bien particulier dans les pays chauds; les pustules varioliques, à part la question de pigmentation de
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la peau des indigènes; n'onl. rien qui diffère de l’aspect des pus Iules varioliques que l’on observe dans les régions tempérées.
Peste. — Nous rappellerons, au sujet de celte affection, que Zaholotny a signalé en Mongolie une forme de peste caractérisée par des pustules, dont le contenu d’abord clair se (rouble au boni de vingt-quatre heures, et prend l’aspect hémorragique . (des pustules renferment le bacille de Yersin.
Verruga. — L'éruption de la verruga du Pérou peut être précédée de très petites pustules, à contenu trouble, qui donnent naissance aux petites tumeurs verruqueusos caractéristiques de la maladie.
Craw-craw. — Un rencontre onlin sur la côte occidentale d’Afrique des lésions prurigineuses, débutant par des papules, des vésicules, et aboutissant quelquefois à des pustules. Elles siègent sur toutes les parties du corps, ont souvent une disposition circinée et constituent ce qu’on appelle le crawcraw. Ü’Neil a retrouvé dans b1 contenu de ces pustules une tilaire. Manson pense que cette lilaire pouvait exister dans le sang du malade dans cette région, où un indigène sur deux est atteint de F il aria per s tans.
Il est reconnu que sous le nom de craw-craw on a englobé de nombreuses dermatites d’origine complètement différente. Chaque fois qu’un noir se gratte, les indigènes ont l’habitude de dire qu’il a le craw-craw.
TUBERCU LES CUTANÉS
Les tubercules cutanés se rencontrent dans la lèpre. Ils succèdent presque toujours à une éruption érythémateuse ou se développent sur des macules pigmentées ; on les rencontre rarement sur les taches achromiques. Ils donnent d’abord la sensation de petits grains de plomb inclus à l’intérieur du derme. Ils peuvent rester pendant de longues années stationnaires, grossir, ou devenir conlluents. Ils
SÉMÉIOLOGIE DES MALADIES TlUiPICALES.
comparé au mufle d’un lion (lèpre léonine); aux mains, dont les doigts se renflent en boudins (fig\ 91), tandis que 1 en-
Mains à doigts renflés en boudins dans la lèpre tuberculeuse, d’après Jeanselme (Moulage de l’hôpilal Saint-Louis).
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vahissemonl dos articulations par les tubercules amène la.
Kig. 92. — Botte lépreuse dans la lèpre à forme tuberculeuse (éléphantiasis des Grecs!.
chute et la disparition des phalanges, par suite d'un processus
:io.
ulcéreux tout différent de celui que l’on observe dans la lèpre nerveuse, dans laquelle il y a résorption des tissus.
Lorsque les tubercules siègent aux extrémités inférieures, ils y occasionnent les mêmes troubles et les mêmes amputations; mais en outre il se produit une infiltration de la lace dorsale du pied de la région péri-malléolaire et du bas de la jambe donnant aux jambes des lépreux un aspect caractéristique (botte lépreuse, élépbanliasis des Grecs) (fig. 92).
Dans la lèpre il arrive que très souvent les néoplasies ne se présentent pas sous une forme globuleuse, mais qu’elles sont répandues en nappe dilfuse, dans toute l’épaisseur du derme, induré par suite de l’infiltration qu’il subit. A part la structure histologique, ces lépromes pourraient être considérés comme îles tubercules, dont ils ont la signification symptomatologique. Los tubercules et les lépromes en nappe sont anesthésiques; ils renferment toujours, et en très gronde abondance, le bacille de Hansen (Voy. Technique de /'examen de la : peau), ils s’ulcèrent et donnent lieu à des plaies infectes, presque toujours incurables.
GRANULOMES
Granulome ulcéreux des parties génitales. — Ce tic lésion siège, ainsi que son nom l'indique, sur le scrotum, le pénis, les grandes lèvres, les plis inguinaux, le périnée et le pli interfessier; elle débute par l’apparition en ces régions d’une petite tumeur rosée, d’aspect noduleux. Celte tumeur s’excorie, découvrant une surface granuleuse, saignante, laissant suinter souvent un liquide abondant et infect, ou couverte de croûtes sèches. La lésion s’étend par la périphérie, où les granulations sont plus grosses et plus nettes qu’au centre. Le centre, en effet, si* déprime; il présente quelquefois des îlots granuleux, ou des îlots cicatriciels durs, plissés et rétractiles (Voy. fig. 30, p. 160).
D'autres lois, la cicatrisation sc produit à une extrémité, tandis que la lésion gagne de l’autre côté.
Les cicatrices sont recouvertes d'une pellicule très mince, soit plus claire, soit plus foncée que la peau des régions voisines. Il ne se produit pas de réaction ganglionnaire.
Un des caractères du granulome ulcéreux est d’être rebelle à tous les traitements. Après avoir vainement essayé de tous les caustiques, nous avons obtenu la guérison, dans un cas observé par nous à la Martinique, chez un chauffeur venu de la Guyane, grâce (à des cautérisations au chlorure de zinc déliquescent.
Bouton d’Orient. — C'est encore un granulome et P. Manson le définit granulome ulcéreux de la peau . Il siège sur les parties découvertes : on le rencontre plus fréquemment à la face en Orient, tandis qu'il se montre plus souvent aux membres en Algérie, où il est connu sous le nom de bouton de Biskra.
11 déhule par une papule surmontée d’uni! petite nodosité; cette nodosité se recouvre d une croûte, qui, souvent enlevée par des grattages, dus au prurit qui caractérise le bouton d'Ürienl, se reforme par concrétion du liquide séro-puru- Jent que sécrète continuellement la partie ulcérée sousjacente.
Les contours de la lésion s'épaississent et s’indurent. L ulcération, dont le fond est granuleux principalement à la hase du bourrelet qui la horde, s’étend d’elle-même par sa périphérie, ou bien il se produit tout autour une série de petits granulomes secondaires qui se fusionnent avec la lésion primaire, sans que l'ulcère dépasse pourtant d'ordinaire 2 à 3 centimètres de diamètre.
Les ganglions lymphatiques correspondants sont tuméfiés.
Les boutons d’Orient sont très souvent uniques; on en rencontre quelquefois deux, trois, quatre, chez le même sujet, rarement un plus grand nombre, six à douze. Cependant Weber en a signalé quarante-trois dans un cas : ils sont peu
douloureux, mais ils mettent longtemps à se cicatriser, trois à quatre mois au minimum et souvent douze mois (d'où le nom de boulon d'un an).
De nombreux auteurs ont retrouvé des microbes dans le bouton d’Orient (Duclaux, Cluinlemesse. Poucet, lleydenreich, Riehl, Le Dantec et André, Nicolle et Noury-Rey).
Cunningham et Firlli y ont signait* des parasites du genreprotozoaire. Enfin, en janvier 1904, J. -II. Wright décrit un parasite qui semble différent de ceux décrits précédemment
1-3, d’après Wright; 4, d’après Martinowski ; 1. grossissement 700 diamètres environ; 2-4, grossissement 1400 diamètres environ (Mesnil).
par Cunningham et Firth et qu'il appelle He/çosonia tropicum.
Ce parasite se rencontre particulièrement dans les frottis; on le retrouve difficilement dans les coupes. 11 est libre ou contenu, souvent en grande quantité, dans de grandes cellules mononucléaires. 11 est généralement sphérique ou piriforme, mesure environ 4 p. de long sur 3 p. de large et présente des contours bien définis. Par la méthode de Laveran, le parasite se colore en bleu très pâle à la périphérie, le centre restant incolore. Il est muni d'un gros karyosome et d'un petit centrosome qui se colorent en lilas. Le centrosome se colore d'une façon plus intense que le karyosome, il peut affecter une forme ronde punctiforme ou une forme plus ou moins ovalaire. On voit souvent un petit
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(ilainenL chromatique se détacher de ce centrosome pour se diriger vers le karyosome ou vers la partie effilée du parasite lorsque ce dernier est piriforme. Certains auteurs voient dans ce filament quelque chose d'analogue à la base d’un flagelle; Mesnil n'a jamais pu distinguer d’une façon certaine de flagelle libre dans les préparations d ' Helcosoma tropicum; il range le nouveau protozoaire à côté du Piroplasrna Donovani , en faisant des réserves sur l'identité des deux parasites.