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MODIFICATIONS DES FONCTIONS SUDORALES

Les fonctions sudorales acquièrent une grande importance dans les régions tropicales et nous avons vu que leur exagération, qui est le premier phénomène do réaction de l’organisme transplanté dans les régions tropicales, amène plus ou

l’EAU.

moins vite chez les blancs la production des bourbouilles. La transpiration est un îles modes de régulation des centres thermogènes qui permettent à la température du corps de se maintenir constante dans une atmosphère surchauffée. Il v a suppression complète des tondions sudorales au début du coup de chaleur et de l’insolation.

Paludisme. — Dans le paludisme, les crises sudorales marquent la lin des périodes fébriles ; ce sont elles qui terminent les accès paludéens.- Dans l'accès pernicieux diaphorétique, le stade des sueurs est très exagéré, il s’accompagne d'algidité, de petitesse du pouls et d'une aggravation dans l’état général.

Fièvre de Malte. — Un observe également des crises diaphoniques marquant la lin des accès rémittents de la lièvre de Malte et se produisant alors généralement le matin.

Dengue. — Un les observe aussi marquant la chute de la température à la fin de la première et de la troisième période de la dengue.

Verruga. — Dans la verrage, les crises sudorales suivent également les poussées fébriles.

Choléra. — Dans la période algide du choléra, la peau est baignée de sueur visqueuse.

Abcès du foie. — Un retrouve des crises sudorales avec ce même caractère de viscosité, succédant aux accès de lièvre hectique qui se montrent à la lin de la journée dans les cas d’abcès du foie.

Béribéri. — Dans le béribéri on a signalé une sécrétion sudorale abondante générale ou limitée à une région.

Enfin, dans un grand nombre d'affections cutanées il peut se produire de l 'hypersécrétion ou, au contraire, des arrêts dans les fonctions sudorales. (les modifications sont fréquentes dans la lèpre au début: elles se retrouvent au niveau des macules dans la lèpre confirmée.

Odeurs particulières dégagées par la peau dans quelques maladies tropicales. — En dehors des odeurs par-

ticulières à chaque race, qui n’ont rien à voir avec la pathologie, on reconnaît que certaines maladies ont une odeur particulière.

Lèpre. — Les lépreux dégagent une odeur fade un peu analogue à celle qu’exhalent les tuberculeux; cette odeur est surtout marquée chez les lépreux qui présentent des plaies ; (die est plus forte par les temps humides.

Caratés. — Les malades atteints de caraté dégagent une odeur nauséabonde que I on a comparée à celle d’un paquet de linge sale. D’après certains auteurs, cette odeur tiendrait le plus souvent à l étal de malpropreté de ces malades.

Pian. — Ulcères tropicaux. — Granulome ulcéreux. — L'odeur qu’exhalent les éléments de pian est une odeur infecte comparable à celle que dégagent les ulcères tropicaux et les granulomes ulcéreux ; (die rappelle celle de matières en putréfaction.

Fièvre jaune. — Dans la lièvre jaune l’odeur est urineuse, âcre et forte; on l’a comparée à l’odeur de la paille pourrie.

Dengue. — L’odeur que dégagent les malades atteints de dengue a été également comparée à celle de la paille pourrie ou des feuilles de rue que l’on froisserait entre ses doigts.

Fièvre de Malte. — Dans la fièvre de Malte, Hughes a noté une odeur caprine comparable, dit-il, à celle du typhus ou des fièvres rhumatismales.

Typhus exanthématique. — L’odeur du typhus a été remarquée par presque tous les auteurs depuis trois siècles; on l’a comparée successivement à l'odeur de la paille pourrie, à celle de la petite vérole, à celle d’une bête fauve ou à celle des feuilles de rue ou à l’odeur de souris. Pour Murchison. (die est caractéristique, et d’après cet auteur certaines infirmières du London Fever Hospital reconnaissaient le typhus à l’odeur.

Insolation. — D’après Corre, les malades atteints de coup de chaleur dégagent une odeur comparable à celle des varioleux ou des typhiques.

PEAU

Peste. — Dans la peste las malades présenteraient une odeur aigre, qui a été signalée au siècle dernier dans tous les mémoires traitant de cette affection.

En somme, nous voyons que dans la plupart des pyrexies on a signalé des odeurs que l’on a voulu décrire comme caractéristiques, mais pour lesquelles les termes de comparaison se sont presque toujours trouvés les mêmes.

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