‹ Diagnostic et séméologie des maladies tropicalesChapitre 190 sur 194 · OREILLE ET SENS DE L’OUIE · texte numérisé non relu

OREILLE ET SENS DE L’OUIE

Il existe un certain nombre d’alfeclions des pays chauds dans lesquelles on observe des troubles de l’ouïe.

Peste. — Dans la peste on a signalé une diminution de l'acuité auditive, mais il nous semble que, dans cette affection, la lenteur dans les réponses du malade relève plutôt de l’état d'hébétude dans lequel il se trouve que d’une diminution nielle d’acuité auditive.

Béribéri. — Dans le béribéri il peut exister de la dureté de l’ouïe, mais il y a souvent aussi exaltation de ce sens.

Typhus exanthématique. — Dans le typhus exanthématique, les malades se plaignent .souvent de bourdonnements d’oreille au début de la maladie et pendant la convalescence. Après le cinquième jour, on observe souvent une surdité qui

peut se prolonger durant un certain temps pendant la convalescence.

Paludisme. — Dans le paludisme, Corre a signait' de l’olalgie congestive et même de l’otorrhée.

D'autre part l’adiriinislration «U* la quinine amène des bourdonnements d’oreille, dont l’acuité est généralemenl proportionnée à la dose ingérée. Il existe1 cependant de véritables idiosyncrasies et certains malades ont des bourdonnements d'oreille beaucoup plus violents que d'autres, pour une même dose de médicament . L'usage constant de la quinine amène chez de nombreux paludéens de la dureté de l’ouïe.

Otites parasitaires. — Enfin, dans les régions où l'on rencontre ce diptère, les larves nées des œuls pondus dans le conduit auditif par la Lucitia macellaria peuvent occasionner des oliles externes, la perforation du tympan, des otites moyennes, des suppurations de l’oreille interne, et quelquefois même des méningites; aussi, dans les pays où l’on rencontre la Lucilici macellaria { "Amérique intertropicale), doit-on toujours examiner très soigneusement les oreilles des malades, dès le début des otites qu’ils peuvent présenter (Voy. plus loin, p. 52fi).

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