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DIAGNOSTIC DU TYPHUS EXANTHÉMATIQUE

Avant l’apparition de l’éruption, dit Murchison, le diagnostic du typhus exanthématique est toujours incertain. C’est principalement lorsqu'il s’agit de cas isolés, ou de cas observés au début d’une épidémie, que ce diagnostic est chose délicate.

Les symptômes généraux rappellent surtout ceux de la fièvre typhoïde, et l’exanthème assez particulier du typhus le rapproche, jusqu’à un certain point, des lièvres éruptives.

L’absence de tout critérium, bactériologique ou clinique, rend le diagnostic du typhus particulièrement délicat dans certains cas. 11 faudra se rappeler (Netter) que le médecin peut tirer un grand parti des éléments suivants :

Existence de cas transmis au personnel médical (médecins, infirmiers, etc.).

Condition sociale des premiers malades (vagabonds, miséreux, prisonniers).

Prédominance de la maladie dans la saison froide.

Age souvent avancé des malades.

Lorsqu’on entendra parler de coïncidence de cas de fièvre typhoïde et de rougeole, on pourra songer à la possibilité du typhus.

Diagnostic différentiel. — La fièvre typhoïde, au début, avant que la séro-réaction de Widal puisse être constatée,

est difficile à différencier <lu Lyphus exanthématique. Ce sont, en effet, les mêmes symptômes généraux; mais le début du typhus est moins insidieux, la température monte plus brusquement, atteint d’emblée 40° ou 40°, 5 et se maintient ainsi, sans rémission notable, pendant cinq à six jours. Le typhus peut se compliquer de diarrhée, quoique, la constipation soit la règle. On rencontre également la diarrhée ou la constipation dans la lièvre typhoïde. Cependant l’éruption fait rarement défaut dans le typhus; aussi le seul fait de ne constater encore aucune éruption le cinquième ou le sixième jour de la maladie est-il de nature à indiquer qu’il ne s’agit pas de typhus (Murchison). Dans presque tous les cas, la recherche du bacille d'Eberth dans le sanget surtout la séro-réaction feront aisément différencier les deux affections.

Dans la fièvre récurrente ou typhus récurrent on trouvera, dans le sang et pendant les accès fébriles seulement, le spirille d’Obermeier.

Au point de vue clinique, la rate est toujours volumineuse, sensible à la percussion, et le foie augmenté de volume dans la fièvre récurrente; dans le typhus, le foie et la rate peuvent ne pas être augmentés de volume; s’ils le sont, c’est dans de moindres proportions. Il n'y a pas d’éruption, ou seulement une roséole, qui est inconstante dans la fièvre récurrente; les phénomènes bilieux, l’ictère fréquents dans cette affection sont au contraire très rares dans le typhus exanthématique.

La rémittente palustre, connue aussi sous le nom de fièvre rémittente à forme typhoïde , se distinguera du typhus exanthématique par l’examen du sang. Le diagnostic n’est à faire que dans les pays où le paludisme et le typhus sont endémiques. Les deux affections ne s’observent en général pas dans les mêmes saisons. Le typlius est plus commun en hiver et au printemps; la fièvre rémittente à la fin de l’été et en automne. Les courbes de la température, dans les deux affections, sont notablement différentes. 11 y a rarement de véritables rémissions dans le typhus, mais une brusque défervescence vers

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