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DIAGNOSTIC DU TYPHUS EXANTHÉMATIQUE

lu Ireizième ou lu quatorzième jour. L’éruption inan(|ue dans la rémittente palustre. Enfin la quinine n’a aucune action sur la marche de la température dans le typhus.

L’éruption, dans le typhus, a souvent fait confondre cette allection avec la. rougeole, surtout chez les entants. Dans les deux maladies l’exanthème apparaît vers le quatrième jour. Mais les symptômes de catarrhe (coryza, éternuements, larmoiement) manquent dans le typhus. L’éruption esL marquée à la face dans la rougeole; au contraire, la face est le plus souvent respectée dans le typhus. La température s’ahaisse dans la rougeole au moment où apparaît l’exanthème; dans le typhus, le début de l'éruption ne coïncide pas avec la chute de la température. Enlin, dans la rougeole, le foie et la rate sont normaux.

La grippe peut donner lieu à une éruption simulant celle du typhus; son apparition est en général plus précoce. Il existe en outre, dans l’inlluenza, des manifestations catarrhales plus marquées en général; le début est aussi plus rapide. Cependant laconfusionaétésou vent fai te au commencement des épidémies.

La méningite a été aussi confondue avec le typhus. Le délire du typhus simule souvent l'inflammation méningoeneéphalique; mais, dans cette dernière allection, il y a de la photophobie et de l’horreur du bruit, tandis que dans le typhus les sens sont émoussés et la surdité habituelle. L’expression du visage chez le méningitique est anxieuse, exprime la douleur ou l'angoisse, ou bien la colère et le défi; dans le typhus, la stupeur et la pâleur sont la règle (Murchison).

La raideur de la nuque est habituelle dans la méningite. On y observera le signe de Kernig.

La pneumonie du sommet, dans laquelle l'absence de signes locaux est si fréquente, s’accompagne souvent de phénomènes typhoïdes qui peuvent la faire confondreavec le typhus. La sécheresse de. la langue, la dyspnée, parfois la présence d’herpès labial ou la rougeur de la pommette feront faire le diagnostic de pneumonie, .

La fièvre I achetée (Spoltecl fever) des montagnes Rocheuses présente avec le lyphus exanthématique de si grandes ressemhlanees, à la contagiosité près, qu’on pourrait croire à l’identité des deux affections. Dans le typhus, les phénomènes nerveux, délire, stupeur, sont plus marqués et l’éruption se fait au début, sur la poitrine et sur le ventre, et non aux poignets et aux chevilles. Enfin le typhus sévit généralement pendant l'hiver.

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