‹ Diagnostic et séméologie des maladies tropicalesChapitre 28 sur 194 · DIAGNOSTIC. HE LA FIÈVRE RÉCURRENTE · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC. HE LA FIÈVRE RÉCURRENTE

Diagnostic différentiel. — Le début brusque avec douleurs violentes, la fièvre, la congestion du foie et de la raie peuvent faire penser à l'embarras gastrique fébrile-, à la grippe, à la lièvre typhoïde, au typhus exanthématique, à la fièvre jaune ou, quand il y a de l’ictère, à un accès bilieux palustre. On a même parfois confondu le typhus récurrent avec la peste.

Le typhus exanthématique se distingue de la fièvre récurrente en ce que son début est moins brusque. 11 n’y a pas de frisson violent, il n'y a pas non plus de douleurs aussi vives. La stupeur propre aux typhiques et l’éruption ne se montrent pas dans la fièvre à rechute ; les taches rosées sont exceptionnelles. Par contre, les vomissements et la jaunisse, fréquents dans la lièvre récurrente, manquent dans le typhus. Plus Lard, la marche paroxystique de la maladie, différant de la marche continue du typhus, rend le diagnostic différentiel aisé.

11 en est de même pour la fièvre typhoïde, qui, par ses symptômes généraux, peut au début en imposer pour le typhus récurrent. Le fait qu’il existe ou non de la diarrhée n’est pas un signe différentiel. La fièvre typhoïde peut évoluer sans diarrhée; c’est même sous cette forme que nous l'avons le plus souvent observée dans les pays chauds. Dans la fièvre récurrente, la diarrhée n'est pas constante, mais elle peut se rencontrer (Roux). On aura enfin le séro-diagnostic et l’examen du sang comme moyens de différenciation entre ces deux maladies infectieuses.

La rémittente palustre, dans sa forme bilieuse, présente quelques symptômes communs avec la fièvre récurrente. Tels sont le début brusque, les hémorragies, L ici è re et la rémission. Mais celle-ci n’est jamais si complète dans la rémittente palustre, et 1 accès fébrile n’y est pas de si longue durée que dans le typhus récurrent. L’état bilieux, vomissements bilieux et ictère, est plus marqué dans la rémittente palustre.

Ou a longtemps considéré comme identiques la fièvre jaune et la fièvre récurrente. L'ictère, constant dans le typhus amaril, ne I est pas dans la fièvre récurrente. Les vomissements noirs Maladies tropicales. 4

sont rares dans celle dernière a lier lion cl .l'albuminurie que l’on observe dès le début de la lièvre jaune manque dans la lièvre récurrente. Enfin la marche de la. température des deux infections est complètement différente. Il n’en esl pas moins vrai que souvent une lièvre jaune d’intensité moyenne a pu être confondue avec la lièvre récurrente accompagnée d ictère. el vice versa.

Diagnostic bactériologique delà fièvre récurrente.

Les spirilles spécifiques (spirilles d’Obermeier) ne se renconlrenl dans le sang que pendant les périodes fébriles.

On peut les examiner à l'état frais dans une goutté de sang placée entre lame et lamelle.

Pour les colorer on étale une goulte de sang sur une lame (1), on sèche rapidement et on lixe à l’alcool absolu dix à quinze minutes, puis on colore avec lasolulion de violet aniliné d Ehrlich (la même qui serl pour

Fig. 4. — Spirille d’Obermeier dans le sang, la coloration par la llied'après Thoinot eL Masselin. Uiode de Gram) ou par la

méthode de Laveran (2).

Ou peut également, avant la coloration, dissoudre l’hémoglobine des hématies, ainsi qu'il est indiqué page 193. afin de rendre les spirilles plus visibles.

Ces spirilles (fig. 4) constilue.nl de longs filaments ondulés

il) Vov. Examen du saur/, page 195.

(2) Yoy. page 200.

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