CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES MALADIES COSMOPOLITES
Les procèdes de diagnostic des maladies tropicales ne présentent rien de particulier. Ce sont ceux que l’on utilise dans les maladies des pays tempérés, soit qu’il s’agisse de méthodes cliniques, soit qu'il s’agisse de méthodes plus compliquées, plus délicates et parfois plus précises, nous voulons parler des méthodes de laboratoire. L’examen attentif du malade, la constatation minutieuse des signes qu’il présente sont, sous les tropiques comme dans nos pays, la base du diagnostic.
11 n’en est pas moins vrai que le médecin, dans les colonies, trouve devant lui des difficultés plus grandes que le médecin des pays tempérés. Certaines de ces difficultés tiennent aux conditions mêmes dans lesquelles il exerce la médecine, conditions inhérentes au climat, à la température, qui diminuent son activité professionnelle et rendent, dans de nombreuses occasions, sa tâche plus ardue qu’en Europe.
L interrogatoire des malades ne donne pas toujours non plus dans les pays chauds les renseignements qu’on est accoutumé a trouver en Europe, au point de vue des commémoratifs, en Maladies tropicales. 1
particulier. On sait que le plus souvent les indigènes ne savent même pas leur âge; il leur est donc impossible de répondre à des questions qui faciliteraient le diagnostic, surtout lorsque le médecin ignore leur langue et, ce qui arrive fréquemment, lorsqu’il n’a pas à sa disposition un bon interprète . Un interrogatoire médical par interprète est même presque toujours défectueux. En effet, l’interprète dénature le plus souvent non seulement la question du médecin, mais encore, ce qui est beaucoup plus important, la réponse du malade. Rien ne remplace à ce point de vue la connaissance de la langue que parle le patient.
II y a même plus : le médecin qui exerce dans les pays tropicaux doit non seulement connaître les maladies spéciales aux pays chauds, mais il doit aussi avoir fait une étude approfondie des maladies des pays tempérés, dont la plupart sont répandues sur toute la surface du globe. 11 faut se rappeler en effet que les maladies dites cosmopolites se rencontrent plus souvent qu’on ne le croit habituellement, entre les tropiques, non seulement chez les colons européens, mais aussi chez les indigènes. Nous allons rapidement, d’après Scheubc, citer les plus fréquentes.