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DIAGNOSTIC DU GOUNDOU (A N A K R E

Cette maladie, que l’on rencontre sur la côte occidentale d Afrique, se manileste dès les premières années de l’enfance, par des excroissances osseuses (|ui se développent d'une façon symétrique sur les os propres du nez et sur le maxillaire supérieur. Rarement, on en observe une seule d’un seul côté.

Ces excroissances grossissent peu à peu; elles peuvent atteindre le volume d’un œuf de poule chez l’adulte, celui

(1) Ces résultats expérimentaux d’Israël et Ponfick nont pu être reproduits.

d’un œuf d’autruche chez le vieillard, d’après Maelaud. Lorsqu'elles atteignent ces dimensions, elles arrivent à masquer complètement les orbites; il peut môme se produire une atrophie complète du globe oculaire par compression. La peau reste mobile sur ces tumeurs, qui sont de nature purement osseuse. Quelquefois les excroissances viennent obstruer le canal nasal.

Le début de la maladie est souvent caractérisé par des

Fig. 37. — Goundou, d'après Maelaud.

épistaxis ou des sécrétions nasales muco-purulentes, quelque fois mélangées de sang. Souvent aussi on remarque à cette mémo période des céphalalgies intenses, qui disparaissent au bout de six mois ou d’un an (1).

Le diagnostic de cette curieuse affection si caractéristique ne présente aucune difficulté.

(1) Le goundou présente des analogies avec une maladie commune chez les animaux, dans les régions tempérées comme sous les tropiques, et dans laquelle on observe les mêmes lésions osseuses localisées aux os propres du nez. Cette all'ection, que l’on appelle maladie du rcii/lemeul ou cachexie osseuse chez le porc, ostéoporose ou ostéomalacie chez le cheval, et que nous avons pu fréquemment observer sur les chevaux à Madagascar, vient d’être reconnue contagieuse par M. Moussu, professeur à l'École vétérinaire d’Alfort.

DIAGNOSTIC DU LATHYRISME.

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