Trïndon. MonlpeUier médical, 1862, p
3. Kôllner et Schlossberger, Deutsches Archiv fur klin.Medicin. 1883, p. 605.
Quand V abcès du foie présenlail des symplôm.es plutôt abdominaux, on a pu le confondre avec une série d'affections, sans doute dissemblables les unes des autres, si l'on observe chacune d'elles avec ses caractères propres, et très différentes aussi de l'abcès du foie, quand il a ses symptômes classiques. Ce chapitre de diagnostic différentiel n'a de raison d'être que si l'hépatite, sans cause, offre un début, une évolution, des accidents irréguliers, trompeurs et très éloignés du type normal. Ce sont ces abcès qui ont été pris pour un embarras gastrique fébrile avec congestion hépatique, pour un abcès du rein ou une pyélonéphrite calculeuse, une hydronéphrose, un cancer de Veslomac, un anévrysme de l'aorte abdominale, un abcès par congestion, un abcès du grand droit de Vabdomen ou une pancréatiie aiguë. 11 existe plusieurs observations de chacune de ces erreurs: je les citerai en passant.
A. — Embarras gastrique fébrile avec congestion du foie.
d Dans nos climats, dit M. Rendu, il est toujours délicat de déterminer, en présence de phénomènes d'embarras gastrique avec hypertrophie du foie, si le point de départ est une affection hépatique ou un catarrhe de l'estomac. L'ictère de l'embarras gastrique ne s'associe pas nécessairement à une irritation du foie, même quand la glande paraît plus grosse qu'à l'état normal, et d'autre part la douleur provoquée à la pression sur la région hépatique se voit aussi bien dans la congestion sunple.
La fièvre est un meilleur signe différentiel ; elle manque dans la congestion, mais se rencontre dans l'inflammation avec son caractère rémittent ou intermittent. Malgré tout il y a des cas où il est difficile de se décider et où la marche des accidents éclaire seule sur la nature des phénomènes qui se passent du côté du foie (1). >