‹ Diagnostic et traitement des abcès du foieChapitre 23 sur 83 · Béhier. Gazette des hôpitaux, 1869, p · texte numérisé non relu

Béhier. Gazette des hôpitaux, 1869, p

l'œdème des jambe?, signe précieux de néoplasme, et à l'aulopsie on trouva sous l'appendice xiphoïde une tumeur hépatique adhérente à la paroi, développée dans le lobe gauche : c'élait un vaste abcès, lentement développé à la suite d'ulcérations dysentériques anciennes, «r Ce fait prouve, ajoutait Béhier, que même avec l'observation la plus attentive, on peut se tromper, quelque expérience que l'on puisse avoir ».

Certains cas où l'on observe seuls des troubles gastriques (anorexie, vomissements), sont particulièrement difficiles : Mac-Lean, chez un malade ancien dysentérique, sans tumeur abdominale et sans f.èvre, mais sans appétit et vomissant, trouva à l'autopsie un abcès du foie, prêt à se rompre dans le duodénum. Chez un autre, de graves phénomènes gastriques avaient masqué l'existence d'un abcès dont le pus fut reconnu dans les selles ; après cette large évacuation, les accidents disparurent et la malade guérit (1).

En pareille occurrence, on fera l'examen attentif de la région, la recherche des antécédents et surtout l'analyse du suc gastrique.

E. — Anévrysme de V aorte abdominale.

La localisation spéciale de certains abcès du foie et les battements communiqués à la tumeur par ce vaisseau ont pu exceptionnellement faire croire à un anévrysme de l'aorte abdominale. Déjà cette cause d'erreur avait été signalée par Larrey (2) : î Des mouvements pulsatoires, disait-il, se font quelquefois sentir à la région hépatique dans les abcès du foie ; ils peuvent faire croire à un anévrysme, et, ce qui est plus grave, la connaissance de ce fait peut faire méconnaître l'anévrysme et

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