Twining. Maladies du Bengale
2. Sachs. Gaz. hebdomad. 1868., et Francoz Th. de Paris, 1873.
3. Riboli. Gaz. Santa, 11, 1838, in Sclimidts JahrbiXclier, 1S59, p.
Dans une étude sur les abcès du pancréas, Senn (1) rapporte les faits de Frison, Kilgour el Shca : ce dernier a vu chez une femme morte de pancréatite ais^uë un ascaride engagé dans le canal pancréatique, à travers l'ampoule de Vater : ainsi l'angio-pancréatite peut se développer dans des conditions analogues à celles do l'angiocholite.
Que si l'abcès du foie débute par des symptômes généraux graves el à évolution rapide, il sera difficilement soupçonné et pourra être pris dans nos climats pour une fièvre typhoïde ou une tuberculose aiguë, et dans les régions tropicales pour une fièvre bilieuse des pays c auds.
A. — Fièvre typhoïde.
On a décrit à l'hépatite sappurée une forme typhoïde, avec phénomènes généraux rapidement graves qui font méconnaître les signes locaux. Ces accidents généraux, quand il y a de profondes lésions intestinales, peuvent être attribués à la septicémie dyssentérique : mais parmi les faits d'hépatite typhoïde, il en est oh de légères liisions intestinales s'accompagnaient des mêmes symptômes ataxo-adynamiques. Pour éviter une telle erreur, on recherchera les commémoralifs, le mode de début, la marche de la température, la fièvre dis30cié3 (pouls sensiblement normal, avec température élevée), l'existence de taches rosées, l'état do la langue et de la rate. Sans doute l'hypertrophie de la rate existe dans l'hépatite paludéenne, mais cette cause d'aboès du foie ^est rare, et même rejetée par quelques auteurs.
Quoi qu'il en soit, de pareilles méprises ne sont pîtg. exceptionnelles.
"1. Senn. Tratis. of Clie Americ. Surg. Associât., 1886.
Dans lin cas, Cliomel ne put affirmer le diagnostic : il s'agissait d'une femme, prise' tout à coup de malaise général, courbature, grande faiblesse et vomissements, \ avec bouche sèche, lèvres fuligineuses et pouls petit, pas
de douleurs abdominales, sans météorisme, ni gargouillement : on songea d'abord à une fièvre typhoïde. Peu après la malade mourut avec un œdème général, et l'autopsie montra un abcès du foie du grand lobe, au voisinage des veines porte et cave où le pus s'était écoulé. Les phénomènes typhoïdes observés durant la vie étaient des symptômes de pyohémie (1).
Grimlhaw cite un cas qui avait tout l'aspect d'une fièvre typhoïde, puis d'une tuberculose : c'était un abcès du foie, mais avec coexistence de cavernes pulmonaires (2).
L'observation d'Arnaud est encore plus curieuse : Garçon de 19 ans, sans diarrhée antérieure ni dysenterie, ni paludisme, souffrant depuis quinze jours de céphalalgie, fièvre, anorexie, courbature. La langue était saburrale, et rouge sur les bords, le ventre ballonné et douloureux à la pression ; quelques selles liquides après une purgation, puis constipation. On croit voir quelques taches rosées, la rate semble développée, mais l'augmentation de la matité hépatique est frappante, avec rénitence au creux épigastrique. Le foie sans doute ne déborde pas les fausses côtes, mais la base droite du thorax semble élargie et les côtes uu peu déjetées en dehors ont leur obliquité diminuée : la matité hépatique commence au mamelon. Pas de douleur à l'hypochondre droit. Un peu de congestion pulmonaire à la base droite. On crut à une fièvre typhoïde avec congestion du foie. Le sixième jour vive douleur à la base de la poitrine, grande dyspnée, exacerbation de la fièvre : à l'auscultation matité remontant en arrière et à droite jusqu'à l'épine de l'omoplate ;