Poix. Thèse de Paris
La ponction faite, le mode d'écoulement du pus, différent si la poche est au-dessus ou au-dessous du diaphragme, n'a pas de valeur ici puisque dans les deux cas la collection est sous-diaphragmatique (Pfûhl, Jaffé). On a dit que la nature de ce pus pouvait trancher la question : cela est vrai quand au début le liquide est séreux, ou bien sanguinolent, comme dans le cas de Méry, où à la suite de traumatisme il se fit une sorte de pachypéritonite hémorrhagique, manière d'hématocèle avec liquide séro-sanguinolent (1).
Les éléments du pus ont plus de valeur, non pas les microbes qu'il peut contenir, mais les éléments cellulaires qu'on y pourra découvrir. Il est évident que, si dans une collection d'origne douteuse, le pus évacué renferme des débris de tissu hépatique le diagnostic de la nature sera fait, mais non celui du siège, car on a vu des abcès sous-phréniques consécutifs à une hépatite suppurée, latente, dont les signes étaient cachés par ceux de la collection sus-hépalique voisine. Telles sont les observations de Muselier (2), Rouis (3), Gatleloup (4).
A la vérité, il ne faut rien exagérer, et les choses en pratique ne vont pas avec cette rigueur, puisque l'intervention thérapeutique ne change pas.
Il est d'autres cas où. l'abcès sous-phrénique, suite de lésions stomacales ou intestinales, renferme des gaz et devient un pyopneumothorax. Ce sont alors les signes du pyopneuraothorax vrai {tyaipanisme, succussion hippocratique, souffle amphorique, tintement métallique, bruit d'airain). Rigal avait déjà signalé un cas de ce genre (S);