Maurel; cité par Arnaud
mois après on trouvait à l'autopsie un foie hypertrophié dont le lobe gauche adhérent au diaphragme renfermait en une poche 300 grammes de pus.
Francoz (1) cite l'exemple d'un malade soigné pour une cirrhose avec ascite, gros foie, subiclère, œdème de membres, qui rendit tout à coup un plein crachoir de pus l^ilienx dont il fut tout suffoqué. Après quelques jours de cette expectoration, l'ascite et la tumeur hépatique disparurent; le malade mourut, cachectique, mais son autopsie fut impossible. C'était une hépatite à développement obscur, où rien ne faisait penser à une suppuration du foie jusqu'à l'apparition de la vomique.
Ces erreurs sont si rares qu'il suffit de les signaler.
Il en est ainsi de la cirrhose biliaire et même de la cirrhose pigmentaire .
M. Hanot rapporte, d'après la thèse d'agrégation de Gubler, que dans un cas de sclérose hypertrophique avec ictère, Cruveilhier pensait à un *abcès du foie: C'était un homme qui, deux ans auparavant, avait souffert d'une affection aiguë du foie, à marche très rapide, caractérisée par un ictère général, avec douleurs de ventre et maux de tête et diminution d'appétit ; peu à peu l'ictère, l'hypertrophie du foie, la marche aiguë des accidents, la réaction fébrile, compliquée d'un état adynamique et de purpura, avaient porté Cruveilhier à diagnostiquer un abcès du foie (2).
La cirrhose pigmentaire, chez un malade non diabétique, est presque toujours d'origine paludéenne ; on la reconnaîtra à l'examen du sang, au subictère, aux urines urobiliques, aux selles bilieuses, à l'hypertrophie de la rate et à l'efficacité du sulfate de quinine.