‹ Diagnostic et traitement des abcès du foieChapitre 51 sur 83 · Ce sont les accidents qui survinrent chez notre malade · texte numérisé non relu

Ce sont les accidents qui survinrent chez notre malade

cédée de phénomènes thoraciques, puisqu'elle succède ordinairement à une pleurésie enkystée, interlobaire ou diaphragmatique (1). On ne la confondra pas davantage avec des vomissements purulents, consécutifs à la rupture d'un abcès du foie dans l'estomac.

Parfois le pus de la vomique contient de la bile qui donne à l'haleine une fétidité toute spéciale.

Puis la tumeur hépatique s'affaisse, les symptômes généraux s'atténuent, mais on entend persister à la base du poumon des signes cavitaires. Cette ouverture spontanée ne doit pas empêcher une intervention chirurgicale : il faut quand même ouvrir l'abcès, car la guérison par cette évacuation naturelle, mais insuffisante, est rare ou du moins si lointaine que le malade court grand risque de succomber aux suites d'une suppuration interminable (2).

Par les voies digestives, le pus d'un abcès du lobe gauche ou du lobe de Spigel peut être reçu dans l'estomac (Vogel (3), Lussana (4), Andral, Dutroulcau, Rouis, Rivet (o) : alors des matières purulentes sont rejelées dans les efforts de vomissements avec des aliments, et non plus comme dans une vomique au milieu d'une quinte de toux ; mais quelquefois le pus n'est pas rejeté par la bouche et passe par l'intestin dans les garde-robes où il peut être méconnu.

Rouis a insisté sur l'oppression épigastrique après les repas, mais elle n'indique que le siège de l'abcès et non la menace d'une évacuation stomacale.

4. C'est ce qui fut observé dans un cas de pleurésie diaphragmatique suppurée qui pouvait être prise pour un abcès du foie. Archives générales de médecine, août 1892.

2. Gabriel a cité un cas de guérison par vomique. Lancet, 1891, t. I, 1149.

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