‹ Diagnostic et traitement des abcès du foieChapitre 50 sur 83 · Thompson. Bril. med. Journal, février · texte numérisé non relu

Thompson. Bril. med. Journal, février

née est extrême : toute la portion droite du diaphragme est immobilisée et la respiration exclusivement costale ; cette paralysie soudaine d'une moitié du diaphragme est encore un signe utile au diagnostic. Enfin la rapidité avec laquelle se développent ces grands épanchements est digne de remarque : dans certaines formes aiguës de l'empyème primitif, l'épanchement peut remplir la plèvre en quelques jours, mais la douleur est moins violente et moins subite (Bouveret) (1).

Donc douleur vive et soudaine, frisson qui la suit et ne la précède jamais, paralysie brusque d'une moitié du diaphragme et formation rapide d'un grand épanchement» tels sont les quaire signes annonçant Tirruption du pus dans la plèvre.

Mais de la cavité pleurale le pus hépatique peut gagner le poumon par un travail ulcératif secondaire (Peacockj (2) : cependant il se porte le plus souvent du foie directement dans le poumon et les bronches.

Il se fait alors une soudure progressive du foie, du diaphragme, de la plèvre et du poumon, et quand le pus se fait jour lentement, une caverne se forme qui donne les signes cavitaires d'une tuberculose avancée (3). Si l'irruption est brusque, Vévacualion par vomique est imminente, annoncée par un foyer broncho-pneumonique à la base droite, une haleine fétide et des crachats sanguinolents. La vomique fait rejeter au patient un pus rougeâtre, lie de vin, grumeleux : on dirait d'épais chocolat où flottent quelques lambeaux de tissu jaunâtre.

Cette vomique est à distinguer de la vomique hydatique où. le pus craché du foie renferme des crochets ; et surtout de la vomique pleurale, au pus souvent verdàtre, et dont l'apparition plus dramatique fut longtemps prc-

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