Fenwick. Lancet, 1877, L. 2, p
cas de M. Netter signalés comme (t éléments incolores, immobiles et allongés, caractéristiques d'abcès des pays chauds sans dysentérie antérieure )>.
Mais dans cette question du pus hépatique, il est un chapitre curieux :je veux parler de la bactériologie ; c'est le complément nécessaire de cette étude qui joue un rôle dans la thérapeutique chirurgicale.
II faudrait, à ce point de vue, distinguer les abcès qui sont ou non d'origine dysentérique. La première recherche microbienne est, je crois, de M. de Gennes, qui dans un abcès opéré par M. Kirmisson trouva des diplocoques dans le pus et dans les ulcérations intestinales (1). L'année suivante Kartulis, d'Alexandrie, y signalait l'amibe du colon, cause de la dysentérie tropicale, et un grand nombre de microbes pyogènes (staphylocoque dore) dans les abcès idiopathiques et les abcès dysentériques (2). Quelque temps après, Bertrand démontrait l'existence intestinale de staphylocoques dorés ou blancs dans la dysentérie (3), et Souques trouvait des microcoques, diplocoques et staphylocoques dans des abcès multiples causés par une typhlile ulcéreuse (Société anatomique 1889). Kartulis conclut de nouvelles recherches que le staphylocoque pyogène se rencontre dans le pus d'abcès do toute provenance, idiopathiques ou dysentériques, mais que ces derniers contiennent aussi des
amibes tandis que les premiers renferment les seuls staphylocoques (4).
Dans le pus et les parois gangréneuses de deux abcès, ces amibes furent retrouvées par Nasse qui en fit une
1. De Gennes et Kirmisson. Archives génér. de médecine, '1886, t. II, p. 288.
2. Kartulis. Centralblatt fiir Bakteriologie, 1887, t. II, p. 746. •3. Bertrand. Archives de médecine ixavale, 1888, et Oaz. hebdomadaire, 1891, p. 43.
4. Kartulis. Archiv fûrpatkolog. AnalomieundPhysioL GXVIII, Heft. I.
cause de gangrène du foyer (1). Enfin Fraenkel, dans un cas récent, trouva divers micro-organismes (coccus et bâtonnets), et dans un autre le bacterium coli commune (2).
Déjà, chez un opéré de M. Périer, ce colibacille avait été signalé par Veillon et Jayle dans un abcès, dont le pus examiné un mois avant par M. Netter s'était montré stérile (3).
Aussi bien cette stérilité du pus hépatique n'est pas rare; c'est précisément le point intéressant de ce chapitre. Depuis longtemps M. Talamon avait constaté l'absence totale de micro-organismes dans une collection du foie ouverte par M. Bouilly (4), puis les recherches de Lauenstein avaient donné le même résultat (5). Mais c'est Laveran qui insiste le premier sur cette particularité, en rapportant à la Société médicale des Hôpitaux (1890) deux cas d'hépatite dysentérique où le pus ne contenait ni amibes, ni microbes ; il pensait que les microbes pathogènes de ces suppurations disparaissent rapidement, tués par le mélange au pus des principes de la bile, et M. Netter avoua que cette stérilité non constante est assez inexplicable.
Puis à la Société de Chirurgie, M. Peyrot citait un abcès du foie où le pus ensemencé par Veillon était sans microbes, et l'irruption péritonéale au cours de l'opération avait été inoffensive: il en lirait d'intéressantes conclusions au point de vue opératoire (6).
Arnaud et d'Astros signalèrent ensuite un cas de pus hépatique stérile, et, pour réfuter l'hypothèse de Laveran, obtinrent la même végétation microbienne dans le