‹ Diagnostic et traitement des abcès du foieChapitre 7 sur 83 · Renvers. Berliner Klin. frochens.^ 1890, p · texte numérisé non relu

Renvers. Berliner Klin. frochens.^ 1890, p

simple voisinage de Tintcslin lui pourra communiquer sa fétididé : c'est le cas de Justi où le pus sans aucun gaz élait Irès puant (1). Quelquefois une ouverture accidentelle par les bronches ou l'intestin y développe des gaz et le rend infect (Arnaud) (2), (Kreig) (3) ; ce sont les faits de Sistach oi^i la poche ponctionnée donne du pus mêlé de gaz (4) et de Fraenkel où le pus fétide contenait de nombreuses bactéries (5). Dans l'observation d'Eon (Thèse de Paris, 1847) un abcès fournit un pus sanieux, mêlé de gaz d'odeur stercorale et gangréneuee: à l'autopsie c'était une collection du lobe droit communiquant avec le colon transverse.

L'examen du pws éclaire vivement la question du diagnostic et du pronostic. Bruen a dans un cas reconnu l'origine du pus à la forme des cellules hépatiques (6) et Fenwick a montré que la présence de ces cellules nombreuses et intactes prouve une désagrégation rapide du tissu hépatique; que si au contraire, ces cellules sont absentes ou en voie de désintégration, c'est un signe de résolution de l'abcès, et le pronostic est plus favorable. Mais quand l'aiguille exploratrice est pelite, les fragments de foie sont si minimes qu'il faut liquéfier le pus, afin de mieux déceler leur présence (7).

Outre ces fragments de cellules hépatiques, souvent déformées et infiltrées de graisse, le pus renferme de nombreux leucocytes plus ou moins altérés, des corps granuleux, des globules rouges, parfois fragmentés, des cristaux variés et des microorganismes (Arnaud). Les cristaux, dont on a vu le rôle colorant, oni été dans un

1. Justi. Deutsche Zeilschrift [ûr Chirurgie, 1882, XVII, p. 166.

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