‹ Diagnostic et traitement des abcès du foieChapitre 23 sur 83 · Leroy. Société anatomique · texte numérisé non relu

Leroy. Société anatomique

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dans le foie, mais dans le rein, transformé en une vaste poche purulente, sans calculs. Celte collection rénale avait avec le foie contracté des adhérences si intimes et lavait si bien refoulé en avant, que cet organe aplati recouvrait le rein dans ses deux tiers supérieurs; et c’est à travers celle lame saine de tissu hépatique qu'avait passé le lrocart pour pénétrer dans le foyer purulent.

L'oblilération de l’uretère est assez fréquente, tardivement du moins, dans la pyélonéphrite calculeuse : c’est une des causes d’anurie (1). Mais au début la pyurie et l'hématurie seront uliles au diagnostic, non moins que les antécédents et l’évolution. Il faut savoir pourtant que les antécédents calculeux d’un malade peuvent rester longtemps et même toujours inaperçus (2) ; ou bien des coliques néphrétiques ont pu autrefois simuler des coliques hépatiques sans ictère; ouenfin il y a eu coïncidence des deux diathèses calculeuses : lithiase biliaire et Hithiase rénale.

Un phlegmon périnéphrélique sera plus rarement pris pour un abcès du foie à cause de sa situation profonde, postérieure, lombaire. Mais on a vu des exemples où ce phlegmon élait circonscrit et localisé à une portion restreinte de l'enveloppe cellulo-graisseuse du rein (3). Ainsi Cruveilbier, dans son Anatomie pathologique, a rapporté un cas d’abcès périnéphrétique limité à la portion de la couche adipeuse qui sépare le rein de la face inférieure du foie : celui de Shepherd est analogue (4).

Dauchez a signalé un fait où l’évolution, l'ouverture du foyer dans la plèvre, la pleurotomie firent diagnostiquer une hépatite suppurée jusqu’au jour où le pus évacué par les lavages pleuraux offrit une odeur urineuse : c'était

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