Arnaud. Marseille médical, 1887, p
Leblo:d 7
Leo
par upe brèche diaphragmatique (1). De même Arnaud (loc. dit.) eut deux fois l’occasion de distinguer une phthisie alguë d’une suppuration intra-hépatique.
Mais le cas le plus instructif est de Guéneau de Mussy, où un malade fut pris, sans antécédents, de frissons, douleur vive à l’hypochondre droit, céphalalgie, inappétence et diarrhée. Peu après aspect typhique, stupeur, ballonnement du ventre ; foie augmenté de volume, mais insensible à la pression. Quelques râles sibilants dans la poitrine où le son était obscur et la respiration faible dans les deux tiers inférieurs du côté droit. Cette double localisalion pleuro-péritonéale se rencontre surtout dans la fièvre typhoïde et la phthisie aiguë ; le début apparent par une pleurésie fit incliner vers celte dernière hypothèse. Sans trouver dans l’épanchement pleural une suffisante explication de la saillie du foie, son indolence, l'absence de toute inégalité et modification de consistance, éloignaient la pensée d’une lésion hépatique.
Après quelques jours d’adynamie, le malade mourut ; il avait un vaste abcès du lobe droit du foie, avec épanchement pleural rougeâtre et quelques tubercules miliaires au sommet droit. Dans les derniers temps étail survenue une péritonite à marche insidieuse, sans vomissements et peu douloureuse. Cette simultanéité d’affections iuflammatoires de la plèvre et de péritoine, les signes légers d’induration au sommet du poumon droit, la bronchite diffuse étaient bien faits pour donner le change : la diarrhée pouvait être attribuée à une entérite tubercu leuse et l’œdème des jambes à une compression de la veine cave par des ganglions dégénérés : enfin l’extension de la tuberculose aux méninges paraissait être la cause du délire, bien qu’on ne trouvât pas en même temps ces phénomènes de contracture ou de raideur cervicale, si communs dans la tuberculose méningée (2).
1. John Hudson. Guy’s Hospital Reports, avril 1842, 2. Guéneau de Mussy. Clin. méd., t. IV, p. 498.