‹ Diagnostic et traitement des abcès du foieChapitre 31 sur 83 · Grimthaw. British med. Journal, 1874, &. I, p · texte numérisé non relu

Grimthaw. British med. Journal, 1874, &. I, p

disparition du murmure vésiculaire, et diminution des vibralions, tous les signes d’un épanchement pleural. Le lendemain délire et mort. La cause de cet accident était un grand abcès hépalique ayant perforé le diaphragme et envahi la plèvre : le poumon était indemne (1).

On peut encore observer, notamment chez l’enfant, une hépatite suppurée consécutive à une dothiénentérie: le diagnostic sera facile si l’on a pu suivre d’abord l'évolution de la maladie typhoïde primitive, avant qu’apparaissent les signes de suppuration hépatique. Mais si les signes locaux de suppuration sont peu apparents ou masqués par des phénomènes généraux graves, on ne songera guère à un abcès du foie, mais plutôt à une rechute de fièvre typhoïde. On voit dans ces cas à quelle fâcheuse méprise on est fatalement exposé.

On a dit que l’endocardile infectieuse pouvait simuler un abcès du foie, sans doute parce qu'il est souvent difficile de distinguer cette maladie de la dothiénentérie et de la tuberculose aiguë qui va suivre. Je n’en ai pas lu d’exempies.

B. — Tuberculose aiguë.

Ce qui précède sur les ressemblances possibles de l’abcès du foie et de la fièvre typhoïde reste vrai pour la tuberculose aiguë, car la dothiénentérie et la bacillose aiguë ont souvent entre elles de véritables airs de famille. Tel le cas de John Hudson, dont le malade, amaigri, subictérique, avec sueurs nocturnes, pouls rapide, respiration fréquente, toux continuelle, présentait de la matité au tiers inférieur du poumon droit. Au huitième jour expectoration subite d’une grande quantité de pus mêlé de bile ; le surlendemain le malade montrait à l’autopsie un gros abcès du foie communiquant avec une cavité pulmonaire

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